‹ Voyages de Gulliver dans des contreés lointaines parChapitre 28 sur 45 · V0TA6K K LAPUTA. SIS · texte numérisé non relu

V0TA6K K LAPUTA. SIS

neDi à la classe des théoricieDS, et il m*as5ura qu'il serait charmé de proûter de mes lumières.

Je lui dis que dans le royaume de Tribnia, nommé Laugden parles naturels, où j'avais résidé pendant quelque temps dans

le cours de mes voyages, la masse du peuple se composait en grande partie de dénonciateurs, d'espions, d'accusateurs, de témoins, de jureurs et autres instruments utiles et subalternes, à la solde des ministres et déToués à leur volonté. Dans ce rovaume, les intrigues et les complots sont en général fabriqués par ces sortes de gens, qui désirent établir leur réputation de profonds politiques, rendre la vigueur À une administration malade, étouffer ou détourner les mécontentements, remplir lears coffres par les amendes et les confiscations, enfin élever OQ abaisser le crédit public, suivant leurs intérêts privés. Ils conviennent entre eux d'avancedes complots dontcertaines personnes suspectes doivent être accusées. Ils saisissent les lettres

et les papiers de ces personnes, elles font mettre en prison. On remet les papiers à une société d'artistes très habiles à trouver le sens caché des mots, des syllabes, des lettres.

Par exemple, ils découvriront qu'une chaise percée signifie un conseil privé ;

Un troupeau d'oies, un sénat; Un chien boiteux, un envahissement;

La peste, une armée permanente; Un hanneton, un premier ministre ;

La goutte, un grand prêtre;

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