CHAPITRE XII
Canons lisses. — Système à culasse. — Mesures à prendre pour la monture. — Opinions de Baker et de Galton sur le calibre et le tir.
— Une coupe en prix pour un tir à Dehra. — La meilleure sorte de canons pour les carabines. — Perfectionnements de Whitworth.
— Détails à indiquer pour commander une carabine ou un fusil.
J'ai fait des e]^périences avec presque toutes les espèces de carabines et de fusils, et je pense que le procédé le plus simple pour faire part au lecteur des connaissances que j'ai acquises sur ce sujet sera de décrire simplement les armes que je crois les meilleures à tous égards, et les principales raisons qui me font conclure ainsi, sans essayer de détailler les caractères particuliers d'armes que je ne pourrais pas recommander.
Pour ce qui regarde les canons lisses, on ne saurait
douter, à mon avis, que d'ici à peu le système de chargement par la culasse l'emportera sur tous les autres. Ses avantages sont manifestes et nombreux, tandis que ses désavantages actuels proviennent d'imperfections dans le mécanisme qui disparaîtront sans doute avec le temps. Je crois que le meilleur fusil se chargeant par la culasse connu jusquà présent est celui de MM. Callisher et Terry, non-seulement à cause de sa résistance et de sa simplicité, mais encore parce qu'il permet d'employer des munitions ordinaires comme les armes qui se chargent par le bout à la baguette. C'est naturellement un grand avantage pour son emploi dans les Indes, parce que, tant que les fusils à système n'y seront pas beaucoup plus communs qu'à présent, il pourra être impossible parfois de s'y procurer des cartouches; ajoutons encore que lorsque l'on chasse la grosse bête, on peut désirer souvent d'ajouter deux ou trois drachmes de poudre de plus que dans la charge ordinaire. Toutefois la cartouche convenable pour le fusil breveté de Terry peut être faite par le chasseur lui-même, et enveloppée seulement d'un papier mince au lieu de la capsule ordinaire en cuivre. Le meilleur calibre pour la chasse, et spécialement pour la chasse
dans THimalayâ, est le calibre quatorze, cpxi est assez fort pour toat animal.
n est absolument nécessaire pour tirer le faisan dans les montagnes de posséder un fusil qui lue à des distances d'une longueur inusitée. Il vaut mieux toujours avoir trop que trop peu de puissance dans son fusil, et même on ne saurait en avoir un trop puissant, puisque le poids est sans conséquence dans une arme qu'un domestique porte la plupart du temps. Je sais par expérience que l'on vise beaucoup plus sûrement avec un ftasil long qu'avec un fusil court. Je sais aussi que rien n'est plus commun que d'entendre de beaux parleurs inexpérimentés vanter certaine arme à canon court qu'ils possèdent, et qui porte, ou est censée porter beaucoup plus près du but que tout autre arme à canon long, ce qui les entraîne à généraliser à tout propos le fait supposé; — mais il n'est pas moins vrai qu'aucun fusil court ne peut soutenir la comparaison avec un fusil plus long, d'un travail également soigné et d'une puissance égale.
Je recommande donc à tout sportsman, d'une taille et d'une force moyennes, d'avoir un fusil dont le canon n'ait pas moins de trente-quatre pouces en longueur,
et de trente-six ponces s'il est d'une statnre et d'tine force au-dessus de la moyenne. La forme et la longueur de la monture doivent naturellement dépendre de la forme et façon des bras, des épaules et du cou du propriétaire. Il conviendrait que cette monture fût faite sur mesure, pour que le chasseur n'eût pas à essaya d'accommoder sa propre conformation et sa manière de tirer à une forme qu'il aurait achetée sans tenir compte des proportions de sa personne.
Une monture un peu droite présente de nombreux avantages en ce qu'elle amoindrit les effets du déplacement causé par le recul; une monture très-recourbée, pour peu que le fusil repousse, doit relever les canons et nécessairement heurter la joue, aittenduqiie l'épaule est en dehors de la ligne du recul. Pour moi je préfère ce qu'on appelle une longue monture un peu droite, avec une poignée en crosse de pistolet
On trouve d'excellentes idées dans les opiniims que MM. Baker et Galton ont consignées dans leurs ouvra« ges sur le calibre et le tir des armes à feu. J'ai éprouvé par la pratique la vérité des principes généraux qu'ils énoncent, et je vais donner leurs avis en reproduisant textuellement leurs conclusions. Bakers*exprime ainsi,
page 135, dans son traité sur la chasse à Ceylan {Tke Rifle and the Houn in Ceylan) :
c Pour ces éléphants, la carabine à balles de quatre onces (calibre 4) est une arme. inestimable; lors même que l'animal n'est point frappé mortellement, la force du coup sur sa tète est telle qu'elle le fait généralement tomber sur les genoux, ou qu'elle suffit au moins à Farrèter court. Une ou deux fois il n'en a pas été ainsi, mais c'est chose rare; et j'avais, dans ces occasions, chargé avec des balles coniques. Bien que ces balles pénétrent dans une substance épaisse plus avant que les balles rondes, elles n'ont point, dans les chasses à l'éléphant, un effet aussi puissant que celles-ci. La raison en est assez évidente. Un coup à la tête ne tue roide un éléphant qu'autant qu'il atteint la cervelle; une balle d'une once en pareil cas obtiendra le même résultat qu'une balle de six onces. Mais il se présente une foule de circonstances où la cervelle ne peut être atteinte, quand l'éléphant présente d'une certaine manière sa tète et sa trompe en chargeant, etc.; il faut alors une force qui le renverse par le choc.
c La balle conique de quatre onces serait excellente pour la chasse en Afrique, où l'on vise habituellement
l'éléphant à Tépaule. Mais ce coup ne vaudrait rien à Ceylan. Le pays n'est pas assez découvert pour qu'on puisse étudier les effets produits sur les animaux, et bien qu'un éléphant se trouve parfois frappé è mort, il emporte avec lui la balle dans la blessure et on ne le retrouve plus. J'ai souvent essayé ce coup, et quoique j'aie vu bien des éléphants partir la trompe et les ' oreille basses, je n'en ai jamais conservé qu'un seul frappé ailleurs qu'à la tête. »
Il faut se rappeler que cette carabine, portant des balles de quatre onces^ n'avait qu'un seul canon, pesait vingt et une livres et, même avec un poids pareil, repoussait de la façon la plus fâcheuse du monde. Je . recommande aux chasseurs les balles explosibles qui ont été perfectionnées depuis, attendu qu'elles produisent dans tout le système un tel ébranlement qu'une seule suffit pour amener la paralysie ou la mort, lors même qu'elle n'atteint ni la cervelle, ni le cœur, ni Tépine dorsale. Elles peuvent être tirées avec une carabine à deux coups de douze à quinze livres, du calibre réglementaire de vingt-quatre, et la charge de poudre proportionnellement forte ne produit aucun recul sensible ni aucune secousse dans le canon.
Si Ton n'a pas l'intention d'employer des balles explosibles, soit à cause delà dépense, soit pour tout autre motif, il ne faudra point perdre de vue le principe énoncé dans la citation ci-dessus. Nous avons vu souvent, dans la révolte des Indes, que le revolver de Golt (modèle de la marine), le meilleur à tous les autres égards, employait une balle si petite et si pointue qu'elle ne produisait immédiatement dans le corps d*un h<»nme qu'une paralysie très-faible, si bien que, même frappé à mort, votre adversaire avait le temps de vous percer de son sabre ou de vous passer à la baïonnette ayant d'expirer à son tour. Le calibre de nos fusils et carabines dans l'armée se trouve actuellement réduit à vingt-quatre, et l'on pense à le diminuer encore beaucoup plus; c'est, à mon avis, pousser les choses à l'extrême. Les tirailleurs pourront être plus utiles et arriver à une plus grande justesse de tir si l'on conserve à la carabine son poids ordinaire, en diminuant seulement son calibre dans une certaine mesure; msis le feu de la ligne à bout portant se trourera moins redoutable, et les blessures faites dans la chair par de petites balles pointues sont presque toujours très-Iégéres.
Francis Galton, dans son Art de voyager^ page 137,
dit avec une grande rérité : • Les coureurs des bois en Amérique n'admettent que la longue et lourde carabine de tir, sous prétexte que son tir est plus juste et que Ton s'évite le transport d'un poids con^dérable, quand on emploie des balles d'un petit calibre. Les seules objections à faire contre les armes d'un petit calibre, c'est qu'elles ne suffisent pas quand il s'agit d'un très-gros gibier, lors même que l'on se sert de balles coniques, et qu'elles ont une tendance à s'encrasser après un petit nombre de coups. Une carabine courte et légère, quel que soit son calibre, ne vaut, selon moi, absolument rien.
€ Dans les mains d'un homme qui tremble pour avoir couru ou qui se sent épuisé, elle remue comme une baguette, et plus la carabine est courte, plus elle oscille vivement, et plus il devient difficile, par suite, de saisir le moment précis où les mires couvrent l'objet.
t Dans tous les cas, la mire postérieure devrait être éloignée de l'œil même jusqu'à la moitié du canon, autrement elle se trouve hors du foyer et indistincte quand l'œil regarde fixement l'objet qu'il vise, et cet inconvénient réduit à néant tout l'avantage que présente
récartement des mires antérieure et postérieure. » Je pense que ce principe des longs canons admet quelque modification; — ainsi, par exemple, une carabine de quinze livres qui aurait une longueur considérable, semblerait par cela même beaucoup plus lourde ; elle pèserait en fait beaucoup plus lourdement sur le bras qu'une carabine également de quinze livres qui n'aurait que vingt-quatre pouces de canon; cette dernière pourrait être employée facilement par une foule de personnes auxquelles il serait impossible de supporter constamment l'autre.
J'ai indiqué deux cents tubes de cuivre pour les balles explosibies de Jacob dans ma liste des articles que devra emporter d'Angleterre tout chasseur désireux de se signaler par ses exploits sur le gibier de l'Himalaya ou d'ailleurs. Ces tubes ne se trouvent pas et ne sauraient être imités convenablement dans les Indes; en Angleterre môme ils coûtent fort cher. Il est utile, dans tous les cas, d'en avoir sous la main une petite provision. Le tir à la carabine est un amusement très-répandu dans toutes nos stations des montagnes; les gentlemen qui s'y trouvent, étant presque tous en congé, ont tout le temps nécessaire pour pratiquer cet exercice, et les
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carabines abondent naturellement dans les cantons giboyeux. Le major Skinner, un fils du fameux colonel Skinner de la cavalerie irrégulière de THurrianab, qui a conquis sa renommée à l'époque chevaleresque de notre histoire anglo-indienne, avait coutume d'encourager la pratique de la carabine et la rivalité des tireurs par l'hospitalité publique et cordiale qu'il offrait à tous les amateurs de l'art du tir. De fréquentes réunions, où l'on disputa plusieurs prix avec des résultats divers, à sa résidence, amenèrent à Dehra des concours généraux, et enfin, en 1855, un concours dont le prix était une pièce d'argenterie d'une valeur de cent livres sterling, faite par Hunt et Roskell. Trente concurrents se présentèrent pour cette joute, e les résultats du tir convaincront probablement la plupart des tireurs à la carabine de l'Angleterre qu'ils se trouveraient à présent plus que de force à lutter contre la majeure partie des sportsmen de l'Inde.
Les distances auxquelles eut lieu le concours étaient celles les plus utiles pour les besoins de la chasse, à savoir : cent, cent cinquante, deux cents et deux cent cinquante mètres (yards). Chaque concurrent devait tirer trois coups à chacune de ces distances, et la somme
des distances de tous les coups, à partir du milieu du point central, établissait la position de chaque tireur sur la liste définitive; le chiffre le moins élevé devait gagner naturellement le prix. La cible était un cercle de fer ayant six pieds de diamètre, couvertde toile et de papier blanc, et portant pour but seulement un point noir de six pouces en diamètre. Tous les anneaux noirs concentriques ont pour inconvénient de retirer au but sa netteté d'aspect.
Les concurrents, pour la plupart, ayant une eonfian<^ aveugle dans l'expérience des armuriers anglais^ persistèrent à employer pour le tir les vieilles carabines de chasse aux nombreuses rainures, armes de fort calibre et d'un poids relativement léger. Il y eut môme trois carabines de ce modèle qai furent commandées expressément pour ce tir à MM. Smith, Prince's street, Leicester square, le prix d'un seul canon étant de quatre cents roupies ou quarante livres sterling (1,000 fr.). Pour moi je savais parfaitement bien, dès cette époque, qu'une invincible opposition à toute espèce de perfectionnement avait rejeté nos fabricants bien loin en arrière des Américains et des Suisses. J'achetai pour soixante dollars une carabine faite par Edwine Wesson du Mas-
sachusettSy à long canon lourd, à torsion croissante, i balles coniques, à quatre rainures et à mires parfaitement ajustées. Les résultats donnés par cette arme dépassaient tellement ceux des armes anglaises fondées «ur le système Minié, ou ceux des vieilles carabines d'Angleterre, ou encore ceux des antiques arquebuses moyen âge à canons rayés et à balles rondes, que mes concurrents, après avoir tourné en ridicule mon mauvais goût et mon manque de jugement dans le choix d'une arme, trouvèrent bientôt qu'ils n'avaient plus aucune chance de gagner le prix. Mon premier coup, k deux cent cinquante mètres, porta à dix-huit pouces du centre; mais tous les autres, au nombre de onze, ne dépassèrent point un rayon de douze pouces. Ce tir, bien que constant, n'était certainement pas bon, et cependant il gagna la coupe sans peine ; les balles rondes des carabines de chasse plongeaient et ne se voyaient nulle part dans la cible. Notre pays doit beaucoup au général John Jacob et à M. Whitworth, qui ont le plus amélioré la carabine anglaise.
De très-grands perfectionnements ont été, comme chacun sait, introduits dans les carabines anglaises depuis une période antérieure de très-peu à la guerre de
Crimée, et une révolution complète s'est opérée dans l'esprit d'entreprise et les capacités de nos fabricants de carabines. Ils étaient restés généralement, jusqu'à cette époque, si attachés à leur système routinier de fabrication, si sufiSsants à décider ce qu'il fallait aux acheteurs, et si indifférents aux besoins réels de ceux qui voulaient perfectionner les armes, que leurs produits étaient devenus des objets de risée et de mépris dans tous les grands tirs de l'Amérique et de la Suisse. Bien qu'à présent de grandes améliorations aient eu lieu dans les carabines de l'armée, nous sommes encore bien loin de la perfection pour ce qui regarde les armes de chasse.
Le meilleur système de canon, le seul, à mon avis, qui, au point de vue de la justesse parfaite, convienne à Parme d'un chasseur, est celui fondé sur le principe de l'adaption mécanique, dans lequel la balle est exactement ou mécaniquement conformée de façon à remplir l'intérieur, ou, en termes techniques, les creux et les reliefs du canon.
Les carabines du général Jacob et celles de M. Whitworth sont des échantillons différents de ce principe; mais ni M. Whitworth, ni MM. Witton et Daw, qui fa-
briquent principalement la carabine Jacob^ n'ont jusqu'ici perf^tionné pour eux aucune arme se chargeant par la culasse. MM. Callisher et Terry n'ont appliqué jusqu'ici leur brevet qu'à des canons établis d'après le système Minié, et dans lesquels la balle façonnée en cône uni pénètre dans les rainures, ou se dilate de façon à prendre la forme du calibre, par la force de la poudre au moment où elle s'enflamme ou par l'effet d'une petite cheville en buis chassée par l'explosion dans l'intérieur du projectile.
Le système Minié a rendu naturellement de trèsgrands services pour l'armée, quand on ne connnaissait que des armes se chargeant à la baguette, attendu qu'il offrait à la fois de très-grandes facilités pour la charge et une grande force de propulsion; mais pour la justesse du tir, c'est une pauvre invention. On réunirait la justesse, la force et la facilité delà charge, si l'on réalisait une combinaison entre le système des armes se chargeant par la cuisisse et le système des balles coniques s'adaptant mécaniquement à l'intérieur du fusil.
L'avantage d'empbyer les munitions de l'Enfleld réglementaire avec le nouveau système à culasse perpé-
tuera sans douta, pendant quelque temps, le principe Minié; mais il prendra bien Tite du terrain si M« Whitworth peut perfectionner son arme en lui appliquant utilement le système à culasse mobile.
La carabine de Lancastre*est Tanne la plus juste qu'emploie à présent le gouvernement. Elle a, dans tous les cas^ battu bi^ souvent rEnSeid. La carabine Jacob est de beaucoup supérieure à Tune et à l'autre; mais celle de Whilwwth est la meilleure de toutes, bien que sa supériorité sur la carabine Jacob tienne surtout, je le crois, au soin extrême qui préside à la fabrication.
Les balles explosibles de Jacob peuvent être employées avec la carabine Whitworlh comme avec la ea« rabine Jacob, et dans un fusil à système ûonvenable leur emploi ne présenterait aucun danger:
Les deux faits les plus nouveaux énoncés par M. Whitworth, pendant les dernières expériences qu'il a faites avec le canon rayé à Southport, sont, à mon avis:
i*" Que la réduction du diamètre de la base de stm projectile augmentait sa portée de cinq cents mètres à 4e longues distances. Chacun supposerait naturellement
que la base d'un projectile conique devrait remplir exactement le calibre de l'arme, et que la surface sur laquelle agit la force d'impulsion se trouverait ainsi préparée le mieux à l'effet de cette action. Mais H. Whitworth a trouvé qu'une forme rappelant celle d'un navire qui fend les eaux, c'est-à-dire consistant en un renflement ou plus grand diamètre ajusté mécaniquement au calibre hexagone et terminé par un cône «n avant et en arrière, améliore beaucoup la portée du projectile. La cause n'en a pas été clairement établie; mais il panît qu'il faut l'attribuer principalement à la réduction de la surface du vide que la course rapide du projectile produit par derrière, et qui est égale à quinze livres sur deux pouces carrés.
2* L'effet produit dans h pénétration des plaques ou dans le passage à travers l'eau quand la pointe du projectile est coupée carrément. Les projectiles pointus ou arrondis ont une tendance à fendre et à déchirer les plaques de fer, tandis que le boulet de fer de Whit* worth coupé carrément fait sauter le morceau et laisse un trou percé commeàFemporte-pièce. On sait qu'une balle ronde ou conique tend toujours à ricocher sur la surface de l'eau, et c'est là précisément ce qui rend
plus difficile de tuer le poisson, à moins qu'il ne vienne à la surface; or un des projectiles Whitworth k tête carrée a traversé vingt-sept pieds d'eau et pénétré dans une cible de bois épais.
Je joins une note des détails à indiquer quand on commande un fusil ou une carabine; les mesures sont celles que j'ai adoptées, mais elles peuvent être modifiées pour convenir à la personne qui fait la commande :
!<" Fusil à deux coups, se chargeant par la culasse (fabricant?): calibre, 14; canons de 36 pouces; longueur de la monture^ 14 pouces 1/2; courbure à la joue, un pouce 3/8 ; à la crosse, un pouce 3/4; poignée de pistolet; poids totale 9 livres.
Botte et accessoires complets.
Une arme aussi parfaite dans tous ses détails essentiels qu'on peut la faire en Angleterre, vaut vingt-cinq livres sterling (628 fr.).
2* Carabine à deux coups, système Jacob, pour les rainures et la torsion, calibre réglementaire, longueur des canons, 24 pouces, mire antérieure arrondie, mire postérieure fixe et parallèle ainsi que la première aa calibre, mires mobiles pour cent et deux cents mètres, mires à ressort pour les distances plus éloignées, les
FUSILS ET CARABINES. 3iS
mires devant être placées à la moitié du canon, c'est-àdire à a pouces du bout, et graduées pour la position^ détentes, etc.; botte et accessoires complets.
Une pareille arme, aussi parfaite dans tous ses déails essentiels qu'on peut la faire en Angleterre, vaut trente guinées (760 fr.).