‹ Voyages et aventures dans l'Afrique equatorialeChapitre 24 sur 247 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Départ pour l'intérieur. — l^s prairies. — Bizarre méprise. — Les hippopotames. — Ngola. — Théologie des nègres. — Chasses. — Supplice d'une femme. — Le rhum. — Les Shekianis. — Leur extérieur, leurs manières et leurs coutumes. — Polygamie. — Mariage. — Superstitions. — Boa hrachicheros. — Campement dans les bois. — Enjouement africain. — Un repas solide. — Chaise au léopard. — Crandes Joies. — Superstitions au sujet du léopard. — Coup de feu tiré sur un éléphant. — Heneontre d'un boa. — Buffle sauvage. — Retour à Sangatanga. — Je suis accusé de sorcellerie. — Idoles. — Trésors du roi Ban go. — Cimetière des buracous. — Spectacles dégoûtants. — Situation des esclaves en Afrique. — Cimetière des Oroungou*. — Une plage africaine. — Ln pointe Fétiche.

Quand je demandai au roi la permission d’alier chasser dans l’intérieur des terres, il me fournit aussitôt vingt-cinq hommes pour porter tous mes bagages et pour m’aider dans mes chasses. Trois d'entre eux étaient les propres esclaves de Sa Majesté ; on les regardait comme les premiers chasseurs du pays. C'étaient les pourvoyeurs de là table royale; passant leur vie à la chasse et à l'alTùt, ils luaicnl des éléphants pour le compte du roi et lui en apportaient l'ivoire.

.le désirais pénétrer dans cette région encore inexplorée, jusqu’à la rencontre de la rivière de Nazareth qui devait se trouver, d’après toutes les données, à une distance d’environ cent milles, à l’est. Pour prix des services de ces hommes, je promis de leur donner à chacun quarante mètres de cotonnade s’ils se conduisaient avec fidélité. Ils parurent tout disposés à me suivre et très-satisfaits de ce marché.

En deux jours, j’eus fait tous mes préparatifs de départ. Dans l’idée que nous allions rencontrer des éléphants, des léopards, des buflles, et le gorille, je inc pourvus d'une bonne quantité de balles. On m’avait prévenu de l'extrême abondance du gibier dans la contrée que j’allais visiter, contrée peu peuplée, mais bien plus favorable au chasseur que les terres au nord du Cabon. Cet avis se trouva juste.

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