‹ Voyages dans les régences de Tunis et d'AlgerChapitre 8 sur 26 · XLII · texte numérisé non relu

XLII

placées sans ordre les unes à côté des autres ; la moeOe remplit tous les intervalles de ces fibres; et l'enveloppe extérieure, Fécorce, n'est qu'une fi:çpan8ion delabas^ des pétioles des feuilles. Teb sont, réduits à leurs ternies précis , les faits constatés par M. Desfontaines.

La question du développement comparé des dicotyr lédones et des moiwcoiylédones tl^l point été soulevée par Im.

Dans les dicotylédones ^ l'âge des fibres décroît comme Isur solidité. En est-il de même dans les manocotylédones? Leur développement serait donc inverse àe celui des dicotylédones, Daubenton l'a cru.

En quoi il a été suivi par la plupart des botanistes , jusqu'à ces derniers temps où M. Mohl s'est attaché à faire prévaloir Fopinion contraire*

Pour M. Desfbntaines , il a connu l'opinion de Daubento|i ; il la cite , et il n'émet pas d^pinion propre.

Toute discussion relative au développement des mo* nocotylédones lui est donc ^ au fond, étrangère. Il s'est borné à comparer la tige développée du monocotylédone à celle du dicatylédone ,* il a marqué les difitérences caractéristiques qui distinguent la structtu^ de ces deux tiges ; et il s'est arrété-là ; mais , jusque-là , tout ce qu'il a dit e^t demeuré vrai.

Pagexxxiii. // a remarqué dans les plantes une sorte de disposition à se faire des habitudes,,.

Cette disposition des plantes à se faire des habitudes

XS.III —

ft été étudiée, avec le plus grand sqùii comme chacuii* aait) par M. de CandoUe, dans ses belles expériences louchant V influence de la lumière sur quelques végétaus* (Mém. des Sav. étr. 1. 1.)

M. de Candolle est parvenu 9 en substituant ari^" ciellement le jour à la nuit et la nuit au jour , à désae^ couiumer^Bx je puis ainsi dire^ certaines plantes, et à changer l!heure de leur jommei/, oonune celle de leur réveil. Une helUrde-nuà , soumise , pendant trob jours, 4. une lumière artificiiçlle p^ndaiit Ul nuit et à TdMcurité pendant le jour, finit, après des y^ariations sans règle apparente pendant les premi^res^ vingt-quatre heures , par fleurir le matin , et par se fomer le soir.

Page xxxiv. Lesquelles confirmèrent d^aiUeursj ei par un

nouvel exemple,..

Un pied de cucurhita pepo fut exactement dépoidllé de toutes ses fleurs mâles à mesure qu'elles parurent ; on ne laissa que les fleurs fanelles ; et, le moment de la fécondation viçnu., on porta dii^ectement, sur deux de ces fleurs femelles, la poussière de fleurs m^les , venues d'ailleurs : ces deux fleurs femelles seules donnèrent leur fruit ; toutes les autres avortèrent.

Page XXXVI. 5/, après avoir essayé défaire connaître les travaux de M, Desfontaines j je revenais aux qualités de sonamé,,.

Une letti-e' de M. Desfontaines, encore jeune, pré-.

*^Ue. lettre m'est commuiriquée par notice confrère J|. Savajry.

XUV — :

•éote apoi un nouveau jour plusieurs quaUtéi de ceOe amêy si natureHement ouTerte à toutes les émoticms douces et v^tûeuses. Dans cette lettre y écrite le io sep- ^mbre 1779^ M. Desfontaînes annoDoe la mort de J.-J. Rousseau à feu M. Savary^ auteur de Pouvrage si connu sons le titre de LeUres sur t Egypte.

« J'ai, ditM. Desfontaipesàson ami» une nouvdle, m hlm affligeante à t'annoneer, ceBe de la mort de « J.^. Rousseau. Qttdk parte irréparaUe pour Thu- « manité!... Je piib fassurer que la mort de mes plus « proches parens ne m^aurût pas aussi vivement affecté « que celle de cet homme unique. . . J'aimais Rouss^u « avec passion , d came de tes fùlens subHmes, et encore « plus pour sa droUur^ et son désintéressement,,, . Je « connaissais un peu Rousseau; je Tavais intéressé; « j'espérais pouvoir le connaître particulièrement; il « m'abordait volontiers; son extérieur m'avait en- « chanté ; at^ec le temps J'aurais pu devenir son ami. . .

Page xxxvil. Dés Fun de ses premiers mémoires , les com* missaîres de T Académie proposèrent de donnera la plante décrite dans ce mémoire le nom de Fontainesia. . .

Ces commissaires étaient Fougeroux et Adanson. Le. mémoire était intitulé : Sur ut^ nouveau genre de plante, çorymbifére f de la famille des composées.

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