DOTE CRE VE
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redite surannée de tant de x ryageurs. Vers le soir, plusieurs passagers de l'Eloisa et des officiers du bord crurent pouvoir rendre visite à un brick que l'absence de vent arrêtait comme eux. On avait craint un moment, en se voyant suivi par lui, que ce ne fût un corsaire; mais son attitude paisible avait rassuré, C'était un bâtiment fin voilier encombré de noirs qu'on destinait au Brésil et qu'on allait vendre à Rio. Complétement nus, ou n'avant qu'un pagne léger qui leur couvrait les reins à peine, ces pauvres gens se trouvaient liés deux à deux, et une forte corde retenait ensemble plusieurs couples; mais c« qu'il y à de plus horrible à dire, le lien ne se relâchait point : tout le jour, ils étaient ainsi exposés à l’ardeur du soleil: la nuit, liés encore, ils dormaient dans l’entre-pont, parqués comme un vil bétail.
L Eloisa jeta l'ancre devant Buenos-Ayres le 3% janvier 182%. On est forcé de débarquer dans cette ville de la façon la plus bizarre : on sv rend sur ces grands chars qu'on appelle carretillas, et dont les roues immenses vous empêcuent d'être mouillés. Les carretillas sont tratnées par des mules; mais, quelque sûr que puisse être le pied de ces animaux, les accidents ne sont pas impossibles. Les ro bustes marins génois prétèrent leurs épaules aux membres de la mission, et ce fut ainsi qu'ils débarquèrent sur les rives de l'Amérique, à deux heures du matin
Malgré cette heure avancée, la mission apostolique trouva un peuple nombreux sur la rive, Tout le monde se pressait autour de M Musi, de D, Giovanni Mastai et de abbé Sallusti; c'était à qui suisirait la main du prélat pour la
baiser, Aujourd'hui encore plus d'un vieillard, plus d'un