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sont à peu près dépourvus, et les pauvres peuvent à peine se défendre contre les rigueurs de la saison. C’est en partie cette canse qui fait que depuis quelques années la population diminue. La chasse et la pêche sont les ressources des Indiens. La principale nourriture consiste en saumons , en esturgeons et autres espèces de poisson; en canards, en poules sauvages et en lièvres äont le pays abonde. Les fruits sauvages, et particulièrement la racine de kammas, servent aussi à leur nourriture.
Parmi les aborigènes de l'Orégon on ne trouve aucune trace de religion. Leur croyance se compose de quelques traditions obscures (1), mais elle ne se manifeste par aucun culte extérieur. Le jongleur exerce en général sa profession en faveur des malades et en vue de les guérir. S'il ne réussit pas dans sa cure, il est soupçonné d'avoir eu recours à une mauvaise influence, et il est obligé de payer le dommage causé par son insuccès.
Bien que presque toutes ces tribus dont nous parlons n'aient aucune forme particulière de culte, elles sont cependant naturellement disposées en faveur de la religion chrétienne, surtout celles qui vivent dans l'intérieur. On trouvera :& preuve
(1) Les tribus de Chinook et de Kilamuke, qui se trouvent sur la côte, appellent le plus grand de leurs dieux Ikani, et ils lai attribuent la création de toutes choses. Le dieu qüi fit la rivière de Columbia et ses poissons se nomme Italupus.
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la plus évidente de cette assertion dans la suite de notre récit.
À l'époque où les deux missionnaires catholiques arrivèrent dans le territoire de l'Orégon, la Compagnie de la baie d'Hudson possédait de dix à douze établissements de commerce de fourrures, dans chacun desquels se trouvait un certain nombre de Canadiens professant notre sainte foi. Il y avait de plus vingt-six familles catholiques à Willamette, et quatre à Cowlitz. Il est facile d'imaginer combien de dangers de perdre leur foi couraient ces catholiques, qui non-seulement étaient privés de toute instruction religieuse et de toute excitation à la pratique de la piété, mais qui étaient encore entourés d'individus qui s’efforçaient de les arracher au catholicisme.
Les missionnaires méthodistes avaient déjà formé deux établissements, un à Willamette, où ils possédaient une écr'e, et un autre à cinq milles de la cascade. Un ministre anglican qui résida deux ans à Vancouver quitta ce séjour avant l'arrivée des prêtres catholiques. Les presbytériens avaient un poste de mission à Walla Walla et un autre parmi les Nez-Percés, et en 1839, ils établirent une troisième station sur la rivière Spokane, à une distance de quelques journées au sud de Colville. En 1840, le Rév. M. Lee amena avec lui des vignerons accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants, et un grand nombre de laboureurs et d'artisans. C'était une véritable colonie.
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Les prêtres s'établirent dans les postes les plus importants , comme aux cascades de Willamette, à Clatsops, situé au-dessous du fort de Georges, et à Nisqually, d'où ils visitaient les autres établissements : ils pénétrèrent même jusqu'à Whitby. Il n'a fallu rien moins que les travaux les plus assidus et la vigilance constante des missionnaires catholiques, pour retirer tant d'individus du danger de la séduction smirituelle.
Nos deux missionnaires étaient infatigables ; ils voyageaient presque toujours d'un poste à un autre pour commencer ou continuer la bonne œuvre qu'ils avaient en vue. Vancouver fut le premier endroit qui subit l'heureuse influence de leur zèle apostolique. Plusieurs des colons avaient oublié les principes religieux dont leur jeunesse avait été imbue, et ieurs femmes étaient païennes, ou, si elles avaient été baptisées, elles ne connaissaient que superfic Lement la nature de nos saints rites. Dans cet état de choses, qui denna lieu à tant de désordres, les missionnaires crurent nécessaire de passer plusieurs mois à Vancouver, et de travailler de concert à instruire le peuple, à baptiser les enfants, à bénir les mariages et à inculquer un plus grand respect pour les vertus chrétiennes. Dans cette vue, ils restèrent à Vancouver jusqu'au mois de janvier 1839, époque à liquelle M. Blanchet visita les Canadiens de Willamette. Il serait difficile de dépeindre la joie que cette arrivée causa parmi eux. Ils avaient déjà