PREMIÈREMENT, A LA HAUTE VILLE
Les différents ressauts et les inégalités que forme le cap, ont obligé, dans l’origine des établissements, à rechercher les assiettes les plns plates pour y construire les maisons, et ces premicrs emplacements occupés ont déterminé des occupations d'une maison à l’autre par succession ; ces Communications ont été considérées rues, eten conséquence, la ville s’est trouvée percée aussi bizarrement que le plan la représente.
C’est donc en quelque façon parti forcé anjourd’hui d'accorder la distribution des rues, que permet l’aggrandissement de la haute ville, aux ‘llignements des anciennes. Ce n’est pas que, l'emplacement étant vaste, il ne soit susceptible d’être traversé de plusieurs façons : mais après les avoir combinées, celles qui s’y rapportaient
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les plus, on s’est fixé à la distribulion que représente le plan. On serait assez d'avis que si la Cour l’approuvait,
u'elle ordouna qu’on en marqua tous les angles par
es bornes ou piquets, afin d'éloigner toutes considéra: tions, faveurs et partialités tendantes à y apporter du changement, L'on ajoutera encore sur l’objet des rues et maisons de cette ville qu'il faudrait obliger tous les anciens concessionnaires des terrains, dont la bâtisse est en souffrance, à fermer la devanture d’un mur de 2 pieds, et qu’il en fût de même pour les séparations d'une maison à l’autre, afñir: d’obvier aux incendies que les piquets qu’on y emploie peuvent occasionner. D'ailleurs, ces piquets donnent un air misérable à cette ville, tandis qu’il y a peu de particuliers en état de fournir à cette dépense,
2° Qu'on ne souffrit point dans les rues d’escaliers en bois à une ou deux rampes et de à à 6 pieds d’hauteur, que les particuliers établissent à la bienséance de la distribution qai leur est la plus convenable, mais seulement trois pas de la porte au plus de 6 pouces chaque.
3° Que les ingénieurs dirigeassent la pente des rues et la désignassent de distance à antre ; pour lors, tel particulier qui voudrait bâtir, déterminerait son rez de chaussée à un pied au dessus du niveau de pente qui se trouverait vis à vis son emplacement, sans quoi, la plupart des rues étant encore brutes et dans l’état que la nature les a formées, leurs iuégalilés sont un prétexte de lever le seuil des portes sans ordre ni règles, et cela dans la crainte que dans la formation des rues, elles ne se trouvassent entorrécs.
4° Quant à l’allignemeni des maisons, dès que celuici serait donné pour les rues, le grand voyer ne saurait s’en écarter, à moins que ce ne fût par ordre des chefs de la colonie.
5° On n’a pu parvenir à connaître quels peuvent être les terraiñis dans cet agrandissement qui restent à concéder ; on aurait désiré les marquer au plan pour qu'on ne s’en emparât pas mal à propos, et qu'ils fussent accordés de préférence en indemnité aux particuliers, à qui-on prend tous {es jours, pour le service du Roÿ, des terrains qu’ils out bien achetés.
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Enfin, l’on serait d'avis que tous les ans le roi accorda un fonds de 8 à 10 mille livres pour le redressement des rues, pour 1es paver et pour la formation des places a 9 d'autant qu’il est désagréable qu’une ville
abitée depuis plus de 100 ans, riche aujourd’hui, et dont on a une si haute idée en France, conserve encore un air misérable,
L'on dira encore, à l’occasion des places publiques, qu’indépendamment de celle qu’on propose dans l’agrandissement de la haute ville, il y en a deux autres, dont l’une située devan’ le château, d’une assiette inégale, qui sert de place d'armes et qu'on dresserait à peu de frais de façon à pouvoir manœuvrer les troupes.
Et l’autre est située vis-à-vis la cathédrale. Dans l’arrangement dont elle est susceptible, on pourrait y pratiquer nn bassin, qu’une source qui s’y trouve et qui ne servit jamais, ïourrirait d’eau pour le besoin des habitants, et qui leur serait d’un grand se“ours en cas d'incendie.