‹ Voyages et aventures dans la Colombie anglaise [microforme]Chapitre 72 sur 72 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y

186 FRÉDÉRICK WHYMPER.

pas sous des housses les pieds des pianos et des tables, j'ai cru pouvoir, un jour, hasarder cette remarque devant mon hôtesse qui n’y a répondu que par un sourire. »

Le prix des immeubles monte de jour en jour à San-Francisco. Il en résulte une excessive cherté des loyers; en outre, la difficulté de trouver des domestiques augmente considérablement les dépenses de tenue de maison. Aussi beaucoup de familles de la classe moyenne se décident-elles à vivre à l'hôtel. Il faut être très riche pour se donner le ’ :xe de demeurer chez soi; mais San-Francisco ne manque pas de millonnaires, et la ville est entourée de villas, de magnifiques résidences et de parcs splendides.

Pendant les premiers jours de la colonisation, presque tout San-Francisco était construit en bois; des incendies le dévastaient fréquemment, et des mains criminelles venant encore accroître le mal, la ville fut trois fois presque totalement détruite. Aujourd’hui encore, dans certains quartiers, des constructions de bois font face à des édifices de pierre. Aussi les pompiers jouent-ils un rôle considérable. Leurs appareils, peints de vives couleurs, incrustés de plaques de cuivre et d’argent, se distinguent entre tous ceux des cités américaines, qui cependant sont remarquables par leur luxe et leur perfection.

Les compagnies de pompiers que nous avons en Europe ne peuvent donner aucuné idée de celles que San-Francisco avait à l’origine. Les trois quarts des habitants, à commencer par les plus notables, s'étaient volontairement engagés pour combattre le fléau des incendies; on tenait à honneur de faire partie de ces associations, et ceux qui les commandaient devenaient des personnages.

Mais à mesure que la ville s’étendit, ces corps, si honorablement composés, dégénérèrent; des aventuriers y furent admis, et des rivalités, des luttes incessantes se produisirent. Souvent il arriva que deux compagnies se rencontrant devant

"ODSIDNVMA=NVS V 'OLNARVUIVS AT ANU

lys

F { + I k il } Î

RS © 3 ie =

ME De Dm SE D OS 5 2 s = =

22 LS SSias E8S 888682 2222235 S22s

DU SDS ST TÉR ia ss Se Sad D es A PS

LÉ Mes SSSos as ssé asus mSésess a

me à Ge DNS en my D en ES Eh ee = Su DD TR ee

188 FRÉDÉRICK WHYMPER.

une maic:1 en flammes, en venaient aux mains et combattaient l’une contre l’autre à coups de revolvers et de couteaux, plus empressées de vider leur querelle que d’éteindre le feu.

Il fallut prendre des mesures pour faire cesser un pareil désordre. Un corps de pompiers, payés par l'État de Californie, fut organisé à San-Francisco, et il fonctionne dela manière la plus satisfaisante. Dès qu’un incendie s’est uéclaré, ce qui arrive fort souvent, une cloche d’alarme retentit dans la ville; le nombre de coups indique le quartier où l’on doit porter des secours.

« Tous les éléments de progrès et de civilisation, dit Whymper, se trouvent réunis sur les rives du Pacifique. San- Francisco possède, sous un petit volume, une somme immense d'énergie; on y vit plus vite en une semaine qu'ailleurs en une année. Mais l’activité n’est pas son seul mérite. Nulle

‘part on ne trouve plus de.gens généreux, dévoués, pleins de foi dans l’avenir, presque tous ont eu à passer beaucoup de mauvais jours et se sont fortifiés par l'épreuve. Pour moi, qui ai joui si souvent de leur cordiale hospitalité, je leur adresse du fond du cœur ce souhait : « Puissiez-vous pros-

pérer et vous étendre! »

mbat- couindre

pareil

Calia Mmaclaré, ans la 1 doit

1, dit . Sanmense 1rs en Nulle ins de up de r moi, e leur

| pros-

Page 1