CHAPITRE XXXIII
e frère du roi , Jeppipo Wasu arrive de Mambukabe et me raconte que celui-ci, sa mère et tous les leurs étaient tombes malades. Il me prie d’envoyer mon Dieu pour qu’il leur rende la santé.
J’attendais à chaque instant le retour de ?ux qui étaient partis pour faire les prépaitifs de ma mort. Un jour j’entendis des is dans la cabane du chef qui était absent, ! qui m effraya , car je les crus de retour. En ïet, quand quelqu’un s’est absenté, ne fùbce
que pour quatre jours, il est d’usage chez les Indiens que ses amis le reçoivent en poussant de grands cris de joie. Quelques instants après, un Indien entra dans ma cabane et me dit : «Le fi'ère de ton maître est arrivé: il annonce que tous les siens sont malades.» Je me réjouis alors en pensant que Dieu voulait peut-être faire quelque chose en ma faveur. Le frère de mon maître vint bientôt, s’assit auprès de moi et se mit à se lamenter, en disant que son frère , sa mère , ses neveux étaient tous tombés malades , et que son frère l’avait envoyé vers moi , pour me prier d’obtenir de mon Dieu qu’il leur rendît la santé. «Car, dit-il, mon frère croit que ton Dieu est en colère contre lui.» — '«Oui, lui répondis-je, mon Dieu est irrité parce qu’il veut me dévorer, et parce qu’il a été pour cela à Mambukabe , et qu’il dit que je suis Portugais quand je ne le suis pas. Va dire à ton frère qu’il revienne ici , et je tâcherai d’obtenir de mon Dieu qu’il lui rende la santé. » 11 me répliqua qu’il était trop
r>E IIANS STADEN.
lalade pour pouvoir venir; mais qu’il savait ien que je pouvais, si je voulais, lui rendre
1 santé- Jc lui promis qu’il aurait bientôt la
>rce de revenir dans son village, et que sa
urte finirait par se rétablir tout à fait. Il re-
uirna avec cette réponse à Mambukabe, qui
l éloigné de quatre milles d’üwattibi.où nous ions.