‹ Voyages dans les contrées désertes de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 20 sur 83 · FRS · texte numérisé non relu

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percoivent ainsi à de très grandes distances, et, comme de brillants nuages d'été, se parent souvent de couleurs aériennes. Elles forment toujours un des traits les plus frappants de ces vastes paysages.

La douceur habituelle de la température est attribuée aux vents qui viennent de l'Océan Pacifique. Du 20° degré de latitude nord jusqu'au 5o° degré, au moins, ce sont eux qui tempérent les chaleurs de l'été, de sorte qu'a l’ombre on n’est point incommodé par la transpiration. Ce sont eux qui adoucissent aussi les rigueurs de l'hiver, produisant ainsi un climat si modéré, que les habitants peuvent porter les mêmes vêtements durant toute l’année.

Dans le voisinage de la côte, le sol est d’une couleur brune tirant un peu sur le rouge. Il est généralement pauvre et formé d’un mélange d'argile et de gravier. Dans l’intérieur, et principalement dans les vallées des Montagnes Rocheuses , il est ordinairement noirâtre, et quelquefois jaune ; il est souvent mêlé de marne et de substances marines en état de décomposition. Cette espèce de sol a une épaisseur considérable, comme on peut le remarquer dans les profondes coupures formées par le cours des eaux. La végétation est beaucoup plus riche dans ces vallées qu'au bord de la côte : et c’est dans ces inter-

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ASTORIA, it valles fertiles , enfermés entre des chaines rocheuses, ou creusés dans.des plateaux stériles, que la population doit s'étendre et se ramifier, si jamais les régions situées au delà des Montagnes deviennent civilisées.

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