ACTE UI, SCENE II. Ô
BKGEARSS.
Madame , je ne le crois pas.
LA COMTESSE
Depuis que le ciel m'a punie par la mort de mon fils aîné, je vois le Comte absolument changé: au lieu de travailler avec l'ambassadenr à Rome, pour rompre les vœux de Léon, je le vois s'obstiner à l'envoyer à Malte. — Je sais de plus, monsieur hégearss , qu'il dénature sa fortune, et veut abandonner l'Espagne, pour s'établir dans ce pays. — L'au»re jour à dîner, devant trente personnes, il raisonna sur le divorce d'une façon à me faire frémir.
BÉGEARSS
J'y étois ; je m'en souviens trop.
LA COMTESSE , en larmes.
Pardon, mon digne ami; je ne puis pleurer qu'avec vous !
Efc GE AR SS.
Déposez vos douleur,-» dans le sein d'an homme sensible.
X A COMTESSE
Enfin , est-ce lui , est-ce vous , qui avez déchiré le cœur de Florestine? Je la deslinois à num fils. — Née sans biens , il est vrai, mais noble, belle et vertueuse : élevée au milieu de nous : mon fils devenu héritier, n'en a-t-il pas assez pour deux?
BÉGEARSS
Que trop .peut-être; et c'est d'oii vient le mai i