Voyages dans l'Amérique septentrionale, Orégon [microforme]
Nous avons publié, l’année dernière, les VoyaGEs AUX MonraGxes RocHEusEs, par le R. P. De Smet, S. 3.1, Le succès de ce livre à été considérable et nous * engagé à poursuivre Ja publication des œuvres du même auteur. — Remarquons, en passant, que chaque volume formera par lui-même un tout complet et indépendant. — Celui que
(1) Hélas ! notre illustre compatriote est décédé depuis lors. Il a rendu sa belle âme à Dieu le 23 mai 1873, à Saint-Louis (Missouri), aux États-Unis. — Le R. P. De Smet était un de ces hommes dont la mémoire ne périra point : « Non recedet memoria ejus » (Eccles. 39. 13). — Aussi s'occupe-t-on déjà à écrire sa vie, et une administration intelligente songe à lui
élever un mavsoiée dans l'église de Termonde, sa ville natale,
hous sommes heureux d'offrir aujourd'hui au public se distingue comme le précédent, par un charme et un intérêt qui captivent le lecteur. Le R. P. De Smet est un narrateur d'un talent incomparable. Il voyage à travers les vastes régions de l’Amérique Septentrionale, non-seuicment en Zélé missionnaire, mais comme un poële, rempli d'enthousiasme à la vue des beautés de la nature. De là chez lui ces, peintures exquises de tableaux, de scènes, d'événements dont il a été témoin et qu'il rapporte avec celte simplicité qui est son caractère et sa forme naturelle. Ces montagnes, ces forêts, ces vallées qu'il décrit, il les a parcourues ; ces mœurs qu'il peint, il s'y est en quelque sorte identifié par son séjour au milieu des Indiens ; ces chasses qu'il met sous nos yeux, il les a vues, maintes fois ii en a partagé et les joies et les périls ; ces fesüns, dont le réci: seul nous fera peut-être bondir le cœur, il lui a fallu y prendre part et surmonter bien des répugnances pour ne pas blesser la susceptibilité du sauvage ; enfin
ces changemenis inouïs, ces mœurs nouvelles, ces prodiges de la grâce, il en a été souvent l’occasion, pour ne pas dire l'instrument providentiel !
C'est donc avec confiance que nous recommandons ces nouvelles pages dues à la plume du célèbre missionnaire. — Nous sommes convaincu qu’il existe peu de livres dont la lecture puisse procurer autant de connaissances utiles, d'édification et de véritable plaisir.
F. DEywoopr, 8. J.
Bruxelles, 1° Mai 1874.