‹ Voyages et aventures dans l'Afrique equatorialeChapitre 179 sur 247 · Voir n°* 15 et 16, 5 et · texte numérisé non relu

Voir n°* 15 et 16, 5 et

l'afriqüe Equatoriale.

Mi

crâne plus grande que dans le nshiégo-mbouvé, comme l’indique le tableau de mesures que j’ai donné. Le crâne se rapproche un peu plus de la forme du crâne humain. Le pelvis ou bassin est plus large que haut; en général, cependant, il est conformé comme celui du chimpanzé ou du nshiégo-mbouvé ; mais chez ces derniers, le bassin a plus de hauteur que de largeur.

Il y a deux points â remarquer, deux différences capitales, qui, suivant mon opinion, signalent plus fortement encore l’abîme qui existe entre les types les plus imparfaits de l'espèce humaine et les plus parfaits des singes. Un de ces points, c’est que, dans le singe anthropoïde, la colonne vertébrale n’a quune seule courbure, en forme d’arc, qui lui donne comme par un ressort élastique la faculté de se préserver d’un choc soudain, en se sauvant ou en sautant à quatre pattes; tandis que dans l’homme l’épine dorsale a trois courbures divergentes qui, toutes trois, répondent aux mêmes fins, tant que le corps garde la position verticale , mais qui ne se prêtent pas à l’allure à quatre pattes. En outre, la manière dont la tête s’articule à la colonne dorsale oblige l’homme à se tenir debout; tandis que chez le singe cette articulation est telle qu’il est obligé de rejeter sa tête en arrière, quand il est debout, afin de maintenir l’équilibre imparfait de son corps; aussi ai-je souvent remarqué que le gorille ne peut garder que très-peu de temps l’attitude verticale.

Chez l’homme, au contraire, la position de la tête et les inflexions de la colonne vertébrale font que l’attitude verticale est la seule qui lui soit naturelle et que toute autre est douloureuse, quand même il ne la prendrait que pour quelques instants. Cette différence est organiqtie; elle ne provient pas de la force de l’habitude, mais elle est la conséquence forcée de la structure anatomique.

Toute la charpente humaine atteste que l’homme a été créé pour se tenir debout , et ses membres supérieurs, au rebours de tous les quadrumanes, ne peuvent lui être d’aucun usage dans l’acte de la locomotion.

Puis vient la tête avec son cerveau si développé. Les condyles de l’occiput sont ramenés en avant sur la base du crâne; de là le balancement de la tête, qui joue librement sur les vertèbres du cou, avec une légère tendance à se porter en avant. Les bras de l’homme sont

Page 1