CA L PI GI
O mon héros ' tes vêtements mouillés D'algues impurs , et de limon souillés... ! Un grand péril a menacé ta vie !
TARARE, à demi-voix.
Au sein d la profonde mer, Seul dans une barque fragile ; Aucun souffle n'agitant l'air, Je silionnois l'onde tranquille.
Des avirons le monotone bruit, Au loin distingué dans la nuit.
Soudain a fait sonner l'alarme; J'avois ce poignard pour toute arme.
Deux cents rameurs partent du même lieu : On m'enveloppe , on se croise, on rappelle. J'étois pris...! D'un grand coup d'épieu. Je m'abîrae avec ma nacelle ; Et , me frayant sous les vaisseaux Une route nouvelle et sure , J'arrive à terre entre deux eaux , Dérobé par la nuit obscure.
J'entends la cloche du béfroi.
L'appel bruyant de la trompette.
Que le fond du golfe répète , Augmente le trouble et l'effroi.
On court , on crie aux sentinelles , Arrête , arrête : on fond sur moi ; Mais s'ils couroient, j'avois des ailes. J'atteins le mur comme un éclair :
On cherche au pied ; j'étois dans l'air, Sur l'échelle souple et tendue Que ton zèle avoit suspendue.
Je suis sauvé, grâce à ton cœur ; Et pour payer tant de faveur, O douleur, ô crime exécrable I