‹ Voyages en Éthiopie (janvier 1882-octobre 1884) notes, lettres & documents diversChapitre 2 sur 16 · PAR · texte numérisé non relu

PAR

Paul SOLEILLET

Obock et l'Ethiopie méridionale présentent-ils, pour la France» un intérêt suffisant pour légitimer, Monsieur le Ministre, les mesures que je viens vous engager à prendre ?

Les considérations suivantes sont, ou du moins me paraissent de nature à démontrer l'intérêt considérable qu'il y a pour la France, au triple point de vue du maintien de son influence, de l'extension de son commerce, de la sécurité de ses possessions de Pextrême Orient ^ de songer sérieusement à Obock et à TEthiopie méridionale.

Les considérations que je vais avoir Thonneur, Monsieur le Ministre, de vous présenter, auront au moins le mérite de Têtre par Tun des Français qui ont, jusqu'à présent, fait le plus long séjour à Obock; par celui qui a ouvert la route d'Obock au Kaffa I

Dans le but d'assurer, pour le jour où le détroit de Lesseps serait terminé) nos libres communications avec nos possessions de l'extrême Orient, le gouvernement faisait, dès i856, acheter par M. Lambert, son agent consulaire à Aden, le territoire d'Obock, territoire situé sur la grande route maritime de Suez aux Indes, faisant partie de la côte orientale d'Afrique et placé en face d'Aden, acquisition qui fut ratifiée par le traité du 1 / mars 1862,

On espérait en outre par cette acquisition :

Créer une nouvelle colonie française, faire ainsi plus largement participer au trafic de la mer Rouge et du golfe d'Aden le commerce français, et lui ouvrir en même temps des débouchés vers l'Ethiopie méridionale.

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