‹ Voyages et aventures dans l'Afrique equatorialeChapitre 184 sur 247 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Les Bak&lais. — Étendue du pays dans lequel on le» rencontre. — Leurs qualités. — Motif de leur mélange avec d’autres tribus. — Les Bakalais sont nomades. — Crainte de la mort.

— Vieillards abandonnés. — Leur perfidie. — Représailles. — Querelles à propos des femmes. — Arbitrage. — Palabre au sujet d’un fétiche. — Extérieur des Bakalais. — Propriété. — Devoirs des femmes. — Restrictions aux mariages. — Esclaves. — Costumes.

— Étoffes. — Les chasseurs. — La pêche. — Grands commerçants. — Leurs maladies. —

La lèpre. — Leur musique.

Avant de reprendre mon récit, je crois devoir donner au lecteur quelques détails sur les Bakalais, chez qui j’ai passé plusieurs mois, occupé à chasser et à poursuivre mes explorations.

C’est une des tribus les plus nombreuses, les plus répandues et les plus importantes que j’aie rencontrées dans l’Afrique équatoriale. Depuis le Muni, au nord, jusqu’au Fernand-Vaz, au sud, et depuis le littoral jusqu’au pays des Apingis, j'ai vu des établissements de Bakalais. Au nord, ils sont voisins du littoral et riverains des fleuves ; mais à mesure que je me suis avancé au sud, je les ai vus s’éloigner de l’Océan et s’enfoncer dans l’intérieur des terres. Leurs établissements sont très-disséminés; souvent j’ai trouvé des villages de Bakalais indépendants, perdus au milieu des pays occupés par d’autres tribus. Je ne saurais dire jusqu’à quel point ils se sont avancés dans l’intérieur; mais les Ashiras les regardaient comme leurs voisins, et les Apingis même, quand je m’informais des Bakalais, me montraient l’est et le ccnfre inconnu du continent.

Sur le Rcmbo, c’est tout à fait encore une peuplade de l’intérieur, sachant à peine diriger une pirogue. Entre le Gabon et Corisco, ils vivent sur le bord des fleuves et sont, au contraire, comme je l’ai dit, d’excellents bateliers. Mais partout où ils se trouvent, ce sont de grands chasseurs, de fins commerçants et des guerriers perfides.

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