CHAPITRE LT
Finbouchure de la Wallah-MW allah. — Départ de David Stuart pour l'Oakinagan. — M. Clarke remonte la rivière Lewis, — Indiens Nez-percés. — Leur physique et leurs mœurs. — Poste établi au confluent des rivières Spokan et du Cœurpointu. —- Mac Kenzie remonte le Camoenum. — Bandes d'Indiens voyageurs. — Expédition de Reed aux caches. --
Aventures de Voyageurs et de Trappeurs errants.
LE cours de notre narration nous ramène maintenant aux régions situées au-delà des Montagnes , afin d'accompagner les différents détachements qui étaient partis d’Astorix en compaguie de M. Robert Stuart, et qu'il avait laissés, le 31 juillet 1812, sur les bords de la Wallah- Wallah. Ces détachements se séparèrent à leur tour peu de temps après son départ, pour se rendre à leurs destinations respectives, mais après ètre convenus de se retrouver, vers le commencement de lannée suivante, à l'embouchure de la Wallah-Wailah, afin de protéger mutuellement, A travers les passages dangereux de la Colombia, les pelleteries qu’ils auraient pu rassembler dans
l’intérieur.
M. David Stuart se rendit avec ses hommes au
poste qu'il avait établi sur FOakinagan. Après
ASTORIA, 00 l'avoir ravitaillé de marchandises et de muni- Uons, 1l remonta à cent lieues plus haut sur la même rivière, et y établit encore un poste dans un pays avantageux pour le commerce.
M. Clarke , autre partner, conduisit sa brigade, en remontant la rivière Lewis, jusqu’à lembouchure d'une petite rivière venant du nord, et que les Canadiens nommèrent Pavion. Là, on trouva un village, où campement, composé de quarante huttes couvertes de nattes. Les habitants, appelés Nez-percés par les marchands, se nomment euxmèmes Chipunnish. C’est une race hardie, labo rieuse, et quelque peu friponne, qui mène une vie précaire, péchaut et déterrant des racines durant l'été et l'automne, chassant le daim, avec des raquettes, pendant Phiver, et traversant les Montagnes Rocheuses, au printemps, pour acheter des peaux de bisons aux tribus chasseresses du Missouri, Dans ces migrations, ils sont exposés à être attaqués par les Pieds-noirs ou par d’autres tribus pillardes, et se voient quelquefois repoussés audelà des Montagnes, après avoir perdu beaucoup de leurs chevaux et de leurs camarades.
Une existence si déréglée et st incertaine rend ordinairement les hommes égoïstes. M. Clarke trouva, en effet, que tels étaient les habitants de
ce village, Is n'exercaient aucunement lhospita-
Htéordinaire aux Pndiens, etavaient la plus grande
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