I. E COMTE, lit
« Si la mort d'un infortuné vous inspiroit un « reste de pitié; parmi les noms qu'on va donner à « ce fils , héritier d'un autre... »
liA c O MT ES S E, priant.
Accepte l'horreur que j'éprouve, en expiation <le ma faute !
I,E COMTE, lit.
« Puis-je espérer que le nom de Léon... ( il parle. ) Et ce fils s'appelle Léon !
JjA. COMTESSE, égarée , les yeux ferme's.
Oh, Dieu 1 mon'crime fut bien grand , s'il égala ma punition! Que ta volonté s'accomplisse!
LE COMTE, plus fort.
Et, couverte de cet opprobre , vous osez me demander compte de mon éloignement pour lui ? LA COMTESSE, priaut toujours.
Qui suis-je , pour m'y opposer, lorsque ton bras s'appesantit?
LE COMTE
Et .lorsque vous plaidez pour l'enfant de ce malheureux, vous avez au bras mon portrait !
LA CO M T E S S E en le détachant le regarde. Monsieur, monsieur, je le rendrai ; je sais que je n'en suis pns digne. ( Dans le plus grand égarement. ) Ciel que m'arrive-t-il.!* Ah ! je perds la raison ! Ma conscience troublée fait naître des fantômes! — Réprobation anticipée...! Je vois ce qui n'existe pas... Ce n'est plus vous ; c'est lui qui me fait signe de le suivre, d'aller le rejoindre au tombeau! LE COMTE, e'ffravé.
Comment ? Hé bien ! Non , ce n'est pas...
LA COMTESSE, en délire.
Ombre terrible ! éloisue-toi!
t, E COMTE crie avec douleur.
Ce n'est pas ce que vous croyez !
Il Â. COMTESSE jette le bracelet par terre. Attends... Oui, je t'obéirai...
LE COMTE, plus trouLle'.
Madame, écoutez-moi...
LA. COMTESSE
J'irai... Je t'obéis... je meurs... (Elle reste e'vanouie.) LE COMTE, effrayé ramasse le Lracelct.
.l'ai passé la mesure... Elle se trouve mal... Ah, Dieu 1 courons lui chercher du secours. ( Il sort, il s'enfuit. Les convulsions de la douleur fout glisser la Comtesse à terre. )