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d'îles de La Croyére, du nom du géographe francais de Lisle de la Croyère, qui s'élait embarqué avec le capitaine Tchirikoy, el qui mourul
pendant celle campagne.
Depuis le 55° dégré jusqu'au 93°, la mer fut couverte de l'espèce de plongeon, nommé par Bullen macareux du Kamtchatka. Get oiseau est noir; son becet ses pattes sont rouges, et il a sur la tête deux raies blanches, qui s'élèvent en huppes, comme celles des kakatoës. Il ne s'éloigne Jamais de terre dé plus de cinq à six lieues, et lorsqu'on le rencontre, on doit être à peu près
cerlain qu'on n’en est qu'à cette distance.
Le 19 au soir, on eut connaissance d’un cap qui terminait Ja côte d'A mérique. L'horizon était Lrés-clur, et l'on n'apercevait au-delà que quaire ou cinq petits flots, auxquels on donna le nom d'iles Kerouart : la poiute fut appelée cap Iector *, C'était le terme de la côte que l'on suivait depuis deux cents licues. Lapérouse dirige sa course au nord, afin de découvrir le revers des terres qu'il venait de prolonger à l'est, TI Jlongea
à une lieue Jes îlots Kerouart et le cap Hector, el
" Cap Sain'-Jan.e: de Dixon.
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traversa des courants très-forts : ils Pobligèrent même d'arriver et de s'éloigner de Ia côte, La nuit ne Jui permit pas d'avancer davantage, etil se tint bord sur bord, Au jour, il veprit sa route de la veille. EH vit le revers de la baie de La Touche, auquel il donna le nom de cap Buache, et plus de vingt lieues de la côie orientale qu'il
avait prolongée les jours précédents.
Le 24, il reconnut un groupe d'îles plates , sans arbres, sans buissons, quoique la cote fût couverte d'herbe et de bois flotté: il les nomma Îles Sartine, Le 25, il continua de courir à l'est vers l'entrée de Nootka, Une brume très-épaisse, qui s’éleva à cinq heures du soir, lui cacha enüièrement la terre , et 11 dirigea sa route vers la pointe des brisants, quinze lieues au sd de Nootka, afin de reconnaître la partie de côte comprise entre le cap Flattery et la ponte des brisants, que le capitaine Cook n'avait pas été \ F* Es « : . .
à même d'explorer : cet espace est d'environ
trente lieues.
Le 5 septembre, on se trouvait par les 42° 58° 56” de latitude nord, et 127° 5° 20° de longitude, au travers de neuf petites îles ou rochers
aus , qui furent nommés {les Necker. On conti-
DE LAPÉROUSE, — 1786. 71 ua à prolonger la terre : à trois ou quatre lieues de distance, on n'apercevail que le sommet des montagnes au-dessus des nuages ; elles étaient couvertes d'arbres, et lon n'y voyait point de neige. À la nuit, la terre s'étendait jusqu'au S. E. ; mais les vigies assuraient l'avoir vuc jusqu'au S, 134 S. E, Inceriain de la direction de cette cote qui n'avait Jamais cLé explorte, Lapcrouse fit petites voiles au S. S. O. Au jour, on ipercevait encore Ja terre , qui s'étendait du N. au N. 174 N. O. On gouverna au S. E, l;h E.
pour s'en approcher; mais, à « pt heures du malin , le 6, un brouiilard épais la fit perdre de vue. On trouva le ciel moins pur dans cette partie de l'Amérique que dans les hautes Jatitudes, où les navigaleurs jouissent, au moins par intervalle , de la vue de tout ce qui se trouve au-dessous de leur horizon: la terre ne s’y
montra pas une scule fois evec toutes ses formes.
Le 7, le brouillard fut encore plus Cpais que le Jour précédent ; il s'éclaireit cependant vers midi, et l’on vit des sommets de montagnes dans l'est, à une assez grande distance, On apercut sur Ja cime d’une de ces montagnes un volcan dont Ja flamme était très-vive ; mais bientôt une
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brume éraisse déroba la vue de ce spectacle aux navigateurs : il fallut encore s'éloigner de terre. Dans la crainte de rencontrer, en suivant une route parallèle à Ja côte, uns île où un rocher écarté du continent, Lapérouse prit la bordée
du large.
Le 13, on apercut la terre très-embrumée. Il était impossible de la reconnaitre, On en approcha à une lieue, Les brisants se voyaient trèsdislinctement, A l'entrée de la nuit, on reprit la bordée du large, et au jour on porta vers la terre , avec une brume épaisse qui ne se dissipa qu'à midi, On suivit alors la côte de très-près , el, à trois heures après-midi, on eut connaissance du fort espagnol de Monterey, et de deux bâtiments à rois mäts qui élaient dans la rade, Les vents contraires forcèrent les frégates de mouiller à deux lieues au large, etle lendemain elles laissèrent tomber l'ancre à deux encäblures
de terre,
La baie de Monterey, formée par la pointe du Mouvel-An au nord, et par celle des Cyprès au sud , a huit Jlicues d'ouverture dans cette direclion, et à peu près six d'enfoncemeut dans l’est,
où les terres sont basses et sablonnenses, La
le aux terre, L'une ocher
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