ET DB HOLLANDE
Ce conseil, le plus sûr et le plus politique, fut suiyi du prince d'Orange qui s*en trouTa bien.
On voit, en sortant du cMteau, une porte qui est proche le logis de M.... le lieu où se flt le massacre du pensionnaire de With, qui Alt tué par la populace au commencement de la guerre ; tout cela par les menées du prince d'Orange, à cause qu'il avait été fait depuis peu un édit par lequel il était défendu de reconnaître le prince d'Orange pour souverain, que le peuple voulait reconnaître tel.
Le prince Guillaume de Nassau, qui était et la tête des mécontents lorsqu'ils secouèrent le joug espagnol, se comporta si généreusement dans toute cette rébellion, qu'après avoir forcé l'Espagnol, par la paix, à reconnaître les Hollandais et leur république pour souverains, ils se trouvèrent obligés de récompenser sa vaillance, en lui donnant le titre de protecteur des états. Ce titre est dévolu à ses successeurs. Mais le conseil des provinces et particulièrement les de With, qui faisaient une faction particulière, et qui en entraînèrentd'autres avec eux, firent cet édit perpétuel par lequel ils déclaraient qu'on ne pourrait jamais proposer le prince d'Orange comme souverain et le firent môme signer au prince d'Orange d'aujourd'hui encore jeune.
La guerre de France est arrivée sur ces entrefaites; et le peuple appréhendant la demi-
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