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toujours a genius, almost a universal one, an orator,
a wit, a poet and a statesman.” Une belle
| statue de Chatham, en marbre blanc, est
PAL ORNE placée dans un endroit élevé du transept
endaient du nord. Le grand ministre est repré-
D » d= À LA 4 e. J'arri … senté dans l'attitude de l’orateur, le bras
L L S Fr 1 1 Coin de étendu en avant. Je ne sais combien
transept
… d'heures j'ai passé pendant mon séjour le génies
à Londres au milieu de ces monuments
, 3 * » \ Q ° A cendres élevés à la puissance, au génie et à
quelques la gloire. Jamais l’Angleterre ne me
> monde. ‘. paraissait plus grande que dans ces
Cowley, à moments-]à. | à Milton.
, Thomp- Westminster renferme encore les | pldsmith, cendres du général Wolfe. Ce général et tant : est représenté sur le monument que le | losophes. parlement lui a fait élever, s'affaissant | Newton. | dans les bras d'un grenadier et portant
ant dans la main sur sa blessure, comme on le donderry, voit dans les estampes. Le major André, k
Byron, is le vicomte Howe, tué le 5 juillet 1758.
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près de Carillon, sur le lac George, Philippe de Sausmarez, sir Peter Warren, y ont aussi leurs tombeaux.
Ce fut avec peine que je m’arrachai de la noble basilique, où tantôt j'admirais l’art de l'architecte au milieu des nefs et des piliers qui jaillissent, pour ainsi dire, dans les airs, et tantôt je me délectais dans les sentiments qu’inspirent les restes des grands hommes qui y reposent.
Je sortis de Westminster en applaudissant à l’idée qui avait fait réunir les princes de la pensée aux princes de la terre, et déposer leurs cendres dans un monument commun élevé à celui qui éclaire et agrandit les nations quand il lui plaît, en leur léguant des hommes dont les noms ne périssent pas.
L'abbaye de Westminster, où siégait le parlement, était près de l'Eglise, au
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George, Warren,
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delà de la rue, On voyait, en y allant la statue de Canning. On ne pouvait mieux faire que d'élever l'image de cet homme d'état en face de la chambre où il avait fait entendre si souvent sa voix persuasive et éloquente. L'abbaye a été détruite depuis par un incendie. C'était un vaste édifice gothique. qui n'avait rien de remarquable que son étendue.
La salle qui servait aux séances des communes était fort ordinaire. Elle était même petite pour le nombre des membres qui y siégeaient. Lorsqu ils étaient tous présents, comme je les y ai vus quelquefois, ils paraissaient serrés les uns contre les autres, en s'élevant par gradins, en amphythéâtre, jusqu’à la muraille.
Chacun connaît le rôle que le parlement a joué dans l’histoire de l'Angleterre. Aujourd’hui la chambre des lords, en sa qualité de corps privilégié, n’a pour
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ainsi dire qu'un ministère d'opposition.
de conservation à remplir en face de la chambre des communes qui est le grand organe du peuple. Ce n'est pas dans son enceinte conséquemment que l'expression des besoins populaires se fait entendre avec le plus d’ardeur, et que l'initiative, à proprement parler, a lieu. C’est dans la chambre élective, le corps représentatif le plus puissant après le congrès américain. J'avais hâte de pénétrer dans son enceinte et d'assister à ses délibérations. Mon imagination, parcourant le passé, semblait y voir renaitre ses grands orateurs et ses grands hommes d'état, les Pitt, les Fox, les Sheridan, et tant d’autres hommes illustres, qui feront toujours la gloire de l'Angleterre. Le temps était propice pour voir fonctionner ce grand corps. On était dans toute la chaleur des discus-
sions sur le bill de réforme.
position.
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est le l'est pas ent que aires se deur, et parler, a ctive, le nt après hâte de ssister à ination, y voir grands ox, les ommes loire de ce pour ps. On discus-
Lorsque j'assistai la première fois aux communes, je fus un peu désappointé.
Je trouvai une grande et longue salle sarnie de bancs, à l'extrémité de laquelle était le fauteuil du président : les bancs étaient occupés par quatre ou cinq cents membres, couverts de leurs manteaux et de leurs chapeaux comme s'ils avaient été sur une place publique. Le président ct les secrétaires seuls portaient la robe de soie et la perruque sacramentale de laine grise à deux ou trois boudins.
J'ai assisté bien des fois aux séances des communes. J'ai entendu parler O'Connell, lord John Russell, Stanley, sir Robert Peel, Sheel, Hume, Roebuck
… et tant d'autres orateurs plus ou moins … éminents. En entendant parler O'Connell
on reconnaissait aussitot l’orateur dont la parole est inspirée. Les idées, la
voix, le geste, tout chez lui dénotait
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l’homme de génie. Lord John Russell était moins favorisé de la nature ; où voyait qu'il travaillait plus pour trouver et exprimer ses pensées ; sa Voix avait moins d'éclat, ses pensées venaient plus lentement, ses raisonnements se développaient avec plus de difficulté. Il ne faut pas oublier cependant que, dans sa position, il était obligé de peser plus ses paroles qu'un autre membre. Hume et Roebuck sont aussi des orateurs d’un grand mérite. J'ai eu occasion en différentes circonstances d'assister à des assemblées publiques, à Exeter Hall et ailleurs, et d'entendre un grand nombre d'anglais. En général leur voix n'est pas sonore et éclatante comme celle des Français. Cela tient peut-être à la langue et à la nature du climat brumeux du pays une grande partie de l’année, mais leur éloquence annonce un peuple pratique et d’une grande expérience. On v est
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toujours en garde contre les écarts de
l'imagination. D'ailleurs, l'opposition constante qui y existe oblige d'employer une logique sévere et de s'appuyer constamment sur les faits Avec un pareil système l’homme de génie seul peut revêtir les faits et les principes de cette grande éloquence qui marque 1m
homme et un siècle.
L'auteur poursuit le récit de sonitinéraire à travers ia grande cité, qu'il n'interompt un instant que pour raconter ce qui suit:
En me levant le lendemain, je résolus de diriger mes pas vers la cité, le centre du commerce et des grandes opérations financières, le siége de l'antique municipalité de Londres, le berceau en un mot de cette vaste capitale. Je voulais présenter en même temps mes hommages à l’envoyé de notre chambre d’assemblée, M. Viger, qui logeait près de l'église de
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Saint-Paul, et faire usage d’une lettre que M. Desjardins, chapelain de l’Hôtel-Dieu de Québec, m'avait donnée pour M.
l'abbé de la Porte. Mais je ne pus voir M. de la Porte qu'à mon retour de Paris.
M. Desjardins était un ancien prêtre françaisréfugié en Canada depuis longues années. Il écrivait à son vieil ami: ‘“ Tous nos messieurs (du clergé de Québec) vous saluent cordialement. Mgr. Lartigue est ici pour sa santé qui semble décliner; la mienne se soutient passablement. Toutes
nos saintes prient pour vous et notre vieille France.”
La vieille France était toujours le rève
de ces bons ecclésiastiques du siècle passé.
L'abbé de la Porte connaissait le Canada par ses relations avec lui. Les
ecclésiastiques français sont presque les
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lettre que seuls de leur nation qui aient conservé
ôtel-Dieu quelque souvenir pour les hommes de
pour M. leur race dans le Nouveau-Monde. Les
pus voir liens de la religion durent longtemps, et
de Paris. il faut dire à l'honneur de l'Eglise que
n prêtre ses ministres ne nous ont pas encore
s longues complètement oubliés.
1: “Tous } bec) vous | M. Marlay, qui partait pour la province, L tigue est À voulut bien m'’accompagner jusqu’à la } liner; la . porte du London Coffee House, Ludgate + t. Toutes … Hill, où j'allais trouver M. Viger. Là, et notre nous nous dîmes adieu pour ne plus nous | i
revoir qu'une fois en passant. J’ignore si la fortune l’a plus favorisé que moi. Le s le rève voyage est bien l'image de la vie, où les
u siècle hommes font quelques pas ensemble et se
quittent ensuite pour jamais.
issait le J’entrai chez M. Viger que je ne | lui. Les . connaissais encore pour ainsi dire que de |
sque les réputation. Il me reçut avec cette affable
26 00 us
politesse qui distingue les hommes de l’ancienne société française, et qui s’efface
tous les jours de nos mœurs sous le
frottement du republicanisme et de l’anglification. Nous parlâmes du Canada, de l'Angleterre et de mon voyage; et je me retirai fort satisfait de ma réception sans que ni lui ni moi, sans doute, nous eussions le pressentiment que je lui servirais bientôt de secrétaire, et que je travaillerais près de deux ans tête à tête avec lui.
En sortant de chez M. Viger, je me dirigeai vers l’église de Saint-Paul,
L'auteur nous parle dé cette église, puis des Banques, de la Bourse, de l'Hôtel-de-Ville, de la Tour, des Clubs, des Musées, des Colléges, des Parcs, de l'organisation municipale et judiciaire de Londres, de la constitution anglaise, etc., et résume ainsi ss shservations :
Londres est la plus grande ville de
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s de 4 l Europe, et la première métropole de la fface M liberté et de l’industrie. C'est là où Ia as le à liberté est la mieux assise et où l’industrie t de 1 est la plus vaste et la plus riche. Le nada, à sénat et le commerce forment la base de et je 4 la puissance anglaise.
ption note À Après avoir étudié quelque temps sa sai “7 physionomie physique, ses rues, ses ne je . monuments, son commerce, je me mis à dés È considérer la population et l’organisation :. sociale de cette grande nation. Une chose 4 me frappait sans cesse, c'était l'alliance » me 0 de la liberté et du privilége, du répu- L. ? blicanisme et de la royauté. Je cherchais 4 à comparer cette organisation avec l'orga- | is des æ he re * NT sh k nisation américaine, c’est-à-dire, avec | «5 ES … celle des Etats-Unis, car l'organisation ire de “ coloniale est une chose exceptionnelle ‘sume 4
dont la durée est pour ainsi dire fixée | d'avance, et dont le terme marche avec le chiffre de la population. Prenant les
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choses pour ce qu'elles étaient dans le moment, je finis par me convaincre que les deux pays avaient fondé leur constitation sur des faits réels et non sur des théories imaginaires, d’où provenait leur stabilité. Je voyais devant moi une royauté, une aristocratie et une plèbe dont les fortes racines remontaient à l'origine de la nation. L’aristocratie était puissante et considérée, le peuple nombreux et soumis, le roi regardé comme essentiel au maintien des boulevards qui servent de protection à ces deux grandes et seules divisions de la nation.
L'aristocratie, par ses souvenirs historiques et ses richesses, exerce un empire immense sur les idées, ou plutôt elle se oonsidère et elle est presque considérée par le peuple comme une puissance qui ne pourrait être renversée que par le
renversement de la nation elle-même.
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Elle est d’ailleurs si sage et si éclairée qu’elle ne s'expose jamais inutilement. Elle connait la fragilité des choses humaines : elle sait que tout passe avec le temps. Klle ne s'oppose donc point aux progrès des choses et des idées. Elle s'étudie seulement à y prendre part de manière à faire rejaillir sur elle-même la plus grande partie de l'illustration personnelle qui en résulte : elle vote dans la législature pour les améliorations en toute chose, et ouvre ses rangs avec habileté au guerrier, au savant, au marchand heureux qui se distinguent, connaissant l'influence profonde qu’exercent sur les masses la bravoure, le génie et l'éclat. moins noble si l’on veut, maïs non moins réel de l'or. Elle renouvelle par là sa force et son prestige. Enfin, en consentant à discuter dans le parlement toutes les questions qu'on y traite avec
les mandataires du peuple, et en sy
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css ME mes soumettant comme lui lorsqu'elles ont 4 été adoptées par les deux parties et | sanctionnées par l'arbitre snprème, le roi, elle ne semble plus qu'excer un droit 4 naturel. On oublie que c'est une petite L.
ulasse d'hommes qui a le privilége de balancer la volonté générale, et que c’est LL le peuple lui-même qui entretient à la | IE: sueur de son front la source des richesses L | Ê colossales qui la rendent si fière et si 4 [8 brillante dans ses domaines. ?
4j à Sa soumission aux décrets du parle- 3 ji ment et son respect pour la liberté de Ia $ | | parole sur la place publique, où souvent F: | | elle fait entendre la sienne au milieu des L. | | tribuns du peuple, font oublier son À (fl orgueil et son exclusion au foyer domes- : hi tique de ses châteaux. Hors de la tribune, 4 il il n’y a plus en effet d'alliance et de |" il communication entre la noblesse et la Ë.
À roture, Le rempart du moyen-âge semble k fl
s ont es et Le, le droit >etite re de c’est à la esses et si
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son mesune, t de ot la mble
MR: à JE
encore subsister dans toute sa force pour diviser les deux classes ; mais le s'ns calculateur du peuple anglais ferme les yeux sur cette faiblesse humaine.
Voilà les réflexions que je faisais quan 1 je passais du parlement à la place publique, de la place publique aux riches quartiers de la noblesse, et des riches quartiers de la noblesse aux quartiers plus sombres et plus sales du peuple dans la métropole de l'Angleterre.
La noblesse occupe une aussi grande place dans l’organisation sociale de ce pays que dans celle de l’Europe féodale.
Si elle est presque descendue au rang de la bourgeoisieen France, elle se maintient
en Angleterre aussi forte et aussi puissante qu'en Russie, En se conformant aux idées du peuple, elle à su maintenir sa position du moyen-ige. Ses ducs, ses
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comtes, ses barons sont aussi fiers que ceux de l’Allemagne, et leurs écussons n'en brillent pas moins dans leurs châteaux et sur leurs équipages de Londres.
Le contraste qui existe entre lasociété en Europe et la société en Amérique, et qui me frappait sans cesse, se trouve surtout dans cette classification des rangs.
Nos souvenirs dans le Nouveau-Monde ne sont que d'hier, et comme les colons n’appartenaient qu’à une classe d'Européens, il n’y a pour ainsi dire qu’une classe d'hommes. Une chose conséquemment qui doit frapper beaucoup l’ Américain en Europe, c'est la diversité des rangs #t la soumission constante des classes inférieures aux classes supérieures, c'està-dire, à l'aristocratie etaux rois. Depuis une suite de siècles les mêmes familles voient la nation entière répandre ses
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ciété 1e, et ouve an gs.
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Furoune uemmériang's asses c'estpuis ailles ») ses
sueurs et son sang pour les soutenir dans le luxe et le haut rang où elles sont placées, et se soumettre à leur domination comme par une fatalité inévitable.
L'organisation sociale de l'Angleterre, comme du reste de l’Europe, tient, comme
je l’ai dit, aux bases de la société elle-
même. Le monarque, la noblesse ont leur racine dans le temps. Les grands souvenirs historiques de la nation se personnifient dans le roi, les ducs, les comtes, les barons. Vous ne pouvez faire un pas sans que le sol vous rappelle wi.
événement auquel se rattache le souvenir d’un nom féodal. Guerres de conquêtes.
luttes civiles, le prince, le noble y jouent un rôle dominateur. L'esprit de la nation en est tout imprégné, et le peuple y est si bien fait qu’il regarde la royauté et la noblesse comme partie intézrante
et nécessaire du tout. L'homme de