PREFACE
L'occupation d^ côtes septentrionales de rAfnqtie par les troupes françaises a bien peu ajouté , jusqu'à pressât, à la connaissance qu'on a\iait dëjàdel'intâieur du pays. Le fait même de l'occupation , et , il faut le dire, les excès qui en ont souvent été la suite , nous tieninent depuis sept ans dans un état permaneot d'hostilité, non-seulement vis-à-vis des peuplades africaines y mais encore vis-à-vis de leurs che& et de leui*s marabouts. Doit-on s'étonner que nous n'ayons plu»,pour visiter l'intérieur de TAÊique , les facilités qu'assurait aux voyageui's du siècle dernier la bienveillante protection des autorités barbaresques?
Si la paix se maintient entre Abd-el-Kader et la France, si la prise de G}nstantine produit lous les fruits qu'on est en droit d'en attendre, l'exploration d\i grand Atias et des vastes contrées qui s'étendent entre cette chaîne de montagnes et la mer deviendra sans doute facile. L'exécution de cette belle entreprise se prépare déjà par ordre de M. le ministre de la gueire et
sous les auspices de Tlnstitut. Ude commission de jeunes sa vans , dont la sûreté sera garantie par une nombreuse escorte , doit explorer TAfrique entière , depuis les bords de la Méditerranée jusqu'aux limites du désert, et depuis les côtes occidentales du Maroc jusqu'aux fi'ontières de la régence de Tunis. Nous hâtons de tous nos vœux la réalisation de ce beau projet, dont les résultats seraient aussi gloiieux pour la France qu'avantageux pour l'histoire, les arts, la géographie et les sciences naturelles. Mais en attendant une riche mobson de ren^eignemens modeïnesy on nous 8aui*a gré ■ans doute de multipUer , autant qu'il est en nous, les sources anciennes, qui seules peuvent encore fournir à la science de curieuses et utiles observations.
C'est dans cette vue que nous publions les relations , presque entièrement inédites, des voyages faits dans les régences de Tunis et d'Alger, par Peyssonnel , en 1724 et 1 726 , et par Desfontaines , de i 788 à 1 786. Il a existé entre ces deux savans, au début de leur carri^e, une remarquable conformité de goûts, de travaux, et, à certains égards, de destinée. Médecins l'un et l'autre , tous deux embrassèrent de bonne heure la même spéciaUté ; et leur réputation , comme naturalistes , était déjà faite dans un âge 611, poiu* l'ordinaire, on commence à peine à se faire connaître. Ils avaient à peine trente ans , et déjà TAcadémie des sciences leur ouvrait ses portes. Chaînés d*explorer, dans l'intérêt de la botanique , le sol encore peu connu de l'Aftique septentrionale , ils poussèrent tous deux leurs recherches beaucoup plus loin qu'on ne
l*airait SkïX jusqu'alors, et s'étudierait à les rendre «Mil {NX>fitables pmir rhistoire et la géogr||>hie que pour les sciences naturelles.
On pourrait <H*oke que les relations de deux voyages ^its dans les mêmes vues , à travers les mêmes contrées, par deux hommes exerçant la même profession et livrés aux mêmes études , difièrent nécessairement fort peu , et que la publication du travail de l'un d'eux rend celui de l'autre inutile à connaître.
11 en aurait pu être ainsi si nous avions eu les deux relations complètes ; mab , quelque considéi*ables que aoient les fragmoQs qui nous en restent, ce ne sont, a tout prendre, que des fragmens. Or, nous mcmtrerons ailleuiti, et la lecture seule de l'ouvrage le prouverait au besoin , que loin de se nuire enU*e eux, ces fragmensse prêtent un mutuel appui et se complètent les uns par les autres.
Ce qu'il importe avant tout de constater ici, c'est que nous ne possédions encore, sur la statistique, la géo- ^aphie moderne et les antiquités de l'Afrique septentrionale, aucun ouvrage assez complet pour rendre inutile la publication de nouveaux documens. Un court .examen suffira pour nous en convaincre.
Nous n'avons évidemment à nous occuper ni des écrivains de l'antiquité , ni des géographes arabes du moyen-âge. Léon l'Africain, Marmol, Gramaye luv même, remontent déjà à une époque trop ancienne, car pour qu'iuie relation de voyage puisse être utile à la science, il faut, dans le voyageur, luie rectitude de ju-
gement, un talent d'observation, et surtout une vaiiété de connaissance» préparatoires qui manquaient trè» probablement à ces trois auteurs. Quant aux compilar tions géographiques qui ont paru vers la fin du dix-septième siècle, comme F Egypte y la Barbarie et la Libye du Beled-el'Djérid y par John Ogilby, Description ^e f Afrique j par Dopper, etc., on ne peut leur accorder ni plus de mérite , ni plus d'utilité qu'aux relations ori ginalesdans lesquelles leurs auteurs ont puisé.
Dans le cours du dix-huitième siècle , quatre voja geurs , sans compter Peyssonnel et Desfbntaines , après avoir parcouru les régences de Tunis et d'Alger, ont publié, avec plus ou moins de détails , les observations qu-ils avaient recueillies : ce sont Shaw , Hébenstreit , Bruce et Poiret '.
Poiret, naturaliste distingué , a voyagé dans la régence d'Alger pendant les années 1785 et 1786. lia laissé un ouvrage en deux volumes •, dans lequel tout ce qui n'est point relatif à l'histoire naturelle roule siu* la religion, les coutumes et les mœurs des Maures et des Arabes bédouins. On ne saurait assez louer la justesse de ses observations et l'élégance de son style ; mais il n'a fait aucune recherche utile à la géographie , et
• Nous ne savons point si Laugier de Tassy a voyagé «ïans TAfrlquc scplenlrionale. Dans tous les ras, nous n'avons point à nous occuper de son livre qui est purement historique , et qui ne conlienl aucun renseignement grographîque ou archéologique.
^ Voyage en Barbarie, ou Lettres, etc. ; par M. Tabbc Poiret. Paris, 1789, -i. vol. in- S».
quant aux antiquités, il s'est borné à signaler les ruines qui se sont trouvées sur sa route , et à reproduire une ^itaphe recueillie parmi les ruines d*Announa.
On aurait pu tirer bien plus de finit pour la science de l'exploration faite par Bruce, consul d'Angleterre à Alger, en i^68. Le rapide tableau qu'il traee de ses excursions en Barbarie, dans l'introduction de son Voyagt en Nubie et en Ahyssirdc ' , suffît pour donner une haute idée de l'inqwrtance de leiu^ résultats. Nous avons sous les yeux la liste des nombreux dessins de monumens antiques , exécutés par cet infatigable voyageur dans les régences de Tunis et d'Alger. Une partie de ces dessins et une foule d'inscriptions de toute nature qu'il avait recueillies sont dans le cabinet de la i*eine d'Angleterre. La famille de Bruce possède l'autre partie avec les notes <{ui devaient servir à la rédaction de son voyage. On i^ous fait espérer la prochaine publication de ces précie^x matériaux ; mais les soins et les dépenses nécessaii*espour une telle entreprise en doivent nécessairement retarder encore la réalisation.
Le voyage du médecin allemand Hébenstreit, Êiiten 1732 , ne fut d'abord connu , comme celui du gentilhomme écossais , que par un simple aperçu. C'est une dissertation latine ^ de peu d'étendue , dans laquelle l'auteur s'attache moins à rassembler des fidts
^ Voyez la traduclion française <lc cet ouvrage , par Gastera. Paris, 1790-1791 , 5 %'ol. in-j{o, Introduct., pages xxij-iH.
a Z>e Antiquitaiihus romanis per Africam. repertis. Leipzig, 1733, in-4*ï.
importains y qu'à dcmn^ à son récit le charme d'une âoquence ckéronienne. Les détails du voyage d'Hébenttreit étaient renfermés dans quatre lettres en allemand, adressées au roi de Polo^e Auguste 11. Ces lettres , après la mort de Fauteur, furent recudJlies par Ber^ nouUi et ins^ées dans son Kecueil de Petits voyages '. L'excellente traduction qu'en a donnée M. Ëyriès > en i83o*, n'a pas été sans utilité^ mais on doit convenii* que le peu d'étendue de cet ouvrage (83 pages in-S**) est la meilleure preuve de son insufiBsanoe.
Il nous reste à examiner les Obs&vations fféographi» qu^s , physiques p philologiques et mêlées sur les régent ces de Tunis ei d'Alger, par le docteur Shaw^, chapebiik de la Êictorerie anglaise à Alger ^ de 1720 à 173a. Shaw n'était ni artiste ni archéologue ; mais il possédait line vaste érudition. Il joignait à une étude approfondie de l'antiquité, la connaissance de l'hébreu et quelque t^ture de l'arabe. Arrivé en Afrique dans la fleur de l'âge, il a pu, pendant un séjour de douse années, pai^ courir en tous sens les vastes centrées comprises entre FAtlas et la Méditerranée , et s'il faut s'en rapporter enti^ement aux itinéraires tracés sur ses cartes , on doit croire qu'il n'a réellement pas perdu son temps. Son^
* SMABilong Kleiner Reisem. Berlin et LeîpBÎg, ^T^o, etc., tom.IX,X,XIetXlI.
* Noovelles Ann. «les Voyages, tom. XLVI, page^ 7-90.
^ Bln anglais, OiforU, lySS, in*foHo. Londres , 1757 , in* 4°*^ Traduction française imprimée h La Haye , avec des notes et àtt forrcctiont fournies par l*aqteur, 1743 ,. a vol. in-^®.
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ouvrage est bien ce qu'on devait attendre d*un homme aussi érudit : c'est moins une relation de voyages qu'une série de dissertations dans lesquelles Fauteur cherche à placer, sur le terrain qu'il a parcouru Im-^Dème, les villes et les régions que lui ont faitconnaitre les historiens et les géographes de l'antiquité. La géographie, l'histoire natiU'eUe, le gouvernement et les mœurs du pays , sont les importans sujets que le savant voyageur a traités séparément^ avec autant de sagacité que d'exactitude. En un mot, le livre du docteur Shaw est encore, depuis un siècle, le seul qu'on ait pu consulter avec fruit sur toutes les questions qui concernent l'Afrique septentrionale.
Mais tout en rendant à cet ouvrage la justice qu'il mt"rite, on ne peut disconvenir qu'il ne soit encore loin d'être complet. Shaw n'a visité ni le grand Atlas , ni la partie de la régence de Tunis comprise entre les cotes septentiionales et le trente-sixième parallèle '. C'est une
* Shaw , trad. fr. préf. | âges xvij , xvnj. C*esl ici le lieu de jaslifier Shaw de quel(]ucs reproches que lai a faits Broce, qoi, en général, parle de lui trop cavaliirrmcDl Broee. (Inirod. f.xxv]f trad. fr.) reproche au àontUT de n'uvoir poi dit un mot des ruines de Dugga. Shaw (t. I, p. aai, trad. fr. ) dit qu^oB trouve à Dugga plusieurs tombeaux ou mausolëes , et le portique d*iin temple orné de belles colonnes. (Test bien court* sans doute; mais qoc pouvait-il dire àè plus, notant pas allé sur \^s lieux? Quant k la ville de Sbiba, que Shaw croii être Taacienne Tucca Terebenthina, il a donné une fausse synonymie, mais il n^a point tracé sur sa carte une localité imaginaire , et Ton ne sait comment expliquer Tétrange assurance de Bruce» lorsqu'il affirm^quê le nom de Shiba n'est seulement pas connu dans le pays. (Ihid. p. xxxv),
chose reoannuç, et il en convient lui-même, que le chirurgien hollandais Sanson, qui était esclave du bey de Constantine à Tépoque où Shaw était en Barbarie, lui a fourni la plupart des renseignemens qu'il a insérés dans son livre, relativement à la province de Constantine. Le savant docteur dit également quelques mots ^ des obligations qu'il a eues au P. Ximènes et aux manuscrits de Peyssonnel que lui a obligeamment prêtés M. Bernard de Jussieu. Mais nous avons de fortes raisons -pour croire qu'il n'a pas avoué tout le parti qu'il a tiré des communications de l'un et fies nombreuses notes de l'autre.
La publication des voyages de Peyssonnel et de Desfontaines aura donc un double avantage : elle facilitera la vérification des assertions du voyageur anglais, pour les contrées qu'il a lui-même visitées, et pour celles qu'il n'a point vues, elle remplacera des notions peu sûres par des données exactes recueillies sur les lieux mêmes. Enfin l'ouvrage que nous publions pourra irtilement remplacer, dans la bibliothèque des savans , celui du docteur Shaw, dont les éditions anglaises et la traduction fi'ançaise deviennent de jour en jour plus rares.
Nous ne devons pas oublier un livre intéressant récemment publié à Londres par sir Grenville Temple , lieutenant-colonel de -cavalerie au service de sa Majesté britannique * : c'est la relation d'un voynge fait en Bar-
' Préf. tic la tratl. fr. p. xviij.
2 Excursions in Algiers and Tunis, a yol, in-S*». Londres» i8j5.
barie pendant Tannée i832. Les excursions de sîr Temple n'ont pas été aussi étendues, surtout dans la régence d'Alger , que c^es des deux voyageurs dont nous publions les œuvres posthumes. Néanmoins on doit convenir que ses observaticms ont efficacement contribué ailx progrès de la géographie, notamment pour les contrées méridionales de la régence de Tunis. Le seul défaut que nous puissions reprochera cet ouvrage, encoi'e ne peutil tomber ni sur le livre ni sur son auteur , c'est de ne pas être assez connu. Nous en aurions peut-être entrepris la traduction si nous n'avions pas été portés, par une sorte d'amoiur-propre national , à rendre d'abord à la science les œuvres de deux voyageurs français depuis long-temps ensevelies dans un injurieux oubli, et dont quelques fragmens seulement , imprimés dans des recueils périodiques, sont parvenus à la connaissance d'un petit nombre de lecteurs.
. La lecture d'un ouvrage titile et intéressant inspire naturellement le désir d'en connaître l'auteur. Nous placerons une notice biographique de Desfontaines en tête du second volume, où nous avons rassemblé tout ce qui nous reste de son voyage en Barbarie. Nous allons grouper ici les renseignemens trop peu nombreux que nous avons pu recueillir sur la vie de Peyssonnel.
Jean-André' Peyssonnel naquit à Marseille, le 19 juin 1694 7. de Charles Peyssonnel , médecin , et d'Anne
'* Et non J. Anloine , comme l^a écrit M. Weiss, dans la Biographie Je MM. Michaud , tom. XXXill , p. 556.
Iflouard. Sa naissance devança de quatre années odie de Charles Peyssonnel S son frère, avec lequel les biogra-^ phes Vont confimdu «. Sa &mille y nc^le -depuis longtempS) se soutenait^ avec plus de dignité que d'opulence, dans des professions honorables, et tandis que son père s'acquérait à Marseille vne réputation distinguée dans l'exercice de la médecine , lui de ses proches parens servait dans les armées de Louis XIV , en qualité de colonel *.
André Peyssonnel dut , comme son frère , Êdre ses premières études au collée des Pères de l'Oratoire de Marseille; comme son frère, il vintprdMiblement les ter- ' miner à Paris. Le comte Marsigli, ami de sa famille , inspira de bonne heure au jeune Pejssonnel le goût de l'histoire naturelle. Il dirigea principalement ks études de son élève vers les productions prétendues végé-
* Charles Pejitonnel, né à -l^tarseille ^ It 17 décembre 1700 ^ exerça d'abord avec dlstiactîon la profocsioa d*aTocal dasi t» ville natale. En 1735, il fut nommé secrétaire de l'ambassade de France à Constantinople. En 1747 » il passa à Smyme en qualité de consul de France ;^ il mourut dans cette ville le 16 mal
* M* Weisi, dans la Notice qu'il a çpnsacTée à Charles Pejssonnel (Biographie de MM. Michaad),lni applique un passage du Recueil d'Antiquités de Caylus qui concerne réellement J. André Peyssonnel , et que nous aurons occasion de citer plus bas.
^ Sauveur de Peyssonnel .
4 Lebeaa, Éloge hbtor. de Ch. de Peyssonnel, dans l'Hist. de l'Acad. des inscr* et belles-lettres, t. XIV, p. Sq), cd. in- 12.
taies de lanKr \et pr^ra ainsi^ sanss^en douteri la découverte qui devait modifier plus tard ses propres idées sur la nature des fleurs du corail.
Peyssonnel était dans sa ville natale lorsqu'elle fiit décimée par la peste terrible dont le souvenir n'est point encore entièrement eSkcé dans le pajs. il était alors âgé de a6ans et commençait àexeroeràson tour la profession de son père. Celuir<û, doyen des médecins de Marseille, crut devoir donner Fexemple à ses confrères. Il s'enferma dans .rhôpital du Saint-Esprit, et périt, à l'âge de quatre-wgts ans , victime de son sèle et de sa charité pour les pauvres . Dans le même temps, André Peyssonnel reçut delà munificence royale une pension annuelle. Lebeau ^ ne vcHt dans cette libéralité qu'une juste récompensedu dévouement de Peyssonnel père; nous croyons y trouver la preuve que Jean-André Peyssonnel avait partagé ce dévouemefnt aussi honorable que dangereux. N<Mis lisons, en effet, dans le Dicihnnaire de la Provence et ém comtat Fenaùêin^ que cette pension fut accordée à André Peyssonnel pour ses services. En 1722 , il publia un ouvrage qui devait être le résultat de ses périlleuses observations; il est intitulé : La Contagion de la peste expliquée, et le^ moyens de s'en préserver, Nouâ ne connaissons point ce premier travail, mais on peut juger de son mérite par les distinctions qu'il lui attira. Le ai
^ Hist. de l'Acad. de Maneille, par M.LauUrd^ !• I, p* 107.^ * Hist. de TAcad. des ioscr. t. XIV, p. $9$. 5 T. IV, p. 83. .
août 1 7 23, à Tâge de 29 ans, il fut nommé correspondant de Tacadémie des sciences , et Antoine de Jussieu fut désigné pour correspondre avec lui. Dans la note où sa nomination est consignée', on le désigne comme associé de la société royale de Londres, des académies de Montpellier, de Marseille et de Rouen • , soit qu'il eût déjà tous ces titres , soit, ce qui nous semble plus probable, qu'il les ait acquis successivement par la suite '.
Uannée suivante, Peyssonnel, sur la proposition de M. Tabbé Bignon, fut désigné par le roi pour aller en Afiique étudier l'histoire natui'elle du pays ^. C'était le but officiel de son voyage, comme on le voit par sa première lettre. La même lettre nous apprend qu'en recevant sa commission iji avait , de sa propre autorité , agrandi considérablen^ent le cercle qu'on avait tracé à ses investigations : « Je tâcherai , dit-il , de faire entrer » dans mon journal, des obser vations sur la géographie « tant ancienne que moderne. Je chercherai et je note^ » rai les manuscrits arabes, les inscriptions^ lesmédail- « les et les statues, etc. »
* Table géa. des mém. de l'acad. des sciences^ 1. 1, p. cvij et cvii j .
* M.Weiss, dans la note sur J. André Peyssoonel, qu'il a jointe $1 la notice biographique de son frère , le fait associé de l'académie de Rome : il faut lire de Rouen.
3 La liste où est consignée la nomination de Peyssonnel à l'académie des sciences a été rédigée seulement en 1765.
4 C'est par erreur que Caylus dit que Peyssonnel avait été envoyé à Tunis en qualité de consul. Recueil (TantiquiféSj t. III, p. 217.