‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 65 sur 185 · BEGEARSS, FIGARO · texte numérisé non relu

BEGEARSS, FIGARO

BÉGEARSS, raillant.

Hé é é ! c'est mons Figaro ! La place est agréable , puisqu'on y retrouve monsieur.

F I G A. p.. o , du même ton.

Ne fàt-ce que pour avoir la joie de l'en chasser une autre fois.

EÉ GE A.RSS.

De la rancune pour si peu ? vous êtes bon d'y songer ; chacun n'a-t-il pas sa manie ? F I«GA R o.

Et celle de monsieur est de ne plaider qu'à hais clos ?

BEGEJLRSS, lui frappant sur répoiile.

Il n'est pas esseutiel qu'na sage entende tout , quand il sait si bien deviner.

FIGARO

Chacun se sert des petits talents que le ciel loi a départis.

B É G E AR s s.

Et l'intrigant compte-t-il gagner beaucoup avec te qu'il nous montre ici ?

FIGARO

Ne mettant rien à la partie , j'ai tout gagné .... si je fais perdre Vautre.

BÉGEARSS, piqué.

Ou verra le jeu de monsieur.

F IG AR o.

Ce n'est pas de ces coups brillanis qui éblouissent la galerie. (Il prend un air niais. ) Mais chacun pour soi ; Dieu pour tous , comme a dit le roi ^alomon.

BÉGEARSS, souriant,

Belle sentence! N'a-t-il pas dit aussi : a Le sol^ii u luit pour tout le monde ; »

FIGARO, fierem'-nt.

Oui , en dardant sur le serpent prêt à mordrç la main de son imprudent bienfaiteur. (Il sort.)

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