‹ Voyages et mémoires sur le Canada [microforme]Chapitre 20 sur 78 · AT ER · texte numérisé non relu

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isles situées dans le passage de la rivière de ce nom, l'endroit où se forme la rivière des Prairies qui sépare cette isle d'avec celle de Mcntréal, et encore l: château de Senneville construit sur 1es terres de la pointe de cette dernière ; cotoyé ses bords en laissant toutes les iles de la journée précédente sur la droite, et l’Eglise de Ste, Anne à gauche, sans nous y arrêter, sauté le rapide de ce nom, plus loing passé devant l'église de la pointe claire et parvenu chez le curé de la chine entre onze heures et midy.

Na.—Qu'au moment de mon départ du village du lac, les Abénakis, au nombre de 8 à 10 canots en sor: tirent, pour se rendre à leur village de St. François.

Dinés chez le curé assez frugalement, —c’était un jour maigre,—visités les deux sœurs de la congrégation qu'il y a attirées, en informés que la calèche qui m’ avait conduit le 2, était arrivée ; cotiétueniaitk l’'arrangement que j'avais pris, je fus la rejoindre pour m'en retourner à Montréal, suivi le même chemin qu'on avait tenu l’avant veille, et arrivés en cette ville entre les 4 à 5 heures.

Na.—En hiver, ce lac et la rivière sont plus ou moins pris de la gelée et pour ne pas y manquer le chemin, on le balise dans les parties où la glace est reconnue la plus épaisse et la plus forte. A cet effet, l'on faitun trou jusqu’à Peau qui se gèle à l'instant qu'on plante la balise. On a quelque fois vu ce lac traversé de deux à trois rangs de balises de bois de sapin, de sorte qu'étant toujours vertes et droites elles forment, à l'instar des avenues d’uue terre, un coup d'œil agréable ; cette précaution est nécessaire d'autant qu’en temps de neige et de poudrerie, les cherains en étant couverts, les voyageurs courraient des de Lau Ily a plusieurs exemples connus, avant qu’elle n’eut lieu, que plusieurs se sont égarés et même perdus.

La rivière qui forme le lac des deux montagnes se nomme rivière des Outaouais ou grand rivière—A 50 lienes en dessus du dit lac, elle se nomme rivière des Matawans—ÆElle traverse dans son cours plusieurs saults, Le premier, le long sault, qu’on trouve en la remontant, est à six. licues de ce village sauvage. C’est un rapide

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de trois lieues de longueur qui oblige à nn portage d’une demie seulement.

A vingt licues au-dessus du sault, est un autre connu sous le nom des Chaudières, Le portage qu’on y fait des marchandises et même des canots n’est guère que de 60 toises. La rivière à cet endroit s’y rétrécit braucoup. On estime pas sa largeur de plus de 4 à 500 toises, Enfin, à 12 lieues en dessus de ce dernier rapide, est celui des chats. Il est court, néanmoins avec chute considérable, la rivière y est large d’une demie lieue, et l’on prétend que vis-à-vis, sur les terres, tant d’un côté que de l’autre est une mine de plomb.

Les voyageurs prétendent que les bords de cette rivière sont extrêmement escarpés et uniquement formés de montagnes fort élevées, et dont le sommet et les revers ne sont point praticables. C’est la route que lon tient pour aller dans plusieurs potes du Nord, entr'autres, à celui de Micnilimakinac, du nom d’une ile située dans le fond du lac huran.

Ce fort est étably sur les terres du Nord du fond de ce lac. Sa figure est un parfait quarré bastionné, de 45 toises de côté extérieur, et sa construction n’est que de pieux, et ses bâtiments totalement en bois de pièces sur pièces.

Les Missinagués sont scitués au nord du dit lac, le long d’une petite rivière qui débouche par le travers de la dite isle Michilimakinac, et les Outaouais, nation assemblée en village formé de pieux, résident totalement dans les fonds du dit lac, à 80 lieues du dit fort mentionné,

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