CHAPITRE XXIV
Sur les mœurs des Indiens 4o ce pays.
Dbpuis 111c de Malhado» tous les naturels qae nous vîmes , ont pour usage de ne pas eottcher avec leuirs femmes à partir du moment o^ elles sentent qu'elles sont enceintes , jusqu'à ce que det\x ans set soient écoulçs depuis leurs oouêkef; Les mères allaitent
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: ^ ceux qui sont en embuscade é , les attaquent sans quitter leur .r font le plus grand mal sans être «Tsqu'il n'y a pas de forêt où ils bjils s'établissent dans une itqui leur semble le plus proivironnent de tranchées reiches très-minces : ils y praures par lesquelles ila lanl'ennemi. Jls font ces ^ t Du temps que j'étais ^ rs ennemis arrivèrent à de la nuit , les attaquent en blessèrent beau- ?nes abandonnèrent ^■ent dans les bois; iris que les autres prent chez eux, .
que ceux-ci Mirent A leur I possible , et ■urs cabanes
leurs enfants jusqu'à l'âge de douze ans : alors ils sont en état de se procurer eux-mêmes de la nourriture. Nous leur demandâmes pourquoi ils les élevaient ainsi , ils nous répondirent que c'était à cause de la rareté des vivres. Souvent il est arrivé que nous les avons vus rester deux ou trois jours sans manger,et quelquefois même quatre., .Voilà pourquoi ils les nourrissent si longtemps à la mamelle, autrement ils seraient exposés à mourir de faim aux époques des disettes , et si on les laissait supporter ces privations , ils deviendraient d'un tempérament délicat et sans force?t.ôrsquepar hasard quelques-uns des leurs tombent malades, ils les abandonnent dans la campagne, à moins que ce ne soit leurs fils. Ceux qui ne peuvent pa^ svvvjre <lësidtitl^e9^»r«&itènt)qBiàis âpif^'e^! U11 > dateurs enffiiltsou'.'de leu«$(fnène£^ ih'' l'emportent tsurileor'b ;épaiileav tTo^ )Onli FtiSË^gief ' de» quitter ïeurp fetntees >ktf6()WîlB , w s'abewdeM |)as ; «et^ils épousent qui iJaiT^u? Untj ^€ela< ai lieu 'iérsquiila <<iik>iit i iptis -- f^'^Or
d'aLTAR NUVfiSiGAB£ÇA DE VAGA. 187
fants, mais dans. le cas contraire Us ne se séparent jamais.
Lorsque dans une peuplade il s'elèye une querelle y ils combattent' jusqu'à, ce qu'ils soient harassés de &tiguç » pi^is ils s'en vont chacun de leur côté : quelquefois les femmes les séparent en se mettant eptr^ eux; ms^is les hommes ne peuyentpas le faire. Quelles que soient leurs querelles pqLrtjiculières,|a];qais ils ne se servent 4'^çs ni de pèches. Aussitôt qu'ils ont fini de se biittre, et qu^ leur jixe a cessé 9 ils . enlèvent leurs maisons , leurs femmes et leurs enfants,, et vont vivre loin des autres, jusqua ce que leur, colère soit apaisée ; alo^^s ils retournent dans leur village, et redevî/enne^ $a;ais cpu^me si rien ne s'éts^it passé, et.sans qu'il soit, besoin de les réconciliei:. Lorsqufi les Indien^, qw ont eu.upe querçjlle persontpe^s .mariés « ils. vont dans une peuplade voisine. et Us y sont Jbien.Teçus, quand, même Us seraient enqemis. On . se réjouit de leur j^rivéci.on leur fait, tant .4)^ pré-
dents» que lorsqu'ils retournent dans leurs villages, après que leurs chs^ns sont pftôses , ils se trouvent fort riches.
Tous sont guerriers, et aussi adroits pour 9e tenir en garde contre leurs ennemis que sHls eussent été élevés en Italie et habitués à une guerre continuelle. S'ils se trouvent d^ns un endroit où les ennemis pourraient leuF nuire, ils établissent leurs cabanes sûr la lisière d'un bois épais, iU ereuseat tout auprès un fossë^ ou ils dorment, led guerriers se netraii^^qt derrière des branches d arbres très^minces, ils y pratiquent des meurtrières, et se tiennent si bien cachés, qu'on ne les aperçoit pas, même étant tout près d*eux. Un chemin tf^ étroit conduit au milieu tie la fbréf, là ils préparent un^ endroit où sMtablissent leuri femmes et leurs enfknts. Lorsque la nuit ar^ rive ils font de la lumière dans leurs cabanes pour faire croire aux -espions qu'ils y sont, et avant la pointe du jour ils retombent poiir ralluimer ces feuk. Si par hasard les^ entier
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mis y vont < ceux qui sont en embuscade dans le fossé , les attaquent sans quittet* leur poste, et leur font le plus grand mal sans être aperçus. Lorsqu'il n'y a pas de forêt où ils puissent se cacher, ils s'établissent dans une plaine, à l'endroit qui leur semble le plus pro'^ pice y et ils s'ienvironnent de tranchées re* cotiTertes de branches très^miilces : ils y pratiquent des duvertures par lesquelles ils lan-» cent des flèches sur l'ennemi, ils font ces travaux daqs la nuit Du téilips que j'étais chez les Aguenes , leurs ennemis arrivèrent à l'improviste au milieu de la nuit ^ les àttaquéi^ rent , en tuèrent trois , et en blessèrent beaucoup d'autres. Les Aguenes abandonnèrent leurs maisons et s'enfuirent dans les bois; mais y quand ils eurent appris que les autres s'étaient en allés, ils revinrent chez eux, . ramassèrent toutes les flèches que ceux-ci leur avaient lancées, ils se mirent à leur poursuite le plus secrètement possible, et arrivèrent la nuit même à leurs cabanes