‹ Voyages et aventures dans l'Afrique equatorialeChapitre 200 sur 247 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

Les Ashiras se défient de nies intentions. — Départ pour le pays des Apingis. — Bénédiction du roi Olcnda. — Passage de l'Ovigui. — Curieux pont suspendu. — Physionomie du pays.

— Gorilles. — Rencontre du roi des Apingis. — Je tombe dans une fosse d'éléphant. — Famine. — Moustiques. — Vue de la rivière Hcmbo. — Réception qui m’est faite chc^ les Apingis. — Harangue du roi. — On m'offre un esclave pour mon souper. — Les mystérieux Sopadis, race aux pieds fourchus. — Demande d'une montagne de perles et de marchandises. — Fécondité des femmes. — Extérieur do la population. — Un piège à léopard. — On m’investit du sceptre kendo. — Huile de palmier. — Vin de palmier. — Ivrognerie générale. — Tatouage. — Toilette des femmes. — Manque absolu de modestie.

— On prétend que je suis marié. — Tissage de la toile. — Propriétés chex les Apingis.

— Métier à tisser des Apingis. — Le Ndcngui. — Fétiche pour tuer les léopards. —

Ceinture de guerre.

La résolution que j’avais prise île pousser plus loin mes explorations dans [l’intérieur du pays excita la méfiance des Ashiras. Tous les chefs vinrent trouver Olenda pour lui témoigner leur mécontentement. Ces gcns-là craignent toujours qu’on n’intervienne dans leur commerce. Si l’homme blanc, se disent-ils, pénètre une fois chez les peuples de l’est, ceux-ci ne se soucieront plus de trafiquer avec les Ashiras. Voulant calmer leurs inquiétudes, je leur exposai franchement le but de mes excursions; j’étais venu, non pas comme trafiquant, mais comme voyageur, pour faire des collections d’animaux rares. Olenda dit enfin : « cet esprit doit faire ce qu’il veut ; il m’a été envoyé par mon ami Quengucza, qu’il agisse comme il lui plaira. »

Alors, ces coquins de chefs vinrent me demander quels cadeaux je comptais leur faire s’ils consentaient à me laisser partir. Là-dessus, j’aflcctai une grande colère; n’étais-je pas leur hôte, l’étranger confié à leurs soins? comment avaient-ils la bassesse de me rançonner? Cette apostrophe les rendit tout confus. Je leur donnai ensuite de moi-même quelques bagatelles pour m’assurer leur bienveillance.

Leurs appréhensions , du reste , avaient quelque apparence de

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