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sible pour bastir une chalouppe du desbris du « vaisseau, avec laquelle nous irions rangeant la « coste chercher quelque navire de pescheurs. On « se mit doncquesàtravailler avec meschants ferre- « ments que lon treuva, elle estoit bien advancée « le quatriesme jour, lorsque nous eusmes cognois- « sance d’une chalouppe qui estoit sous voille ve- « naut vers le lieu où nous estions, ils receurent « dedans un de nos matelots qui alla tout seul plus « proche du lieu où elle devoit passer, i!s le mené- « rent dans leur vaisseau parler au maistre, au- « quel il raconta nostre disgrâce, le maistre tout « aussi tosts'embarqua dans une cllouppe et nous « vint treuver, nous offrit à tous Le passe. Nous « voilà en asseurance , car le le::demain tous !es « hommes couchérent dans son vaisseau. C'estoit « un vaisseau basque qui faisoit pesche à une lieue « et demie du rocher, où nous fismes naufrage, et « pour autant qu'il restoit encore bien du temps « pour achever leur pesche, nous demeurasmes «avec eux ce qui restoit du mois d'aoust, et tout « le mois de septembre. Le premier d'octobre ar- « riva un Sauvage qui ‘ist au maistre que sl ne « s'en alloitil ÿ auroit danger que les Anglois ne le « surprissent. Ceste nouvelle le disposa au départ. « Le mesme Sauvage nous dist que le capitaine « Daniel estoit à vingt-cinq lieues de là qui bastis-
« soit une maison, et y laissoit des François avec
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