I. E COMTE, frappant du pied
Nous laissez -vous enfin .-^ c'est un suppliée de vous voir. ( La Comtesse est effraje'e sur un siège ; Florestine et Suzanne la soutiennent ; Le'on se réunit ù elles. )
bÉgearss, les (lents serrées.
Oui morbleu ! je vous bisse ; mais j'ai la preuve €n main de votre infâme trahison ! vous n'avez demandé l'jigrénient de Sa Majesté, pour échanger vos hiens d'Espagne, que pour être à portée de troubler sans péril l'autre colé des Pyrénées.
\ LE c o M T E.
O monstre ! que dit-il?
BÉGEA.RSS.
Ce que je vais dénoncer à Madrid. N'y eût-il que le buste en grand d'un Washington dans votre cabinet , j'y fais conlisquer tous vos biens. F I G AP..0 , criuiit.
Certainement ; le tiers au dénonciateur.
BÉGEARSS
Mais, pour que vous n'échangiez rien, je cour:* chez notre ambassadeur arrêter dans ses mains l'agré ment de Sa Majesté , que l'on attend par ce courrier. FIGARO, tirant un paquet de sa poche , s'écrie vivemcnl :
L'agrément du roi .-^ le voici : j'avois prévu Je coup ; je viens , de votre part , d'enlever le paquet au secrétariat d'ambassade ; le courrier d'Espague amvoit ? ( Le Comte avec ^ivacité prend le paquet. ) BÉGEARSS, furieux, frappe sur sou front, fait deux p.ns pour sortir, et .se ret-ume.
Adieu , famille al)aadonnée î maison .sans mœur.«, et sans honneur ! Vous aurez limpudeur de conclure un niariage abominable , eu uuissant le frère avec la sœur: mais l'univeri. saura votre iufamie ! ( Il sort. )
ii8 LA MERE COUPABLE.