‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 87 sur 185 · I. E COMTE · texte numérisé non relu

I. E COMTE

Hélas 1 ma Florestinc! je frémis du péril où j'ailois plonçjt-r ta jeunesse. Grâce an ciel . qui divoile tout , tu n'épouseras point Bégearss ! Non tu ne seras point la femme du plus épouvantable ingrat...!

FLORESTIN E,

Ail, ciell Léon... !

Ma sœur , il nous a tons joués !

FLORESTI>'E, au Coiute,

Sa sœuv !

L E C O MT E

Il nous trompoit.Il trompoit les uns par les autres ; et tu étais le prix de ses horribles periidies. Je vais le cbasser de chez moi.

LA COMTESSE

L'insîinct de ta frayeur te servolt mieux que nos lumières. Aiiiiable enf;int ! rends grâce au ciel, qui te sauve d'un tel danger!

LÉON

Ma sœur, il nous a tous joués !

F L o R E s T I X E , au Comtc.

Monsieur, il m'appelle sa sœur !

LA COMTESSE, cxaltéc.

Oui , Floresta , tu es à nous. C'est là notre secret

io8 LA MERE COUPABLE,

chéri. Voilà tou père , voilà toa frère ; et moi , je suis ta mère pour la vie. Ah ! garde-toi de l'oublier jamais! (Elle tend la main au Comte.) Almaviya.'pas vrai qu'elle est maJUle ?

LE COMTE, exalté.

Et lui, mon fils; voilà nos deux enfants. (Tous se serrent dans les bras Tun de Tautre. )

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