‹ VoyagesChapitre 13 sur 21 · ET DE HOLL&MDE · texte numérisé non relu

ET DE HOLL&MDE

beatttédo ses maisons, qui oattoutesla yr^ prêté qu'on remarque' daa» tcnited les Tilles^ de HoUamde. L'on voHi'aaiBilieci d'une gnaide place la statue dîEr^mef, qui était natif de cette ville, et qui a assez bieo mérité delà république pour aToirunestatue en bronze sur le pont qui est au miUm de la grande place.

Nous'partlmes de Rotterdam sur les deux heures après midi par les bav^es, qui sont d'une commodité admirablepsff toute la Hollande. Elles partait toutes en difiérentes heures^ et aune demi^lieTire l^une de l'autre; ce qui fait qu'à tontes^ les demi'^lieures du jour et de la nuit il part de ces commodités qui vont en cent endroits différents, et qui sont si ponctuelles, que le cheval est attelé à la barque lorsque l'heure est prête à Bonner, et qu'à peine elle a f^pô que le cheval marche.

Nous passâmes à Ddft, petite vUlé à deux li^es de la Haye, où nous vîmes le frère 4'un de nos amis que nous avions laissé esclave en Alger; Nous entrâmes dans le principal temple de la ville, où noue vîmes le tombeau du fameux amiral Ttomp.

Nous arrivâmes le soir à là Haye, le plusf beau et le premier village du monde. C'est le lieu où le prince d'Orange^t sa résidence ordinaire. Il n'y était pas pour lors, et il était allé à une cliasse générale qui se faisait en Allemagne sur les terres de.... avec le.M<

164 YOT.#^Ê DE FLÂNDBK

Le prince d'Oran^ s'appelle Guillaume m de Nassau. Ces dernières guerres ont servi à le rendre reeommandable dans la HoUandej et à. le ^ faire déclarer stathoiider> capitaine général des armées des Provinces-Unies des Pays-^as, et grand amiral. Les états lui accordent pour cela une pension de cent mille francs, et font la dépense de toute sa maison. Quelques remuants lui ont voulu mettre en léte de se faire déclarer souverain dans la fiollande pendant qu'il était maître absolu de toutes les troupes; mais les plus politiques lui ont fait connaître premièrement la dif&culte de son dessein, et entendre ensuite que quand il serait assez heureux pour le mettre en exécution, il ne pourrait jamais se mai& tenir dans cette souveraineté, la Hollande étant un pays qui périrait bientôt, si elle était gouvernée par un particulier et si elle cessait d'être république, à cause des grands firais qu'il faut renouveler continuellement pour la conservation du pays, et des grandes levées qu'un prince serait obligé de faire sur ses sujets, que des républicains, qui se repaissent du titre spécieux de liberté, donnent avec plaisir, n'ayant tous pour but que la même chose, ce qui fait qu'il n'y a point de pays plus vexé d'impôts et de subsides que la Hollande; et ces peuples se flattent que comme ce sont eux qui se les imposent, ils sont libres de se les ôterlorsqu*ils le veulent.

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