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deparejtfencoaqittétes, eta^uMen eaûore il «nre^tei faire.
Mais ce qu'il imp<ntede remarquer ici , c'est qoe tous on profprès de ragriculture se lient dSine manière immédiate aux progrès de la botanique. Cest le désir de connaître des plantes nouvelles qui a excité le goût des wojSkfjBë'j etcescmtdesTOjageurSy des botanistes^ qui noiui ont ra{^>0rté9 au péril de leur ide y toutes ces espèces qui font ai^jourd'hui TcMmement ou la richesse de notre pajs.
C'est ainsi que nous avons eu, dePAsiCy le cèdre du Liban, le narronmer d'Inde, raii>re de Judée, les libs,etc. ; de l'Amérique du Nord, tant d'espèces nou* veUes de chênes, d'érables , de bouleaux, de pins , de nojers, <f ormes , etc. ; et que, à ne compter ici que les espèces utiles, notre sol est, sans aucune ocmiparaison, beaucoup plus riche aujourd'hui de toutes ces espèces acquises par la science que de. ses espèces primitives et naturelles.
Pendant son s^our en Barbarie, M. Desfimtaines avait adressé r^uUèrement à Lemonnier , soit de Tunis, «oit d'Alger, une suite de lettres, dans lesquelles il oimptàit retrouver plus tard les matériaux de la relatimi de son voyage. Lemonnier , premier médecin de Louis XVI , les communiquait à ce prince , qui se plaisait à les lire. Malheureusement , une partie <fe ces lettres a été pardue, et nous n'avons que quelques fragmens du voyage de M . Desfontaines ; mais ces fragmens
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40tti fkéùê d'intérêt^ «I ^im iiitéPêlq«ii> dtnoê jovmt^ t'est accru encore par la conquête d'Algar.
Ceux qui s'Oitoiqient ém dméa^ nomellet db oe pajrsy neaaundeAt trottVernuUe patldeft wisoÊàffÊomium l^usej^cliitur 80B diinaty èuk*aeii produotbBiiiaU»^ rdletf^ tu^ teft ressources àgncdesou éoonokntqttes^
liL PesfimtâineB aTtU déjà &it connaîtra ^ du» é» ittéinoires particuliers^ le htoi d^ lAyt^ espèce de/ii^ jvM^^ arbre dont les LbtéphagB^j anden peuple de It Libye 9 avaient emprunté leur nom ^ Tespèce de eAi^ â gieatàs doua ^ dont les fipuili serrent de noun^iture pendant ll^Tei* aux peuples du mont Allas \ il avAit dé6rk le dmttiêt^ arbre dont il n'est presque aucune paitie qm n'ait 9 )>our les Arabes, son utiUlé : ils neëei^ent deson bois pour ftire des poutre»^ des Sôlived, des y^stru^ mens de labourage; il» en manant lea feuUkS) lofis-^ qu'elles sont fendrea j^ ils ei^ mf^gent la modl«| \ le ^fruH est , poiu* eux, un alîtn^ga^asdn y nourrfosânt ^ agréabte; ils Êibriquent des cordes avec (es filamens de la t^e des feuilles; de* tapis avec les feuillet séchécs | ils tirait de l'arbore une liqueur blancbe f ocnmue soua le notn de lait ^ du fruit y une sort» de miel ; de oe mèime fruit detséché I une s<Hte de farine , provisioo ordinaire des voyages de long cours ; enfin 9 les noyaux j broyés et ra^ mollis dans l'eaU 1 deidennent la nourriture de leurs diâmeaux et de leurs moutcma ; et cet arbre , qui donne plua à lui seul que ne feraient dix espèces toutes utiles y YÎ^t presque natureliément et sans culture , qucMq^a
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tinotemenl paiimiU
fitui laitklîoBdeiODTiqrage^lLDtiimtmMsfcit ooÉiftalIro I d'une iMMère pliu ^énérab I touitt lit rei^ toiircn des deux royausMide Tunis et d'Alger^ Unt fsrtik où d^àrcmoult&Tait alors le coton ) l'indigo, k 4ab»C| où oroissentle dattier | l'olitiery foranger, k gnmadier ^ le fijguier , k vigiw I etc. I toutes les eéréales^ Icrre fiunciiée par les ooknnes qu'y établit Finriiims AoBie ;.pkis ftmeuse encore pour avoir porté Cartluige; terre dont r^taotud sentie rajeunir I poumons, les sottremn ci rUstoire I poesessm briOaniB, et qu^ iiA>> porte de rendre utile»
Ind^pendaniknent des ouvi^ages princapauk que je i^is d'inifiqpier , et de son inâncnre sur la j^^tic/tiiv i/(sr monocoifUdones , et de toutes les espèces, de tous les genres nouveaux qtte lui doit la botanique , M . Desfitntaines à enrkhi b partie physi^do^que de cette science dtplttsieurs frits curieux*
Il a vemarquil, daw les plantes^ une sorte de dîsposilîon à se frire des habitudes. Une sensitive, transportée dans une voiture, se rej^ d'abord par Teffietdes premiers cabots , et elle se rouvrit ensuite malgré ces eahots ) eQe s'y étak habituée.
Il n'est pas Jusqu'à son dernier travail, ptd>lié en t83i , BOUS le titre d'Esppértences sur hjëcandation artifieieUê deè planées, qui ne dc^ve être riq)pelé ici ; car Mumm autre peut-être ne montre mieux à quel point il
portait le scrupule en niatière <fopiiiioii8 stàaEitàBifam^ Ainsiy après avoir professé, pendant tantd'aiméeS) k théorie de la fécondation sexuelle des plantes, et f avoir professée, comme il le dit lui-mèmci presque sans héshf t^f il avait suffi, de quelques objections élevées, ou, plur tôt, renouvelées par quelques botanbtes modernes, pour remettre toute cette théorie en doute dans son esprit, et poiu* l'engager aussitôt dans les eiqpériences dont il s'agit, lesquelles confirmèrent d'ailleurs , et par un nouvel exemple, ce que l'on savait d^à par toutes c^es de Vaillant, de Lônné, de Gleditsch, surtout de Kœlreuter, qui , le premier, portant la pou8si^*e mâle d'une espèce sur les organes femelles d'une autre espèce, produisit artificiellement de véritables hybrides parmi les plantes, et fournit ainsi une preuve définitive a la théorie de leur fécondation sexuelle.
C'est vers l'époque où M. Desfontaines se livrait à ces demièires expériences qu'il perdit entièrement la vue ; mais il conserva toujours tpute sa mémoire ; et cette mémoire était telle qu'elle lui rappelait d'une manière sûre , et toutes ces plantes au milieu desquelles il avait vécu, et jusqu'à la place occupée par chacune d'elles* A peine était-il seul que ces plantes se représentaient aussitôt à son esprit, avec leurs formes, leurs rapports, leurs noms ; et ces mots : « Je viens de repasser tel ou « tel carré de l'Ecole de botanique, » étaient, presque toujours, les premiers qu'il adressait alors à ceux de ses amis qui venaient le voir. Il se flattait quelquefois auw
de tecomhrer là yue^ c*est4-direde revenîi* à tes travaux; etoetespoIriioi^oiiraitaieoreàlttiocMMarver touteD-^ tière l'activité de son esprit.
Quant à l'activité de son ame , dk fut toujours la même : toujours bienveillant, toujours aimant, ponant toujours le même intérêt à tout ce qui concernait ses amis^ ses confrères, et cette Aoadânie et ce Jardin des Plantes qvà hû étaientin dœrs.
• Telle a été cette suite de travaux utiles, de recherdies ingénieuses, d'études profondes, qui ont rem]^ la vie de M. Desfontaines.
Il a laissé à la botanique descriptive des ouvrages d'une perfection achevée; à l'anatomie végétale^ une déoouvate d'un ordre éminent.
A la vâité^s'était mokis occupé à rattacher, à subordonner entre elles les fenûlles des plantes par quel* que lien général, qu'à lâen circonscrire diacune d'dks, qu'à marquer nettemtfit l'ensemble des caractères qui b détermine.
Ces familles, ainsi circonscrites, lui semblaient fiirmer ccmune autant de populations distinctes, mais entre lesquelles le nombre des espèces connues se partageait très in^;alement : les unes ayant un grand nombse ds ces espèces ; les autres en ayant moins ; les auties n'en ayant que quelques-unes ou une seule. Pour rendre son idée plus sensible, il comparait cette distribution' du règne v^^ par groupes kMigaux> aux habitations;
àmhoÊÊaneêi se oomposant id degrandai vlHeB|lfcd^ bmrgBy de TykgMydehMacraxiaiHtQrBde maifees eolitaires et isdiées.
].et BAtoradiflCe» ont miujé Mbofé y oonuM on «ait, ^ nafer ki ébw sur lUie seule lîgw ; île oiit touhi let t^psttir casmtt par gosopes ifiiilbniies ^ ik les e^ ùiéf^f plus tard, QOBUHe les annsmi dHme dntue «ontinue de formes successives atwiansifcs L^BSlpve^ ov du «teins eeqBettonsoonnainoDs debiBstaro, ne se ppàieote pmnl ainst.
Et ce qui donne une force singuliers à la manière de^inr de M. Desfentanies^ rslatirement au r^STégélslt <^«tt qi^ M. Ckmtr s'élak arrêté, de son cAtë, ft une vue à peu près semUabla pour le r^;ne animal ? il lui semblait qu'une sorte de càtanwBm^n séparait las fuies des anima ks clàssesde ee règne; que kse»* pèots animalfiii se distribuaimC trèf inégakpent par popidfttfaHwjdroonserites$etqu'en un mot, ettm avalait aussi, et leurs êtres isolés, et leurs petits ^coupes, et leuis grandes masses*
ffi, après avdr essayé de fiiire eonnaiûre les travaux de M* Dfsfentaines, je rerenais aux qualités de son amcy qualités qi4 se sentent plus qu'dles ne s'analysent, j^amnis bien des &its à rappeler encore.
JetappeUtrais d'abord èon amkié rà ferme : lorsque le sarvant et ooiirageltt: Rinend fut jeté dans Itt cadiot» en i994t ^pofneo^ f'bièérèt pour lemaihoar Ait sou-
¥eal pmu tjommm un crime , il â^en^ressa de iiii <
des marques de dévouement , et il fut presque k seul
ami qui lui en donna.
JessppeUeraisqu^élant fbrtjeiney et dèsFuii de ses premkiv mteoires, les ccmimissairM de PAcadéndt propaBèvfnt d'assigner à la plante nouveHe , décrite dana os mémoire, le nom de K^ainegia; genre d'honneur quen'eétpas sn^érëseuto) sans doute, Festime pour le tveiraîly.sans une estime plus grande eneorepour routeur.
Je rappellerais ce désir qu'il «primait ,.dan# les der^ mèrea années de sa vk, ^pie, si jamais «a>ftisaitson £&^,<mAV)ul|lifttpasd> noter que de même bourg de Trsmbla;^9qiii lui avait dornuë naissance, avaitaussi vu mdt» un autre aieiidéirtlcia» , le «avant anatmnitcs' BePtpi ; oanne ^ e(jtt Gftlnt que , jiisque dans eette^ cîrcoDstanoe, on s^sccupÉt «ràpde lui seul, et IVm no songeât pps assez auifutrfs»
Je rappellerais surtout , et cette simplidtéMÛ^avec laquelle , se présentant à ses auditeurs, il semblait leur dire de ses leçons , comme Biontaigne de son livre : Ce n'est pas ky urne doctrine, c'est une estudeg et ce besoin touchant de se confier tout^egtier à ses amis , de kur rendre son orne visible^ ^ comme La Fontaine ; et j'ajou-* terais enfin que , dans cette ame, il j avait deux choses dont l'accord aura toujours sur les hommes un ^et
^ Bxpr«fMon de La Fonuioe.
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afiuréy je veux dire raccord d'uœ indbdgenle bon-' liomie et de k veitu.
M. Desfimtaines est mort le 16 Bovenbre i833. Il s*était marié fort tard, et n'avait eu de ce mariage <]u*uiie seule fille. On conçoit combien un cœur , si plein de tendresse ^ dut aimer cette fille Unique ; .et il Taima d'autant plus que, privée des soios de sa mère dès sa naissance ^ en le peixlanty elle perdait tout. Hais il a eu le bonheur de l'unir et de la confier, en mou«ranty à M. Louiche-Desfontaines j son neveu , que, depuis loâg-teinps , il aimait coDome un fils.
Ainsi est mort M. Desfimtaines , à l'âge de quatre^ vingt-trois ans $ ayant exercé j pendant près d'un demi«« siècle y sur l'iiistoire naturelle et siu* la plupart de ceux qui l'opt cultivée durant cette époque ^ une influmiice reconnue de tous> et de iaù» reapedée : hcuiime quiâ prouvé) à l'hcmneul* des homtamf qu'un cœur bienveillant est aussi une force > et que la bonté peut être une puissance. ^