Coryat's criidities, voir ci-après, p
DE LA PENAISSANCE
rosses ou chariots où va le reste des femmes» ^. Le carrosse du ducd'Alençon, est« flanqué aux quatre coins, de quatre paires de pistolles (grands pistolets) avec une escarcelle de maroquin à mettre plomb, moulles et balles, et quatre livres de poudre pour emplir les fourniments » -; il est vrai qu'on est au fort de la guerre civile ; le duc vient de se mQUreklaièie des malcontents, il sait qu'on cherche à l'arrêter et prend ses précautions.
Voulez-vous maintenant savoir quelle était la tenue d'un voyageur de condition moyenne? Commençons par le cavalier:
« Pour la tête, il faut estre très soigneux de se munir ou d'un capuchon ou d'une coiffe qui soit attachée au chapeau même, et qui, descendant jusque sur le col, se vienne lier sous la gorge. Pour le vent et la pluie, les jambes doivent être munies., outre les bottes, de gamaches (guêtres), ou au moins de bonnes galoches (chaussures à semelles de bois). J'aimerois mieux porter l'espée à la ceinture qu'avec un baudrier, pource que le poids de l'espée, pour légère qu'elle soit, blesse à la longue
1. Mémoires de Marguerite de Valois. « Feu mon père, dit Brantôme, dans la Vie d'Anne de Bretagne et luy (M. d'Estrées; avoient été' nourriz tous deux pages de la roine, et tous deux alloient sur les mullets de sa littière; laquelle les a bien faict fouetter quand ils faisoient aller les mullets d'autre façon qu'elle ne vouloit, ou qu'ils eussent bronche' le moins du monde. Mon père alloit sur le premier, M. d'Estrée sur le second. »