‹ Voyages du Sieur de Champlain ou Journal ès découvertes de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 76 sur 89 · PÉTER · texte numérisé non relu

PÉTER

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« un de nos Pères. Cela me donna occasion de dire « au P. de Vieuxpont qui me pressoit fort que je « lui accordasse de demeurer avec ce Sauvage dans « cesle coste, qui estoit bien l’un des meilleurs « Sauvages qui se puisse rencontrer, mon Père « voici le moyen de contenter vostre révérence, le « Père Vimond sera bien aise d’avoir an compa- « gnon. Ce Sauvage s'offre de mener vostre révé- « rence jusques au lieu ou est monsieur Daniel, si « elle veut demeurer là elle y demeurera, si elle « veut aller quelque mois avec les Sauvages, pour « apprendre la langue elle le pourra faire, et ainsi

« le R. Père Vimond et vostre révérence auront

« leur contentement: le bon Pére fut extresmement « Joyeux de ceste occasion qui se présentoit, ainsi «il s'embarque dans la chalouppe du Sauvage, je « lui laissai tout ce que nous avions sauvé, hormis «le grand tableau duquel le matelot basque s’es-

« Loit saisi, mais j avois bien pensé au retour de lui

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« faire rendre, si une autre disgrâce ne nous füt

« arrivée. Nous partismes donc de la coste le 6 oc-

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« tobre, et après avoir enduré de si furicuses tem- « pestes que nous n'avions encores expérimentées, « le quarantiesme jour de nostre départ entrant « dans un port proche de Sainet Sébastien, nous

« fismes derechef un second naufrage, le navire

«rompu en mille pièces, toute la molue perdue, ce que je peus faire ce fut de me sauver dans

1 de dire t que je asc dans cilleurs on Pére ence, le COMpae r'évéuiel, si , Si elle s, pour et ainsi auront Iement L, ainsi age, Je 10rmis e s’esde lui us füit 6 octemitées, trant nous avire due, dans

«une chalouppe, dans laquelle je me Jettai avec « des pantoufles aux pieds, etun bonnet de nuict ‘en teste, el en ceste esquippage m'en aller trou- «ver nos Pères à S. Sebastien, d’où Je partis il y à « huict jours, et suis arrivé à Bourdevac proche « de Bordeaux le 20 de ce mois. Voilà le succeds « de nostre voyage, par lequel vostre révérence « peut juger des obligations que j'ai à DIEU. »

De Rouen je m’acheminai à Paris , OÙ Je fus salucr Sa Majesté, monselgneur le cardinal et messieurs les associez, auquel je fis entendre tout le suject de mon voyage, et ce qu'ils avaient à faire, tant en Angleterre qu'aux autres choses qui convenoient pour le bien et utilité de ladite Nouvelle France , l’on despescha quelque temps après mon arrivée à Paris , le sieur Daniel le médecin pour aller à Londres treuver mondit sieur l'ambassadeur , avec lettres de Sa Majesté pour demander au Roy d'Angleterre qu'il eust à faire rendre le fort et habitation de Québec, et autres ports el hävres qu'il avoit pris aux costes d’Acadie , après la paix faicte entre les deux couronnes de France et d'Angleterre : ce que mondit sieur l'ambassadeur demande au Roy et à son conseil , qui ordonna que le fort et habitation scroient remis entre les mains de Sa Majesté , ou ceux qui auroient pouvoir d'elle, sans parler des costes d'Acadie.

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