SCENE IX
ATAR , ALTAMORT, TARARE, CALPIGI.
Que veux-tu , Calpigi ?
(Las.) Sois inintelligible.
CALPIGI.
Mon maître, cette Irza si chère à ton amour...
ATAR, vivement.
Hé bien?
CALPIGI.
Elle est rendue à la clarté du jour.
TARARE, exalte'.
Atar, ta grande ame est sensible ; La joie a brillé dans tes yeux.
(Un genou en leiTe. ) Par cette Irza , Sultan , sois généreux ; A mes maux deviens accessible.
ATAR
Dis-moi .Tarare , es-tu bien malheureux?
TARA R E
Si je le suis ! Ah ! peut-être elle expire !
i66 TARARE.
ATA.R
Souhaite devant n^i qn'Irza cède à mes vœux ; Je fais ce que ton cœur désire, c A L P I G I , à part.
Grands dieux ! je sers un homme affreux !
TARARE, se levaut , dit avec feu.
Charmante Irza , qu'est-ce doue qui t'arrête ? .Le fils des dieux n"est-ii pas ta conquête ? Puisse-t-il trouver dans tes yeux Ce pur feu dont il étincelle !
Rends , Irza , rends mon maître heureux... ( Cal})igi lui fait un signe négatif pour qu'il n'achevé pas son vœu.) .... Si tu le peux , sans être criminelle.
ATA R
Brave Altamort , avant le point du jour, Demain, qu'une escadre soit prête A partir du pied de la tour.
Suis mon soldat , sers mou aiuour Dans les combats , dans la tempête.
(Bas, à Altamort. ) S'il revoit jamais ce séjour, Tu m'en répondras sur ta tête.
(A Tarare. ) Et toi, jusqu'à cette conquête, De tout service envers ton roi , Soldat, je dégage ta foi ; J'en jure par Brama.
TARARE, la main au saLre.
Je jure en sa présence De ne poser ce fer sanglant Qu'après avoir du plus lâche brigand Puni le crime et vengé mon offense.
ATAR, à Altamort.
Tu viens d'entendre son serment ; Il touche à plus d'une existence :