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d'estre des premiers qui ont descouvert ces terres, il est question quelles elles sont. IL est três certain que quand il se fait quelque descouverture nouvelle, l'onest assez curieux d'en descrire les temps, ce que les Anglois n'ont oublié, ni les autres naons, suivant les mémoires qui leurs sont envoyez, ils n'oublient rien de ce qui se fait, mais nous ne treuvons en aucuns autheurs que les Anglois aient Jamais pris possession des pays de la Nouvelie France, qu'après les François.
Il est vrai que les Anglois ont descouvert du costé du Nort vers les ierres de la Brador et Freton Davis, des terres , isles, et quelques passages depuis le 56° degré vers Le pôle artique, comme il se voit par les voyages qui ont esté imprimez tant en Angleterre, qu'ailleurs, par lesquels il appert de quoi ils se peuvent prévalloir sans usurpation, comme 1ls ont fait en plusieurs lieux de la Nouvelle France : il faudroit estre aveugle, sans cognoissance, pour ne voir ce que les histoires nous font cognoistre de véritable.
En premier lieu, Sébastien Cabot, sous le commandement du Roy Henry VII d'Angleterre l'an 1499 fut pour descouvrir quelques passages vers la Brador et s'en revint sans fruict, et depuis les anuées 4576, 77 et 78 messire Martin Forbichet 4 fit trois voyages , sept ans après Honfroy Guille-
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destroit appellé de son nom. Estienne Permenud fut à l'isle de Terre Neufve à la coste du Nort de l'Est de l'isle, en l'an 4585. Un autre peu après nomme Rtehard Vuitaaboux N. fut à la mesme coste, en suitte un appellé le capitaine George y fut en l'an 1590 vers le Nort, de plus fraîche mémoire l'an 1612 y fut un capitaine anglais au Nort, où 1 treuva un passage par le 65° degré, comme il se voit par la carte imprimée en Angleterre , et y treuvant des difficultez pour treuver le passage que tant de navigateurs ont recherché, pour aller aux Indes Orientales du costé de l'Ouest : et depuis 55 ans ils se sont estendus tant aux Virgines qu'aux terres qui nous appartiennent.
Or le commun consentement de toute l'Europe est de despeindre la Nouvelle France, S'estendant au moins au 99° et 00° degrés de latitude, aimsi qu'il appert par les mapemondes imprimées en Espagne, lalie, Holande, Flandre, Allemagne et Angleterre, mesme sinon depuis qu'ils se sont emparez des costes de la Nouvelle France, où est l'Acadie, Étechemains, Almonchicois, et la grande Rivière de Sainet Laurent, et ils ont imposé à leur fantaisie des noms de Nouvelle Angleterre, Escosse , et autres, mais il est mal aisé de pouvoir effacer une chose qui est cognue de toute la chres-
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Relation de ce qui s’est passé durant l’année 1631,
Messieurs les associez de la Nouvelle France résidents à Bordeaux firent équipper au mois d'avril de la présente année 1651 un vaisseau, commandé par un nommé Laurent ferchaud, dans lequel vaisseau ils auroient fait charger tout ce qui estoit nécessaire pour secourir le fort et habilation Sanct Louis, scitué au cap de Sable coste d'Acadie , sur l'entrée d'un bon hâvre, et muniionné de tout ce qui lui est besoing pour la défence d'icelui.
Ayant fait sa navigation, et donné au sieur de la Tour commandement pour la compagnie dans ledit fort, ce dont il estoit chargé par lesdits associez, fit son retour à Bordeaux à la fin du mois d'aoust en suivant, et repassa !? sieur de Krainguille Hicutenant dudit sieur de la Tour, lequel apporta nouvelle comme les Escossois ne se résoudoient point à quitter le Port Royal, mais qu'ils s y accommodoient de jour à autre, et y avoient fait venir quelques mesnages et bestiaux pour
peupler ce lieu qui ne leur appartient que par l'u-
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à sieur de gnie dans dits assodu mois e Krainr, lequel se résouais qu ils V avoient ux pour
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DE CHAMPLAIN. 307 surpalion qu'ils en ont faite, comme a este dit cidessus.
Lesdits associez recognoissant ce qui estoit nécessaire sur ce que leur mandoit ledit sieur de la Tour, réquippérent le mesme vaisseau au mois d'octobre dernier, monstrant par leur diligence qu'ils n’oublient rien de ce qui est nécessaire pour le peuplement et conservation de ces lieux, où ils ont envoyé quantité d'artisans et des religleux Récolets.
En ceste mesme année messieurs les directeurs de Paris et Rouen firent équipper deux vaisseaux tant pour aller secourir l'habitation Saincte Anne en l'isle du cap Breton, que pour aller à Miscou et Tadoussac faire traite et la pesche de poisson. Le premier vaisseau commandé par Hubert. Anselme partit de Dieppe le 25 mars, accommodeé de tout ce qui lui estoit nécessaire pour son voyage : aprés quelques mauvais temps il fut jusques au travers du cap des Rosiers, à quelque dix où douze lieues de Gaspey entrée du grand fleuve Sainet Laurent , où estant il apperceut vers l'eaue quelques vaisseaux qu'ils jugèrent estre anglois, qui leur ft changer de routte et aller à Miscou pour faire leur traitte avec les habitants du pays.
Le second vaisseau où commandoit le capitaine Daniel partit le 26 d'avril et fut à l'habitation
Saincte Anne chargé et accommode de tout ce qui
ESLOIL NéCEssAIre pour Ci dit lieu, qui est en très bonne scituation, sur l'entrée de l'un ues meilleurs ports de ces costes, les contrariétez de mauvais temps lui furent fascheuses et n'arriva sur l’escore du grand ban que le 16 de juin, où il vit quantité de glaces : le 18 terrirent au cap de Raye, peu aprés apperceurent un vaisseau qu'ils jugérent estre turc, lequel arrivant sur eux vent arrière , les fit appareiller et mettre en défence, mais le Turc ayant apperceu quantité d'hommes sur le üllacilse retira, et fit porter sur un navire basque, auquelil tira quelques coups de canon et l’aborda: mais comme ils n'estoient pas bien saisis 1ls se séparérent, et en ceste séparation nn matelot basque qui estoit sur l'arrière de son vaisseau prit l’enseigne qui estoit sur l'arrière de celui du ture, laquelle il attira à lui, et aussitost le vaisseau basque commença à fuir, et en fuyant ne laissoient de tirer forces coups de canons qui estoient sur l'arrière dudit vaisseau, de façon qu'il se sanva et emporta ladite enseigne, dans laquelle estoient dépeints trois croissants. Le vaisseau du capitaine Daniel continuant sa routte, fut tellement contrarié de brunes et grand vent, que ne pouvant porter voilles se treuva en une nuict obscure à huict brasses d'eau, et entendoit la lame qui battoit contre les rochers, aussitost il jette l’anchre atten-
dant Le lendemain, pour voir s'ils pourroient cog-
est en ur'es
i ues meilez de mauarriva sur n, où il vit ap de Raye, qu'ils jugé- 1x vent arfence , mais nmes sur le vire basque, et l’aborda:
sis 1ls se séelot basque u prit l'enui du turc, aisseau baslaissoient de nt sur l'arse sanva et lle estoient u capitaine ent contrauvant por- ‘ure à huict qui battoit ichre atten-
‘roient COg-
DE CHAMPLAIN, 369 noistre la terre, ce qu'ayant fait ils recogneurent que les marées les avoient portez aux isles Sainct Pierre, où prenant cognoissance de la terre arrivérent au fort et habitation Saincte Anne le 24 de juin, où ils treuvérent quelques désordres, causez par l’assassinat commis par Gaude qui commandoit audit fort, en la personne d'un nommé Martel de la ville de Dieppe, qui estoit son licutenant.
Le capitaine D: oyant ce désordre, et que ceux de l'habitat: { retenu prisonnier ledit Gaude leur capit s cet assassinat, s’'informi de ce faict, tant des hommes de l'habitation que de la bouche dudit Gande, et apprit que le lendemain de la Pentecoste ledit Gaule et Martel ayant souppé ensemble, l'heure d'entrer en garde estant venue, Gaude donna le mot à Martel, et aussitost entra dans le fort où il chargea une carabine de trois balles qu'il tira sur ledit Martel, par une canonière dudit fort, ainsi qu'il jouoit aux quilles, et lui donna trois balles dans le corps dont l’une lui perça le cœur.
Ceste action ainsi laschement commise ne peut estre excusable audit Gaude, quoiqu'il soit vrai que jamais ils ne se soient peu accorder ensemble, et que leurs humeurs estoient du tout incompatibles : car si Gaude avoit envie de chastier ledit Martel, il devoit le faire prendre et le tenir pri-
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