INDIGÈNE DE L'ALASKA MALEMOUTE
Les différentes peuplades entretiennent les unes avec les autres d’actives relations de commerce, On rencontre communément, à 400 kilomètres dans l’intérieur des terres, des vêtements vendus par les Tchouktchis de la côte. En échange ils reçoivent de l'huile, des os, des pelleteries. Whymper s’est assuré d’un fait assez curieux : les martres, nommées dans le commerce zibelines de la baie d'Hudson, les castors, les renards pris près des sources du Youkon, sont vendus par les
rt
iil, de
e renr® été enpnt jusssus du
vec les e comes, des change er s’est dans le les repar les
tribus riveraines de ce fleuve aux naturels de la côte, qui, à leur tour, les rétrocèdent aux Tchouktchis. C’est ainsi que ces fourrures arrivent à la baie d’Anadyr, oüelles passent entre les mains des marchands russes et américains.
Les indigènes sont, pour la plupart, pourvus de fusils à pierre, qu'ils se sont procurés au moyen d'échanges de fourrures. Îls ne s’en servent guère pour la chasse. Les! petits animaux, lièvres, martres, coqs de bruyère et autres, sont or-
VÊTEMENT D'HOMME MALEMOUTE. VÊTEMENT DE FEMWE M4LEMOUTE.
dinairement pris au piège; ils forment une des principales ressources de ce pays pauvre et inculte.
Quant aux productions végétales, on ne trouve que des baies. Les airelles (sortes de müres)et de petites framboises d’un goûtassez agréable croissent en abondance ; les indigènes de l'Alaska en sont très friands et les ménagères les conservent en les faisant confire dans de l'huile de phoque. Mais de tous les luxes gastronomiques, le plus estimé, sars contredit,
par les naturels est ia graisse de renne crue; un Indien ne COLOMBIE ANGLAISE 6