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LE LAC DE JOUX

deux ou trois cents pas de la cime. Quand on part de Genève, il faut consacrer deux jours à celte course ; mais en partant des bords du lac, situés vis-à-vis de la Dôle, de Nyon ou de Prangin, par exemple, on peut aisément aller sur la Dôle, et en revenir dans un seul jour.

Le lae de Joax. — lies entonnoirs* — La oonrce de

l'Orbe.

Les rivières qui coulenUau pied du Jura et dans les vallées renfermées entre ses chaînes, rencontrent en divers endroits des bassins creusés par la nature, qui se remplissent de leurs eaux. Un des plus remarquables est le lac de Joux. Je l'ai vu pour la première fois au mois de juillet de Tannée 1779. 11 est si près de nous et d'un accès si facile, que, le regardant comme sous ma main, j'avais toujours attendu pour y aller une occasion ou un moment de loisir, qui ne s'était pas encore présenté. Quoique le lac de Joux ne soit qu'à dix ou douze lieues au nord de Genève, on ne peut pas y aller aisément dans un jour, parce qu'il faut faire un détour considérable, et traverser la première et la plus haute ligne du Jura, derrière laquelle il est situé.

Le premier jour nous vînmes dîner à Rolle, jolie ville bâtie sur le bord du lac de Genève. Pour aller de Rolle . au Jura, il faut gravir la haute colline, sur le pied de laquelle sont plantés les beaux vignobles qui portent le nom de la Cote. Entre le haut de la Côte et le Jura on traverse des fonds un peu marécageux. C'est une obser-

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