DES MANUSCRITS XIII
des corrections et des suppressions plus ou moins importantes; quelques-unes de la main de l'auteur.
Si nous passons maintenant aux notes autographes prises par Montesquieu alors qu'il était dans le Hartz, nous constatons qu'elles sont écrites sur huit feuilles doubles. Seulement, la première de ces feuilles est presque de moitié moins grande que les suivantes. Elle n'a guère que vingt-trois centimètres de haut, au lieu de trente et un qu'ont les autres, et dix-huit centimètres de large, au lieu de vingt- trois.
Le bas de la seconde moitié de la cinquième feuille a été déchiré, sans d'ailleurs qu'il y eût rien d'écrit.
La i2« page, la 26°, la 3o°, la 3i° et la 32e sont restées en blanc. Elles n'ont pas même de numéros d'ordre, à part la 26e, en tête de laquelle on lit 25. Cela prouve que le numérotage n'est pas régulier et tient à ce que Montesquieu n'a pas coté la 12e page.
Notre manuscrit est un brouillon dans toute la force du terme. Les premières lignes paraissent même avoir été écrites d'abord au crayon, puis repassées à l'encre. Certaines pages ont des marges; plusieurs n'en ont point. La grosseur de l'écriture, la teinte de l'encre et l'écartement des lignes varient parfois d'un alinéa à l'autre. De nombreux passages ont été biffés, modifiés ou ajoutés après coup. Les taches ne font pas défaut.
Un détail à signaler dans les Notes sur le Hartz est la présence de croquis.
A la page 2, on distingue mal, vers le haut, sous l'écriture, comme une poire aplatie et inclinée, au milieu de laquelle il semble qu'on doive lire Lautenthal, et, plus bas, on voit très nettement, à gauche, une sorte de gousse, sur laquelle est écrit Vildeman, et, à droite, un carré dont le coin droit inférieur se développe en demi-lune, et qui renferme le nom de Zellerfeld. Nous n'avons pas reproduit ces dessins, qui, sans doute, représentent le plan très élémentaire de trois villes métalliques ou de leurs territoires.
En revanche, nous donnons ci-dessous' une image photographique du dessin que Montesquieu a fait des pompes au moyen desquelles, en 1729, on épuisait, dans le Hanovre, les eaux qui s'amassaient au fond des mines. L'artiste s'y est pris à deux fois (page 22 et page 23) pour tracer une 'figure qui le satisfît. Le dernier croquis lui-même témoigne, du reste, moins de son