‹ Voyages et aventures de Lapérouse [microforme]Chapitre 10 sur 46 · GA VOYAGES ET AVENTURES · texte numérisé non relu

GA VOYAGES ET AVENTURES

tombait alors sur le menton, et ce second 1ableau n'était guère plus séduisant que le premicr, Ces fenimes, du reste, couvertes de peaux puantes et le plus ordinairement non tannées, sont les créatures les plus dégoûtantes qu'il y ait

sous le ciel.

Les naturels du port des Francais ne ressemblent nullement aux Esquimaux, race dont jusqu'alors on avait cru qu'ils faisaient! partie; ils sont beaucoup plus grands , maigres, peu robustes, et maladroits dans la construction de leurs pirogues, qui sont formées avec un arbre creuse, relevé de « haque coté par une planche, La maniere dont ils péchent à la ligne est assez igénicuse: ils atlachent à chaque ligne une grosse vessie de loup marin , et ils Fabandonnent ainsi sur l'eau; chaque pirogue jette douze à quinze lignes ; à mesure que le poisson est pris ' il entraîne Ja vessie , et la pirogue court après :

ainsi deux hommes peuvent surveiller douze ?

quinze lignes , sans avoir l'ennui de les tenir À

leur main,

Ces hommes ont fait beaucoup plus de proerès d: Lans nute » d: l: sala , le "IN ares dans 106$ arts que dans la moraie, CE leur m

dustrie est beaucoup plus avancée que celle des

ahabitants de la mer du Sud : ils savent forger le *C- | ler, faconner le cuivre, filer le poil de différents | UX É animaux, el faire à Paiguille, avec cette laine, | D 3 ï FES : ä Il e un {issu pareil à notre lapisserie, Nulle part on | AIL { ne tresse avec plus d'art des chapeaux et des paniers de jonc ; ils sculptent très-passablement * des figures d'honnnes et d'animaux en bois ou Ke en pierre; ils savent aussi tailler en bijoux Ja he serpentine, et lui donner le poli du marbre, il S 1 Ê "O- Ex ? A k Nous avons déjà parlé de leur passion pour le ul ac . à = s .

Jeu; celutauquelilsse livrent habituellement avec re RE .

une espece de frénésie est absolument un Jeu de le, . F :

hasard ; ils ont trente bûchettes, dont chacune a, | CZ KE ; 1!

comme nos dés, des marques différentes ; ils en HG . ” 2 « Ë ‘achent sCpl ; chacun joue à son lour, et celui HE ? 1 : ë qui approcaue le plus du nombre tract sur les sept il A . . . LA ; büchettes , gagne l'enjeu convenu, qui est ordi- : aÉ nairement un morceau de fer ou une hache. Ce : ; à ; ; penchant au jeu les rend tristes et soucieux. Laà x ; pérouse néanmoirs les entendit souvent chanter; ‘à

le chef qui venait le visiter faisait ordinairement le tour du bâtinies en chantant, lesbras étendus en forme de croix et en signe d'amitié : 1 montait ensuite à b: 4 et y Jouail une panlomime qui exprimait où un combat, où une surprise, où fa

mort, L'air qui avait précédé cette danse était

agréable et assez harmonieux. Un dernier trait

achèvera de peindre ces peuples : ils sont anthro-

ophages. Laptrouse déclare qu'iln’apercut chez popha; fl I perc

cux aucune trace de cette féroce coutume ; mais la relation du capitaine anglais John Meares établit d'une manière certaine que ces naturels ne le cèdent en rien, sous ce rapport, aux autres

sauvages de la côte nord-ouest de 1 Amérique.

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