De la branche de Kalenberg
MÉMOIRES SUR LES MINES 25g
Dans ces temps-là commencèrent les mines de Lautenthal.
Jules, fils de Henri, à force de travaux et de dépenses, acheva de mettre ces mines en état. Elles 5 avoient été autrefois travaillées. Dans le partage qu'Albert P'', dit le Grand, duc de Brunswick, fit de son état entre ses enfants, l'an 1264, î^ ^^^ déjà fait mention de ces mines. De plus, du temps de Henri -le -Jeune, on en voyoit les ruines et
10 des signes indubitables de leur abandon. On y trouve encore aujourd'hui des armes anciennes enfouies.
Schreiber croit que ce fut sous l'empereur Othon IV que ces mines furent abandonnées. Un
i5 manuscrit de la généalogie des ducs de Brunswick qu'il cite, et qui est cité par Althingtit (sic), dit qu'un Hermann Grewich, dont l'Empereur avoit débauché la femme, fit révolter les ouvriers de l'Hercynie, à qui il commandoit, et que le travail fut
20 abandonné.
On ne sait pas bien quand elles ont commencé. Tacite nous apprend que, de son temps, il n'y avoit pas de mines en Allemagne. On croit que celles-ci furent ouvertes sous Henri-l'Oiseleur. On dit que
25 les mines de Saxe ne sont pas si anciennes. La tradition est que ce furent les ouvriers du Hartz qui allèrent les travailler.
Il y a au Hartz sept veines métalliques principales, le long desquelles les mines sont situées. Elles vont
3o d'orient en occident, et celles qui sont dans cette position sont les plus constantes. Il y en a en Saxe
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qui vont du septentrion au midi <; mais elles sont peu constantes et peu riches. Il n'y en a point d'exemple au Hartz.
Les veines des mines du Hartz ne sont pas perpendiculaires 3, mais inclinées suivant le plan de la montagne, comme on voit dans cette figure (i). C'est pour cela ^»*^'- A que les bois qui empêchent les écroulements X I et forment les allées et les communications, / I sont mis dans la position de cette fîgure(2); lo
F.G. 2. g^ ijgy q^Q^ dans les mines de Hongrie, ils sont mis dans cette position-ci (3). Dans les mines de Mansfeld, qui sont de cuivre, les couches sont horizontales. Je ne les ai point vues, mais on me l'a dit au Hartz. Comme '°*'' i5 elles sont basses, les mineurs sont obligés de travailler sur le ventre, avec le ciseau, et ils ont tous une espèce de torticolis.
Au Hartz, la veine n'étant pas perpendiculaire, les trous par lesquels on tire l'eau et le minerai ne 20 le sont pas non plus. Les machines sont donc un peu penchées, ce qui en augmente le frottement, que l'on sauve par des rouleaux.
Les lieux où sont les veines métalliques ayant été creusés par les anciens, on n'a plus besoin de les 25 chercher; au lieu que les anciens ne les trouvoient qu'en tâtonnant.
1 . Nota que Marsigli met presque toutes les mines de Hongrie du nord au sud, ou à peu près, dans sa tab. 9, tome III.
2. [N., p. 9 :] Les veines des mines du Hartz ne sont pas perpendiculaires comme en Hongrie.
MÉMOIRE^ SUR LES MINES îlîl
Chaque mine a un aqueduc qui sort au pied de la montagne, et, dans les endroits crû les travaux sont à une plus grande profondeur, on élève l'eau jusqu'à l'aqueduc. Il y en a un fameux, qui a i,3oo klafters : le klafter de 6 pieds 8 pouces'. Le duc Henri-le- Jeune le fit faire et passer au travers le rocher. Il fut fini en quatorze ans. Toutes les mines situées sur la veine principale s'en servent, Entrant dans la Dorothée', j'ai descendu 75 klafters avant d'arriver
0 à l'aqueduc. On voit, par tout ceci, quels avantages les mineurs d'aujourd'hui ont sur les anciens.
Les anciens, qui n'avoient pas la poudre à canon, travailloient les mines dures, telles que sont celles du Hartz, avec beaucoup de difHculté.
% De plus, leurs pompes n'étoient pas si commodes. Ils les faisoient mouvoir avec des machines de fer, et chaque pompe avoit une machine particulière; ce qui faisoit beaucoup de frottement et beaucoup de pesanteur à vaincre. A présent, on se contente
o d'attacher bout à bout plusieurs chevrons, qui 11e font qu'une seule pièce, le long de laquelle on attache toutes les pompes 3; de sorte qu'en la baissant
I, |N., p-gO La brasse ouWn/ïwest de 6 pieds 8 pouces.
î. Ily aunpuitsàTumrosenhofdeiSoA/d/i'et'sdeprofondeur, dont il y en a 100 au-dessus de l'aqueduc.
3. [N-, p. 4 et 5 :] Lea anciens... avaient à chaque pompe \ine machine particulière : ce qui faisoit que tout se rorapoit. A ptësent, c'est une pièce de bois qui va tout du long. Nota qu'elle est plu» légère. — Voyez la figure qui est dans l'excellent livre intitulé : Relation des Mines, de la Manière d'y travailler pi de les faire profiter, par Georges Leinesen, capitaine des mines de la Maison de Brunswick, imprimé à Zellerfeld, l'an 1617, en allemand; et ce livre est considérable, parce qu'on y voit com-
•'. '" ••î-:n r/c^t ^i u" ^',:r et si coini-îiode v^ue ce .• ' ' . •' ^i:'M, qui \a <ii: liciiit de la niir.c cr bw.^
'» 'i:.î\- .. J;î.s ch iqii'vi iiûne, cluijun f::i^'~.il >^ - • ,t . iitx :.a'i< L»U'-'re profiter des inventit^n^ des aMtr;.>, A r'v''v'î:t, tout ^^e coinniuni-jne II n'y a qae l-^s 1 •:"i^•^ qiîi TU' j'-rM^îtent p')itU des lumières de l.i - ■.(-•t;- hi:nî;uno. lin Hori;{rie -, il> >." -cr\ -.irTit ' » »:'':»-s jHiUr taire alitr les pf>mpes et de elie'.ai'.A " • ■• ! lirei le tniiieiai. Au-'^i étoient-ils obligés Cv .•: 'iicr leurs miiit-s sit'"»t qvie l«.urs machines :.e ip-w- \ .'Tiit plus tirer l'eau
{,' > anciens n'avwient pis notre économie» ni i--:^ h( .' X rt i^ljineiils que l'on a tait de ni»s 'jours. •!< r :. .. ^ '-.ier.t j v)int d idées de compaj.(nies, de soci«-tt^'î
/. aCliv)ï'S.
I^vpu.Is le Chrlsi'nnisnïe, ils n'avoient plusd\s':iaves. Il -'.jnblt,' d'u^c crie, partout où ils ont travaillé ^n A!u îU'.;i;ne, on })eut le faire encore aujourd'hui. Je ne 2- .'.- p.ts que cela >ul)siste. 1! y a, au contraire, a'^^jw i. iii^e que non, comme je le ferai voir par un mémvrîe qt:C- je fis il y a vingt ans, et que je joindrai ici.
Un v«)it, appliqué ici à une ma^b.iîie pour tirer de Teriu, un moulin à vent. (Icia n'a pas réussi. L'action -
iiKîit .n a tra\ aille anoicnnenient •i\}\ iiunLS du. lî.utz, ooii ::ic A:<rK-'/i;< a cio dans ks Uiîr.t's d'^ S:ixc. On ne le trou\e pluî» clîj/ les li'niaircs. — C.e l'vre dCtiit tontes les Hia^^hines tiiij'icvtes de soti t' raps et \:\ 'r..ini' le J'Mit on y tiava:i['.»it.