ACTE III, SCENE VI
Tu inaudis quelquefois tou être...
Je venois , les sens agités,
L'honorei- de quelques bontés ,
Soupirer l'amour auprès d'elle.
A peiur étois-je à ses côtés ,
Elle s'échappe, la rebelle!
Je l'arrête et saisis sa inain;
Tu u'as YU chez nulle mortelle
L'exemple d'un pareil dédain!
« Farouche Atar, quelle est donc ton envie ?
« Avant de me ravir l'honneur,
« Il faudra m 'arracher la vie... »
Ses yeux pétiil oient de fureur.
Farouche Atar... son honneur... La sauvage ,
Ap})elant la mort à grands cris...
Atar, enfin, a connu le mépris.
( Il tire son poignard. )
Yingt fois j'ai voulu , dans ma rage , '
Epargner moi-même à sou bras...
Allons , Calpigi , suis mes pas.
CALPIGI lui présente sa simare.
Seigneur, prenez votre simare.
ATAR
Rattache avant mon brodequin Sur le corps de cet Africain...
( Il met son pied sur le corps de Tarare. ) Je sens que la fureur m'égare...!
( Il regarde Tarare.) Malheureux nègre , abject et nu Au lieu d'un reptile inconnu Que du néant rien ne sépare , Que n'es-tu l'odieux Tarare .' Avec quel plaisir, de ce flanc, Ma main épuiseroit le sang... !
Si l'insolent pouvoit jamais counoître Quels dédains il vaut à son maître.,.!