Vrai système de l'Europe relativement à l'Amérique et à la Grèce
éprouve des obstacles dont l'Amérique est exempte et ne peut pas ressentir le contre-coup : car les mers et la distance protègent l’Amérique contre l’espèce de malveillance qu’elle peut encore éprouver de la part de quelques parties de 1 Europe, au lieu que la Grèce, espèce d’appendice de u rope du côté de l’Orient,prête,par ce rapprochement, à des attaques qui ue peuvent pas avoir heu à l’égard de l’Amérique : la Grèce est menacee par son voisinage presque autant que par ses ennemis; c’est sa géographie qui fait son danger, et ses voisins sont peut-être plu^ramdre pour elle que les camps des faibles Ottomans. ^y|| le soit concentrée uniquement entre la Turquie et la Grèce, et la solution sera aussi complote que prompte ; mais par-delà la Turquie U y a d autres puissances : celles-ci peuvent avoir des vues, des intérêts propres ; la Grèce est donc ans un e a de dépendance relative à leur égard, dépendance dont l’Amérique, pour le fond des choses, n a nullement à s’inquiéter. Cependant, dans les deux contrées, les choses sont arrivées à ce point, qui, en permettant de lire clairement dans 1 avenir, entonne car là même de s’en occuper et de préparer la solution T lui état violent par sa et inquiétant pour tout ic-monde : or, tel est 1 étal oÂV.-.„r ,ù l’Fuinnc nar ïes deux révolutions de
Amérique et de la Grèce; elfes entretiennent an lieu delle un étal d’mquiétade, d’rapeotalive, d .mta meure, une division marnée et , rau I chante dans les principes, le langage et la conduite des gouvernemens. Celle division produit nécessairenient me certaine aigreur dans les relations muuelles . d y a déjà beaucoup de mal dons un pareil état; .1 ne peut pas se prolonger sans de graves
“convenions. ***** «Pelles ~ te ferment
” etdreetent; presque toujours elles ont leurs ■ acmés moins dans les intérêt, posffils 35 dans
“ , IS| ! 0 . sltlons que créent de longues
J rane es. Chaque joui' apportant un mauvais levain, entrai.ment les plaies de J’amour-propre,
“ p01lls , I 1 mmenss ''«uea se trouve tout formé presque a l’insu de ceux qu’elles vont faire éclater! O. on prenne 1 histoire, et qnel’on voie si ce n’est pa mus, qu’ont été formés la plupart de ees oies 0i ‘du sur le monde avec tant du fracas et de dommages, o, si les vapeurs qui les ont grosi
du fond r “ S dU f ° n<1 mim ° des edèires, o°u bien fend de coeurs ulcérés par de 1 et
ressen îmens, par les blessures mtérieL. dcnT„n
deiobe la vue en préparant leur vengeanœ Depuis
long-temps nous voyons
su point où l ? on pst rlAïà * , l' er ?
ehose suffirait pour .hSLS P * U J °
! timimt-i un immense incendie!
C’est pour détourne!' ce malheur et pour «U* »-
devant de ce qui «P* "°" S .
entrepris ce nouveau travail. U. apparUent a d-au-
tres de décider, mais il est du devoir s °“ L
remontrer;on peut même recette ■
a es espèces de lettres (le creance. Dépita l
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Amérique comme nous l’avions annonce. Les motil^
exposes ^ u^Smiinmn njg^
«ne sont ceux qu. IwbTutM^ ■'»*
ôu’on l’avait dit, la lutte s’est engage*, 1 Lapone
TsuTcombé: cela était encore dans nos p
et trop facile 1 voil ’ P onr Urer vamt , .
ment. Dans la première époque et à là séparation, nous avions m ^ L ‘ dM
nouveaux états américains, d après . g ligues de démarcation que la nature a tucces en les diverses parties de ce vaste continent* IS^urrt mi le lion esprit de les adopter, et par 1» 0. e so montrés soumis et comme y» ^ la nature. ïl n’y a pas à rougir de cedu nviîtrï* Mais rA mérique a fait plus : nous ui avi
rmrUtîe monarchie , knaqu’ellmmcine était «£■
chique, et elle a embrassé l’ordre repuMioain. Qi l’Europe se demande si ce u’est pas poui avoir
délaissée, outragée, combattue, assaillie de vœu* ennemis à defaut de pouvoir le faire par ses awncü, et si elle n’a pas laissé passer ce qui ne se réparé jamais, l’occasion. Maintenant, l’Aolériqüe est consobdee en indépendance, en force active, en gouvernement régulier, en tranquillité intérieure. KHe a reçu 1 adoption sociale d’états puissans dans les deux hémisphères; mais la grande coalition «l opeenne liesite à en faire autant.; elle est dans un état équivoque et d’expectative à 1WJ de 1Wiifjue, elle tient celle-ci dafts Je Sœe état ; elle imprime lemémïTêmaclère d’hésitation et * doute la conduite des états secondaires. 11 résulte de tout cela un tangage pénible à la fois pour 1 Aménque et pour l’Europe.,..
De son côté, la Grèce a surmonté les difficultés
prennes de toute tentative d’indépendance contre un gouvernement établi, En cela comme eu put, ce sont les premiers pas qui coûtent le plus. A terre et la mer ont également prêté aux
La bbératién"d^k 1 Giéœ * n '°P OTlim -
Je h plupart J"» dos do l’AroliipoJ est œ.,- " b ms ottoman, défendu ()nrdes h
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i la Métropole de tor, J’o, «dente
cette maîtresse des sains principes politiques , n’hésite pas à faire des actes de foi sur les destinées de la Grèce, en lui ouvrant des trésors qu’elle tient fermés pour Constantinople et pour Madrid.
La Grèce prévaut donc évidemment contre la Turquie. Mais ici revient encore celte coalition européenne, qui menace même dans son immobilité, qui parle haut par son silence, et qui noumt des ombrages par sa neutralité : neutralité d un mmre nouveau,' car n’étant ni indifférence, m tolérance avouée, elle nepermet pas à la mémoire de perdre un moment le sOm emiukffiqui ms est passéI l’égard d’autres peuples, elle rappelle toumurs, et montre ouvert, cet arsenal de motifs dans lesquels on a été chercher les armes sous esquelles tant de nations ont succombe.
Cet état est violent, il ne peut pas durer; le ca me apparent de l’Europe cache les matériaux ira grand incendie: combien se sont allumés sans es alimens rassemblés d’aussi loin, et dans cette abondance? 11 n’est pas dans lanature des choses, i°que U décision du sort d’un monde entier soit abandonnée à elle-même et se fasse toute seule; a* que d’une position si uouvclïe, que dç scrUunens si contraints et de vues si contraires, il ne sorte pas quelque évènement qui mettra tout en mouvement le contraire ne s’est jamais vu, et le chapitre des e\è-
nemens imprévus, des incidensfortuits, des causes créées par le hasard, est le plus étendu de tous ceux qui entrent dans la composition de l’histoire.
La tranquillité del Europe tient donc évidemment
a un 111 ; elle est peut-être dans l’esprit des hommes, mais elle n'est pas dans les choses : l’Europe est placée entre deux volcans, silencieux encore, mais dont une étincelle peut faire éclater tous les feux; dans la formation actuelle de l’Europe en grandes masses politiques, le choc serait terrible et long. De plus, il ne se bornera pas a l’ordre politiquer mais le conflit commencé dans Tescabinets, descendra dansée sein de la société, enveloppera tous ses rangs, comme le font toutes les querelles dans lesquelles l’opinion trouve place, et celle-ci est bien de cette nature; car c’est une question mi-partie de politique et de sociabilité; ces deux caractères dominent dans elle. Ceci est grave, infiniment grave; rien ne paraît préparé pour y parer : on s’observe, mais on ne résout rien ; on se contrarie, mais on ne cherche pas les points de conciliation; des surprises peuvent avoir lieu dans cet état d’indécision chagriné; de fâcheuses complications peuvent s y ajouter, et ne peuvent guère manquer d’y survenir. La vue distincte de ces dimgers nous frappe depuis long-temps; l’époque qui peut les réaliser ' nous semble se rapprocher ; nous ne nous endor-
nions pas au bruit dû promesses dont l'accomplissement n’est pas au pouvoir de ceux qui les prodiguent. Les yeux toujours fixés sur la nature des choses, nous recherchons ce qu’elles, qui ne trompent jamais, portent dans leur sein; et comme nous n’y apercevons rien que d effrayant, nous avons cru qu’un travail préparatoire sur ce vaste sujet, dans les circonstances où nous sommes tous placés, pouvait avoir quelque opportunité.
Mais pour rendre ce travail utile, il faut qu il soit clair : et pour être clair, il doit présenter tous les objets qui s’y rattachen t . classés dans un ordre régulier. Ainsi, ayant à parler dé contrées âituécâ dans deux hémisphères différens, et dans deux positions politiques qui n’ont aucune analogie entre elles f il est nécessaire d’en traiter séparément : il n’y a de commun entre l’Amérique et la Grèce que leur tendance vers l’indépendance et l’ordre républicain j tout le reste est dilièrent : de plus, la question actuelle tenant à la fois à l’état général du monde , aux principes de l’ordre social, à l’ordre colonial, et à des intérêts positifs, il est indispensable dû retracer sommairement ce qui concerna $es divers objets» Qu’on nous pardonne d’alonger un peu le çljeann.; ça nest pas pour notre plaisir personnel, mais pour l’aplanir devant les autres. Il n’arrive guère que les naviga-
leurs se plaisent à prolonger la traversée avec ses ennuis et ses incommodités ; mais que l’on veudle bien considérer la gravité de celte questæn, l'immensité des intérêts qui s’y rattachent. L CSt ,a P rermére fois, depuis la création, que deux mondes se sont trouvés en présence, et se sont demandé mutuellement qui ils étaient; car la demande de reconnaissance n’est pas autre chose.
s lJ ^ lL 101 de “«tawKser une portion du globe : un sort eternel est à fixer ; à cette seule pensée, on sent son esprit s’élever eU’euUaromer ; on accuse la faiblesse, du langage impuissant à se proportionnera de pareils sujets.
, Ce braoin > « * 1» clarté va nous forcer
d r Ç mou ter a des origines, à fractionner un trava qui gagnerait à être présenté dans son ensem le, s’il ne s’agissdit que de plaire à l’esprit, non pas d agir sur lui par la conviction; mais avant tout, il faut que ce travail soit utile; les avantages de la forme doivent être sacrifiés à la
b ° * d ! te . d “ fond : tout ^orifice fait ê l’utilité porte avec lui son dédommagement. Nous sentons d’autant plus vivement le besoin de présenter cés ob- ZV* a T la gg* P-P- à les (Tue entrer
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|.- a Z' 11 ' !l ' ernier que nous aurons lieu de ler^ur e même sujet; au point ou les choses
sont arrivées, la quesùon générale, relativement aux deux pays, est comme épuisée ; à l’avenir, il ne restera que des incidens qui ne peuvent, être l’objet d’un travail analytique, tel que celui-ci.
11 faut donc profiter de celte dernière occasion , pour former un sommaire de tous les élémens de ces deux questions, et l’offrir au lecteur, dans nn ordre de discussion qui lie les principes aux faits, et qui lui présente ainsi la question sous tous ses rapports, tel est notre but dans celm-ci, et dans l’ordre que nous y observerons. Désormais nos écrits ne peuvent plus-sepir à l a cause g énérale de l’Amérique et de la Grèce, e ^ ( ‘ est gnée ! Puisque nous n’avons plus qu’une fois à travailler pour elles, faisons-le de manière à les servir, et à leur montrer quelle est l’ardeur de nos désirs d’y parvenir.