‹ Voyages et voyageurs de la renaissanceChapitre 7 sur 55 · Gœlnitz · texte numérisé non relu

Gœlnitz

gne ne manque pas de le recommander à la jeunesse, « non pour en rapporter seulement à la mode de notre noblesse Françoise, combien de pas a Santa Rohmda ou la richesse des calessons de la Signoi'a Livia,xn3À?> pour se frotter et limer la cervelle contre celle d'autrui ^ ».

Aujourd'hui que le chemin de fer absorbe toute la circulation et fait le vide autour de lui, les grandes routes sont désertes et silencieuses ; mais autrefois, quelle animation, quel va-et-vient pittoresque de charrettes, de chariots couverts et de chariots branlants, de litières, de coches, de voitures de toute sorte, circulant au milieu des cavaliers, des piétons, des sommiers, des mulets et des chevaux! Pèlerins et mendiants, le bâton à la main, colporteurs le sac au dos, messagers la gibecière au côté, soldats rejoignant leurs foyers l'épée sur l'épaule, se croisent avec les longues processions marchant bannière en tète, et les lourds chariots qui s'avancent lentement, à la file, traînés par des bœufs. Les charretiers jurent, leschiens aboient, les bœufs mugissent, des « bandes d'étudiants, se tenant par la main, chantent en chœur pour oublier la longueur de la route »- . Le postillon sonne du cor 3, passe et disparaît.

Un conseiller chemine gravement sur sa mon-

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