‹ Voyages dans les AlpesChapitre 21 sur 66 · LE LAC D£ JOUX · texte numérisé non relu

LE LAC D£ JOUX

vation très-générale que les chaînes dô montagnes d'une longueur et d'une hauteur un peu considérables ont à leur pied des vallées marécageuses, creusées sans doute par les eaux qui en descendent, et qui s'y accumulent.

Après avoir traversé ces prairies, on monte à Gimel. De là jusqu'au plus haut point du passage qui se nomme le Marchairu, nous mîmes deux heures trente-cinq minutes. Nous fîmes à pied la plus grande partie de cette montée ; la route, qui est très-belle, traverse de grandes forêts de hêtres et de sapins,

Du haut de ce passage on descend dans la vallée de Joux par un chemin dont la pente est très-bien ménagée. Le premier hameau que Ton rencontre, après une bonne heure de chemin depuis le haut, se nomme le Brassu, De là on traverse obliquement le fond de la vallée, et on vient en demi*heure au Sentier, chef-lieu de la paroisse du Ghenit.

Le fond de cette vallée est , comme celui de la plupart des vallées du Jura, couvert de prairies, mêlées de quelques champs, et parsemé de villages et d'habitations isolées, dont la propreté et la blancheur indiquent l'aisance de leurs habitants. L'aspect de ces vallées serait plus agréable, si quelques forêts ou quelques vergers e» interrompaient un peu la monotonie ; mais elles so»t absolument dénuées d'arbres ; on n'en voit qu'à une certaine hauteur, sur les pentes des montagnes qui les bordent. Ici le lac de Joux, dont l'extrémité vient aboutir près du hameau du Sentier , coupe d'une manière très-agréable cette verdure uniforme. Sa largeur, qui est d'une demi-lieue, remplit presque tout le fond de la vallée, et ses eaux claires et azurées, bordées de forêts,

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