UN MOT SUR LA MERE COUPABLE
Jt E N D A N T ma longue proscription, quelques amis zélés avoient imprimé cette * jjiece, uniquement pour prévenir l'abus d'une cotitrefaçon infidèle, furtive, et prise à la volée pendant les représentations (i). IVJais ces amis eux-mêmes, pour éviter d'être froissés par les agents delà terreur, s'ils eussent laissé leurs vrais titres aux personnages espagnols ( car alors tout étoit péril ) , se crurent obligés de les déligurer, d'altérer même leur langage, et de unitiler plusieurs scènes.
Honorablement rappelé dans ma patrie , aprcs quatre années d'infortunes, et la pièce étant désirée par les anciens acteurs du théâtre François, dont on connoît les grands talents, je la restitue en entier dans son premier état. Cette édition est celle que j 'avoue.
Parmi les vues de ces artistes, j'entre dans celle de présenter, en trois séances consécutives, tout le roman de la famille Almaviva, dont les deux premières époques ne semblent pas ,dans leur gaité légère, offrir de rapport bien sensible avec la profonde et touchante moralité de la dernière ; mais qui, dans le plan de l'auteur, ont une connexion
(i) Elle fut reprt'seiitée pour la première fo théâtre du Marais , le 26 juin 1792.