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annoncés depuis longtemps. À peine avait-on
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mouillé, qu'on vit monter à bord le curé de Paratounka, avec sa femme et tous ses enfants. Un instant après, on recut la visite du ‘oyon ou chef de village, et de plusieurs autres habitants; chacun apportait son présenten saumons et en racs. Le lieutenant Aboroy, qui commandait au havre de Saint-Picrre et de Saint-Paul, combla les étrangers de politesses ,
et mit à leur disposition sa maison , ses soldats
et tout ce dont ils avaient besoin.
Les astronomes eurent à peine dressé leur observatoire, que les naturalistes, non moins zélés, voulurent aller visiter le volcan, quoiqu'il fullût faire plusieurs lieues et gravir jusqu’au sommet où se trouve le cratère.
La bouche de ce cratère, tournée vers la baic d’Avatcha , offrait sans cesse aux veux des Français des tourbillons de fumée : ils virent une seule fois, pendant la nuit, des flammes bleuires et Jaunes qui ne s’élevaient qu’à une trèspete hauteur, Les naturalistes, décidés à vaincre tous les obstacles, partirent accompagnés de cosaques qui portaient! leur bagage, consisant «1 une tente, différentes fourrures et des
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DE LAPÉROUSE, — 1787, 157 vivres pour quatre jours. Eux-mêmes portaient les instruments fragiles propres aux observations. La première station eut lieu dans les bois ; on avait toujours marché sur un terrain peu diflicile, couvert de piantes et d'arbres dont le plus crand nombre ctaient de l'espèce des bouleaux. Au coucher du soleil, la tente fut dressée , le ieu allumé , et toutes les dispositions prises pour la nuit. Le lendemain, à la pointe du jour, on continua le voyage, Il avait beaucoup neigé pendant Ja nuit, et, ce qui était pire encore, un brouillard épais couvrait la montagne du volcan, dont les voyageurs n'aticignirent le pied qu'à trois heures du soir. Leurs guides s’arrêtèrent dès qu'ils furent arrivés aux limites de la terre végétale ; ils dressèrent leurs tentes et allumèrent encore du feu, Cette nuit de repos était bien nécessaire avant d'entreprendre la course du lendemain. À six heures du matin , on Ccommença à gravir, et on ne s’arrêla qu’à trois heures après midi sur le bord même du cratère, mais dans sa partie inférieure, On avait cu souvent besoin de s’aider des mains pour se soutenir entre ces rochers broyés, dont les intervalles présentaient des précipices affreux.
Toutes les substances dont cette montagne
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