‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 147 sur 237 · ACTE II, SCENE XIX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XIX

Tous le saviez? . ^ ,, -

C'est cet étourdi de Figaro...

Il en. étoit?

LA COMTESSE

. . . Qui l'a remis à Bazile.

LE COMTE

Qui m'a dit le tenir d'un paysan. O perfide chanteur 1 lame à deux tranchants ! c'est toi qui paieras jjour tout le monde.

LA COMTESSE

Tous demandez pour vou» un pardon que vous refusez aux autres : voilà bien les hommes ! Ah ! si jamais je consentois à pardonner en faveur de l'erreur où vous a jeté ce billet, j exigerois que l'amiiistie fût générale.

Hé bien! de tout mon cœur. Comtesse. Mais comment réparer une faute aussi humiliante ? LA co MT E s s E se levé.

Elle l'étoit pour tous deux.

L E c o MT E.

Ah! dites pour moi seul. — Mais je suis encore à concevoir comment les femmes prennent si vite et juste l.'air et le ton des circonstances. Vous rougissiez, vous pleuriez , votre visage étoit, défait... D'honneur, il l'est encore.

LA COMTESSE, s'efforçaut de sourire.

Je rougissois...dn ressentiment de vos soupçons. Mais les hommes sont-ils assez délicats pour distinguer l'indignation d'une ame houuète outragée, d'avec la confusion qui naît d'une accusation méritée.'

T. E COMTE, souriant.

Et ce poge en désordre , en veste et presque nu...

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