D DANEMARK
De Hambourg nous partîmes pour Copwi- ^- *^^ hague.
Copenhague est située sur la mer Baltique fort avantageusement. Elle est frontière du côté de la province de Schonen, et a soutenu le siège fort vigoureusement pendant deux ails contre le grand Gustave-Adolphe, père de la reine Christine, que nous avons vue à Rome. Les clochers de Sainte-Marie portent les marques de ce siège.
La tour de Tobservatoire, sur laquelle un carrosse peut monter, est une pièce fort eu* rieuse. Elle fut bâtie par Frédéric II. Du haut de la tour on découvre toute la ville, qui ne nous parut pas fort grande, mais presque de tous côtés environnée d'eau. On y voit un globe céleste de cuivre, fait de la main de Tycho-Brahé, mathématicien fameux, originaire du pays.
La bourse est un fort beau bâtiment qui tait face auLouvre. Sonclocherest d'une manière assez particulière; quatre lézards, dont les queues s'élèvent en l'air, en forment la flèche. C'est là où se vendent toutes les curiositéB, comme au palais.
Le cabintt du roi est au-dessus de la biblio-
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thèque. CeBont plusieurs diambres remplies de curiosités, entre autres une queue de cheyal, qui est la marque d'autorité, Bt que les bâchas mettent devant leurs tentes lorsqu'ils sont à l'armée; le Omnd Seigneur, trois, et le vizir, deux. Nous y vtïnes ime belle mandragore femelle ; les pantoufles d'une fille qui fut taponata sans en rien sentir; l'ongle qu'on dit être de Nabuchodonosor, et un des enfants de eettecomtesBe de Elaadie qui en mit au monde autant que de jours en l'an.
n n^ a point de langue plus pn^pre à demsnâer l'aumône que la danoiae : il semble toujours qu'ils pleurent.
Le Danemaric est mrp«9B irèsrgras et trèsabondant, consistant en quantité dlles, dont les plus renommées sont Sédand, FiJiaber, jjtageland, Lalasd et Fteoie, refoomsaïAe par eette dernière victoire qui eanva le royaume de sa perte totale, lorsqiiB les Danois secondés des Hollandais, défixeot Qhades-Guataire tais cette lie, lequel avait tenu deux ans Copenhague assiégée. Le roi de Danemark est encore maitre de l'tte d'Islande^ qu'on ccoit^ être VuUima Thml$ comme des anciens. Cette Ue malgré les n^ges qui la couvrent^ ne laisse pas d'avoir des nonfaagnes brûlantes, qui vomissent les feux et lesfiammes de leur sein, et auxquellss les poètes eompaient le seinde leur maîtresse. Uy a desiacsûiinaiits qui convertissent en piervetoutee qu'ony lette, et plusfeuis autres merveilles <viii tvor dent eetia Ue Teeommandable.
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DE LA STJÈDE
Ce qttô nous'appeloBS présentement Suèd»
était autr^oia appi^ô Soandie ou Scandinavie, (pii n'efi^pouç ainsi dire qu'une presqu'île, qiii s'éto[id entre r<ûcéan, la m^ Baltique,, et le golfe. Botboique*.
Cette pivoYlnce n'e^^ pas des plus fertile»
partout. lA Laponie est la. âtôrilité même ; et cepeu{4e, quej^ai euJa.euriosité d'aller vmr au bout du monde,, est entièrement abandonné de la nourriture du corps et de l'&me,, n'ayant ni le pain matériel, ni réyangélique. Mais laGotliie^et l'Ostrogotiiie sont des paya qu'on p^it comparer à la France peur leur fertilité; et la terre y estai bonne, qu'ell«^ donne en trois mois ce qu'elle produit, en neuf ea d'autres endroits. Les autres lieux^ oib l'on force la natuie pour l'obMger à nourrir les habitants^ sonib la Sdionen, la Schanmolande, l'Aingennaniey, la Finlande; et c'est dsHis ces lieux où, la ns^ure, refusant la fer« tilîté des plaines, aœorde l'alxmdanca dea forâta, que les babitant&brûlent l'hiver, pour semer l'été prochain du grainsur les cendres^ qui y Tient en perfecticm,* et ea moins da ten^ que partout. ailliurs*