CHAPITRE XXX1J
Jn vaisseau vient de Brickioka pour savoir ce que je suis devenu , et les sauvages refusent de le dire.
Sur ces entrefaites, un vaisseau de Brikioka int jeter 1 ancre non loin de l’endroit où je ie trouvais 5 et tira un coup de canon pour sertir les Indiens de venir traiter avec lui. eux-ci, l’ayant entendu, me dirent :« Voilà s amis les Portugais qui viennent pour savoir tu vis encore, et qui veulent, peut-être, te
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racheter. » — « C’est sans doute mon frère , » leur répondis-je; car je pensais bien que les Portugais demanderaient de mes nouvelles, et afin que cela ne leur fît pas croire que j 'étais Portugais, je leur avais dit que j avais un frère Français aussi, qui se trouvait parmi eux. C’est pourquoi , quand je vis arriver ce vaisseau, je leur dis que c’était mon frère; mais ils prétendirent toujours que j étais Portugais. Ils s’approchèrent du vaisseau : cependant l’équipage setant informé de moi, ils répondirent de ne plus faire de questions a cet égard. Les Portugais remirent donc à la voile, me croyant mort. Quand je les vis repartir, Dieu sait ce que j’éprouvai, et les sauvages disaient entre eux: «Nous avons fait une bonne prise , puisqu’on envoie des v aisseaux pour le chercher. >>