‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 123 sur 152 · Lettres familières, tome II, pages 272 et · texte numérisé non relu

Lettres familières, tome II, pages 272 et

Page 39, ligne 19. — Caius Marius, né vers l'an 1 53 et mort le i3 janvier 86 avant Jésus-Christ, se couvrit de gloire dans les guerres étrangères, mais de honte dans la guerre civile.

Page 39, ligne 26. — Par Connétable, ïlfaut entendre ici Fabrice Colonna, prince de Paliano, mort en ijbS, et chef de cette famille des Colonna qui se transmettait depuis i520, par ordre de primogéniture, le titre de grand-connétable du royaume de Naples.

Page 40, ligne 17. — Christophe Layer, avocat anglais, né le 12 novembre i683, prit une part active aux conspirations des Jacobites. Il fut cependant traité d'une façon moins sommaire que Montesquieu ne le dit. Après le voyage qu'il fit à Rome en

1721, il revint à Londres, où il ne fut arrêté qu'au printemps de

1722, et puis pendu et écartelé, le 17 mai 1723, en vertu d'un arrêt rendu par la Cour du Banc du Roi.

Page 41, ligne 1. — Philippe-Antoine Gualtieri, né le 24 mars 1660, à Fermo, fut nommé successivement nonce en France et évêque d'Imola. Promu cardinal le 17 mai 170b, il devint évêque de Todi; puis, abbé de Saint-Remy de Reims et de Saint-Victor de Paris. Il mourut le 21 mai 1728.

Page 41, ligne i5. — Claudine -Alexandrine Guérin, marquise de Tencin, née en 1 68 1 et morte le 4 décembre 1749, fut d'abord religieuse, et puis chanoinesse. C'était la sœur de l'abbé de Tencin, qui devint archevêque et cardinal. La Fresnaye, conseiller au Parlement de Paris et un de ses trop nombreux amants, s'étant tué chez elle, elle fut incarcérée quelque temps à la Bastille, en 1726.

Page 41, lignes 17 à 20. — Les deux abbayes dont il est ici question appartenaient toutes les deux à l'ordre de Saint-Benoît. L'abbaye d'Anchin se trouvait dans le diocèse d'Arras, tandis que l'abbaye de Saint -Germain -des -Prés était à Paris même. Saint- Germain fut donné à Bissy en décembre 17 14; Polignac n'obtint qu'en 171 5 l'abbaye d'Anchin.

Page 41 , ligne 20. — Michel Le Tellier ou Tellier, né le 16 décembre 1643 et mort le 2 septembre 17 19, entra dans la Société de Jésus. Il fut le confesseur de Louis XIV pendant les six à sept dernières années de ce prince. Sous la Régence, il fut d'abord éloigné de la Cour, et finalement interné à La Flèche.

Page 42, lignes 5 et 6. — Joseph-Emmanuel de La Trémouille, né en i658, fut promu cardinal le 17 mai 1706, devint évêque de Bayeux, puis archevêque de Cambrai, et mourut le 9 janvier 1 720.

Page 42, ligne 8. — Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan, naquit le

3i mars 1670. Pendant les trois premières années de la Régence, il fut surintendant de l'éducation de Louis XV. Il mourut le 14 mai 1736.

Page 42, ligne 16. — Le testament dont s'inquiétait Le Tellier est celui de Louis XIV, testament que le duc d'Orléans devait faire casser par le Parlement de Paris, le 2 septembre 171 5.

Page 42, ligne 22. — L'évêque de Chartres dont il s'agit ici est Paul Godet des Marais, né en juin 1649 et mort le 25 septembre 1709. Il fut nommé évêque de Chartres le 11 février 1690, par l'influence de Mme de Maintenon.

Page 42, lignes 22 et 23. — Pasquier Quesnel, théologien, né le 14 juillet 1634 et mort le 2 décembre 1719, publia, en 1693, des Réflexions morales sur le «Nouveau Testament», les «Actes» et les « Épîtres » des Apôtres, dont cent et une propositions furent condamnées par Clément XI, le 8 septembre 171 3, dans la célèbre bulle Unigenitus.

Page 42, ligne 25. — Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon, naquit le 27 novembre 1 635 et mourut le i5 avril 1719. Après avoir eu Scarron pour premier mari, elle épousa secrètement Louis XIV, en 1684. Protestante de naissance, elle s'était convertie dans sa jeunesse et s'occupa beaucoup des questions religieuses sur la fin de sa vie.

Page 42, ligne 25. — L'évêque de Meaux dont il s'agit ici est, bien entendu, Jacques-Bénigne Bossuet, né le 28 septembre 1627 et mort le 12 avril 1704. Il fut évêque de Condom du i3 septembre 1668 jusqu'en novembre 1671,011 il démissionna ; puis, évêque de Meaux, à partir du 2 mai 1681.

Page 42, lignes 26 et 27. — L'archevêque de Cambrai dont il est ici question est, bien entendu, François de Salignac de La Motte-Fénelon, né le 6 août 1 65 1 et mort le 7 janvier 1 71 5. C'est en février 1695 qu'il fut appelé à la haute fonction dont il resta chargé jusqu'à sa mort. Mais ses écrits mystiques n'en furent pas moins condamnés à Rome, le 12 mars 1699.

Page 42, ligne 3o. — Joachim Trotti de La Chétardie, né en i636 et mort le ici juillet 17 14, fut curé de Saint-Sulpice, à Paris, et exerça sur les affaires ecclésiastiques de son temps une influence plus ou moins heureuse.

Page 43, ligne 5. — Michel- Ange Conti, Romain, né le i5 mai i655, fut promu cardinal le 7 juin 1706. Élu pape le 8 mai 1721, il prit le nom à? Innocent XIII. Il mourut le 7 mars 1724.

Page 43, ligne 8. — Armand- Gaston- Maximilien de Rohan- Soubise, né le 26 juin 1674, fut nommé évêque de Strasbourg et

membre de l'Académie française en 1704. Le 3o janvier 1 7 1 3, il fut promu cardinal. Il mourut le 19 juillet 1749.

Page 43, ligne 9. — Fabius Olivieri, né à Pesaro, fut promu cardinal le 6 mai 171 5 et mourut en 1738.

Page 43, ligne 10. — Louis-Gui de Guérapin de Vauréal devint évêque de Rennes le 24 août 1732, résigna ses fonctions en 1758, et mourut le 17 juin 1760.

Page 44, ligne 8. — Par Couronnes, il faut entendre sans doute les souverains qui avaient le droit d'exclusion, c'est-à-dire le droit de s'opposer, chacun, à l'exaltation d'un cardinal. Vers la fin du moyen âge, ce privilège appartenait à quatre princes. Mais, depuis que le royaume de Naples ne formait plus un état indépendant, il n'était exercé que par l'Empereur, par le roi d'Espagne et par le roi de France, si bien que les quatre couronnes d'autrefois n'étaient «que trois», ainsi que le cardinal de Polignac le dit au conclave de 1721.

Page 45, ligne 11. — Il s'agit sans doute ici d'Antoine -Félix, marquis de Monti, né le 12 juillet 1681 et mort le i3 mars 1738, qui était de Bologne, et qui remplit des fonctions diplomatiques, notamment en Pologne, où il fut envoyé par le cardinal de Fleury, et où il fit élire roi, en 1733, Stanislas Leczinski.

Page 4?, ligne 19. — Le manuscrit donne ici et plus loin Ursini, au lieu de Orsini.

Page 45, ligne 23. — Joseph Pereyra de La Cerda, évêque de Faro, dans les Algardes, fut promu cardinal le 19 novembre 17 19 et mourut le 29 septembre 1738.

Page 46, lignes 25 à 28. — C'est en l'an 212 avant Jésus-Christ qu'Annibal marcha sur Rome et en ravagea les environs, dans l'espoir d'obliger les généraux romains qui bloquaient Capoue de lever le siège de cette ville.

Page 47, ligne 18. — Le cardinal de Polignac n'acheva jamais son Anti- Lucretius (sive de Deo et Natura Libri IX). Ce poème ne fut publié qu'en 1745, après la mort de l'auteur, par l'abbé de Rothelin. Il a été traduit en français plusieurs fois, et de plus en italien.

Page 47, ligne 29. — Ignace -Hyacinthe Amat de Graveson, né le i3 juillet 1670 et mort le 26 juillet 1733, appartenait à l'ordre de saint Dominique et fut un des célèbres théologiens de son temps.

Page 48, ligne 7. — Par M. de Saintes, il faut entendre Léon de Beaumont, qui fut nommé évêque de Saintes le 20 janvier 17 16, et qui mourut le 10 octobre 1744.

Page 49, lignes 12 et i3. — La Villa d'Esté fut construite en 1549, Par Hippolyte d'Esté, de Ferrare, qui fut promu cardinal en décembre 1 538, et qui mourut en 1572.

Page 49, ligne 14. — Par les mots prœceps Anio, Montesquieu fait allusion à l'ode d'Horace (I, 7), où le poète rappelle à Munatius Plancus les charmes de la campagne de Tibur :

Domus Albiineœ résonant is

Et prœceps Anio, ac Tiburni lue us et nda Mobil ib us pomaria rivis.

Un peu plus loin (page 5o, lignes i5 à 19), en revenant sur le prœceps Anio, il montrera qu'il avait encore le souvenir des nda pomaria d'Horace.

Page 49, ligne 3o, et page 5o, ligne 1. — La statue dont Montesquieu parle ici se trouve sur le maître-autel de l'église de Sainte-Bibiane, à Rome.

Page 5o, ligne 4. — Frédéric Zuccari ou Zucchero, peintre de l'école romaine, naquit à Sant'Angelo-in-Vado, en i543, et mourut à Ancône, en 1609.

Page 5o, lignes 21 et suivantes. — C'est vers l'an 1 23 qu'Adrien entreprit la construction de sa villa de Tibur, où il se plut à faire reproduire les sites et les édifices qui l'avaient frappé dans ses voyages à travers l'Empire romain.

Page 5 1 , note 1 . — Nous n'avons relevé aucun passage des Voyages de Montesquieu où le jugement du cardinal Imperiali sur l'avenir de Civita-Vecchia ait été rapporté une première fois.

Page 53, ligne 4. —Jérôme Muziano ou Mucien, peintre de l'école vénitienne, naquit à Acquafredda, en i53o, et mourut à Rome, le 27 avril 1592.

Page 53, ligne 6. — Camille Cibo, des princes de Massa et Carrara, fut promu cardinal le 23 mars 1729 et mourut en 1743.

Page 53, ligne 20. — Cneus Pompeius Magnus, dit le grand Pompée, qui fut le rival de Jules César, naquit le 9 septembre 106 et mourut le 24 juillet 48 avant Jésus- Christ.

Page 53, ligne 3 1 . — Le manuscrit donne ici et plus loin Lariccia, l'Ariccia ou La Riccia, au lieu d'Ariccia.

Page 54, lignes 29 à 3 1. — Au lieu de Lavinium, il faudrait Civita-Lavinia. Cette ville est, en effet, sur l'emplacement de l'ancien Lanuvium. Mais Énée fut, d'après la légende, le fondateur non de Lanuvium, mais de Lavinium, qui se trouvait plus à l'ouest, au lieu où, de nos jours, on voit le village de Pratica.

Page 54, ligne 3o. — D'après la légende qu'a immortalisée

Virgile, Énée vint, après la prise de Troie, en Italie, où il épousa Lavinie, fille de Latinus, roi du Latium.

Page 55, ligne i. — C'est par le récit de la mort de Turnus, roi des Rutules, que Virgile a terminé son Enéide.

Page 55, lignes 6 et 7. — Samuel Pitiscus, archéologue, né à Zutphen, le 3o mars i636, et mort le ier février 1727, publia, en 171 3, à Leeiuvarden, la première édition de son Lexicon Antiqiiitatum Romanarum, in qao Ritus et Antiquitates tuin Graecis et Romanis communes, tuni Romanis pavticulares, exponuntur.

Page 55, ligne 11. — Laurent Imperiali, Génois, qui était gouverneur de Rome en 1G62, avait été promu cardinal le 19 septembre i652, et mourut en 1673.

Page 55, ligne 12. — Le 20 août 1662, une rixe sanglante éclata à Rome entre les gardes corses du pape Alexandre VII et les gens du duc de Créquy, ambassadeur de France. Une réparation solennelle fut exigée par Louis XIV. Entre temps, il occupa Avignon et le Comtat, qu'un arrêt du Parlement d'Aix avait réunis provisoirement à la France, le 26 juillet i663.

Page 55, ligne 27. — La famille des Savelli, une des quatre les plus anciennes de Rome, s'éteignit en 171 2.

Page 56, ligne 14 à 16. — La Daterie expédiait et datait les provisions relatives aux bénéfices ecclésiastiques, et la Secrétairerie des Brefs s'occupait des lettres closes où le Pape statuait sur des affaires : le tout, moyennant finances.

Page 56, ligne 29. — Jean de Médicis, né à Florence, en 1475, fut promu cardinal en 1489. Élu pape le 10 mars i5i3, il prit le nom de Léon X. Il mourut le ier décembre 1:21.

Page 57, ligne 1 . — Jean-Baptiste Altieri, né à Rome, fut promu cardinal en novembre 1669. Élu pape le 29 avril 1670, il prit le nom de Clément X. Il mourut le 22 juillet 1676.

Page 57, lignes 4 à 6. — En i63o,ThadéeBarberini, qui mourut en 1647, acheta Palestrina à François Colonna, prince de Carbognano (mort en i636).

Page 57, ligne i3. — La célèbre mosaïque de Palestrina représente un paysage égyptien et, d'après certains archéologues, le voyage de l'empereur Adrien en Egypte.

Page 59, ligne 4. — Le manuscrit donne Sarde, iulieude Saïda.

Page 59, lignes 9 à 1 1. — Nous n'avons pas relevé, dans le manuscrit des Voyages, un seul passage antérieur où il soit question de Villa ou Cita-Lavinia. Après avoir raconté sa visite à Palestrina, Montesquieu dit seulement qu'il a vu c la petite

ville Lavinium», dont le nom vrai est Civita-Lavinia. C'est l'antique Laniivium, et non le Laviniam d'Énée, ainsi que nous l'avons dit plus haut.

Page 5g, ligne 14. — Nicolas Desmarets, né le 10 septembre 1648 et mort le 4 mai 1721, fut nommé contrôleur général des finances le 22 février 1708 et le resta jusqu'aux premiers jours de la Régence.

Page 59, ligne 14. — Daniel-François Voisin ou plutôt Voysin, né vers i655 et mort le 2 février 1717, fut chargé par Louis XIV du département de la guerre le 9 juin 1709, et créé chancelier de France le 2 juillet 17 14.

Page 59, ligne 16. — Thomas Raby, comte de Straffort, eut, avec Robinson, évêque de Bristol, la mission de représenter l'Angleterre au congrès d'Utrecht.

Page 59, ligne 19. — Le manuscrit donne Bolinbroke, au lieu de Bolingbroke. — Henri Sent-John, vicomte de Bolingbroke, homme d'État et écrivain anglais, naquit en 1G78 et mourut le 12 décembre 1 —5 1 . Sceptique et versatile, il servit et trahit tour à tour les divers partis politiques de son pays. La France, où il se réfugia de 171 5 à 1723, doit cependant lui tenir compte du rôle décisif qu'il joua dans les négociations du traité d'Utrecht.

Page 59, lignes 19 et 20. — L'abbé Gautier était venu, en 1698, à Londres, comme aumônier du comte de Tallart, ambassadeur de France. Quand les événements obligèrent le comte à partir, l'abbé resta. Aussi put -il servir plus tard d'intermédiaire entre le gouvernement anglais et le gouvernement français. L'un et l'autre le récompensèrent largement après la paix d'Utrecht. Il n'en mourut pas moins, en 1720, sans être évêque, dignité qu'il ambitionnait par-dessus tout.

Page 59, ligne 24. — Mathieu Prior, écrivain et diplomate anglais, naquit le 21 juillet 1664 et mourut le 18 septembre 1721. Après avoir débuté dans les lettres, il fut chargé de missions diplomatiques auprès de puissances étrangères, notamment en France. La part qu'il prit aux négociations du traité d'Utrecht lui valut une accusation de haute trahison et deux ans de prison préventive.

Page 59, ligne 26. — Le manuscrit donne Uxels, au lieu dCHuxelles. — Nicolas Du Blé, marquis d'Huxelles, né le 24 janvier i652 et mort le 10 avril 1730, renonça à l'Église pour suivre la carrière des armes. Créé maréchal de France en 1703, il fut un des principaux négociateurs du traité d'Utrecht en 171 3. Sous la Régence, il devint président du Conseil des Affaires étrangères

et membre du Conseil de Régence. En 1726, il reçut le titre de ministre d'État.

Page 60, ligne 1 1. — Les deux places dont Montesquieu n'a pas mis ici les noms sont celles de Furnes et de Menin, que Louis XIV abandonna aux États-Généraux, avec Ypres et Tournay, par le traité d'Utrecht.

Page 60, lignes i5 et 16. — François de Boufflers, né le 10 janvier 1644 et mort le 22 août 171 1, fut créé maréchal de France le 27 mars 1693. C'est lui qui défendit Lille contre le prince Eugène, en 1708. Ses exploits lui valurent le titre de pair de France.

Page Go, ligne 19. — Sébastien Le Prestre de Vauban,le grand ingénieur militaire, naquit le i5 mai 1 6 3 3 , fut fait maréchal de France en 1703, et mourut le 3o mars 1707.

Page 61, ligne 8. — Louis, vicomte d'Aubusson, duc de Roannais et de La Feuillade, naquit le 3o mai 1673 et mourut le 29 janvier 1725. Fils de maréchal de France, il le devint luimême le 2 février 1724. Marsin et lui commandaient les Français à la bataille désastreuse de Turin (7 septembre 1706).

Page 61 , ligne 29. — Louis d'Ornaison, comte de Chamarande, né vers 1660 et mort le iel" novembre 1737, fut nommé lieutenant général en 1704.

Page 62, ligne 12. — A la suite du paragraphe sur le Mont Testaccio, se trouvent, dans le manuscrit (mais biffées) quatre lignes sur la nature du froid :

« Le froid consiste en de petits ressorts de l'air qui cherchent à se détendre. Voilà ce qui cause les fluxions de poitrine. Ces petites spirales, se détendant, rompent les bronches. »

Page 62, ligne 26. — Sigismond II Auguste, roi de Pologne, né en i520, succéda à son père Sigismond Ier, le ier avril 1548, et mourut lui-même le 7 juillet 1572.

Page 63, ligne 17. — Le Prétendant eut deux fils: Charles- Edouard, né le 3i décembre 1720 et mort le 3i janvier 1788, qui prit le titre de comte d'Albany; et Henry -Benoît, né le 6 mars 1725 et mort le i3 juillet 1807, qui fut promu cardinal le 3 juillet 1747, et s'appela cardinal d'York.

Page 65, ligne 7. — Par Ahnanza, il faut entendre ici la bataille d'Almanza, que l'armée franco -espagnole, commandée par le duc de Berwick, remporta le 2 5 avril 1707 sur les troupes anglaises, hollandaises et portugaises, qui soutenaient la cause de l'archiduc Charles contre celle de Philippe V.

Page 65, ligne 12. — Louis de Lorraine, fils de François, duc de Guise, naquit le 6 juillet i555. Il fut nommé archevêque de

Reims en i-5jS et promu cardinal en février 1578. Sa dignité de prince de l'Église n'empêcha point Henri III de le faire tuer à Blois, le 24 décembre 1 588.

Page 65, lignes i3 à i5. — Montesquieu a cité les paroles de Sixte-Quint dans ses Réflexions sur quelques Princes1. Il ne les aurait pas notées dans ses Voyages s'il les avait connues auparavant. Les Réflexions ont donc été rédigées après 1729.

Page 65, lignes 16 et 17. — Le 24 juillet 1712, le maréchal de Villars remporta à Denain, sur le prince Eugène, la glorieuse victoire qui fut suivie, le 26 septembre, de la prise de Douai.

Page 65, ligne 22. — Il s'agit ici de la prise de Lille en 1708, à laquelle nous avons déjà consacré une note.

Page 66, lignes 21 et 22. — Jean-François Fouquet devint Jésuite, fut envoyé comme missionnaire en Chine, vers 1690, et rentra en Europe en 1720. A la suite de quelques difficultés, il quitta la Société, mais n'en fut pas moins nommé évêque in par tibus d'Éleuthéropolis. Les études qu'il fit pendant son séjour en Orient lui permirent de publier, entre autres ouvrages, celui qui a pour titre : Tabula chronologica Historiœ Sinicœ (Rome, 1729). Montesquieu parle de lui, à plusieurs reprises, dans son Spicilegium, notamment au folio 397 :

«J'ai eu, ce ier février [1729], une très grande conversation avec Mer Fouquet, qui étoit un Jésuite, que M. Mezzabarba trouva contraire aux rites; fut (sic) envoyé à Rome par ledit Mezzabarba, pour soutenir devant la Congrégation la sagesse de ces (sic) décrets; et, comme M. de Tournon avoit fait un autre Jésuite (qui s'éleva contre les rites) évêque, on appela le P. Fouquet la seconde édition du Père »

Page 70, ligne 6. — Jean-Marie del Monte, né à Rome le 1 o septembre 1487, fut promu cardinal en 1 536. Élu pape le 8 février i55o, il prit le nom de Jules III. Il mourut le i3 mars 1 555.

Page 70, ligne 23.— Donato Lazzari, dit Bramante, peintre et écrivain, mais surtout grand architecte, naquit à Monte- Astroaldo, près d'Urbin, en 1444, et mourut à Rome, en 1 5 14. La basilique de Saint-Pierre est son œuvre capitale. Parent de Raphaël, il le fit venir à Rome et le présenta à Jules IL

Page 70, ligne 26. — André Sansovino, sculpteur de l'école florentine, naquit en 1460 et mourut en 1529.

Page 71, ligne 16. — Le i3 janvier i638, Louis XIII mit le royaume de France sous la protection spéciale de la Vierge, et,

Page 1